Mensonge et relation publique chez AbitibiBowater - Greenpeace déplore l'inaction pour protéger la forêt boréale



    MONTREAL, le 5 sept. /CNW Telbec/ - Déçue que les négociations formelles
entamées il y plus de dix mois avec la forestière AbitibiBowater aient pris
fin, Greenpeace déplore qu'AbitibiBowater continue de couper les dernières
forêts intactes du Québec et de l'Ontario. Au lieu de prendre action pour
améliorer son bilan environnemental, la plus importante compagnie forestière
québécoise et canadienne met en oeuvre une stratégie de mensonges et de
relation publique.
    "La vérité est que les négociations sont rompues parce que le médiateur
indépendant qui a été embauché conjointement par les deux parties a lui-même
ajourné le dialogue, jugeant que les parties étaient prises devant une
impasse" estime Mélissa Filion de Greenpeace. "L'impasse, c'est l'inaction
d'AbitibiBowater quant à la protection des forêts intactes.
    Contrairement à ce qu'Abitibowater laisse entendre, Greenpeace avait
volontairement cessé ces pressions dans les derniers mois pour laisser place
aux discussions. De son côté, pendant plus de dix mois, AbitibiBowater n'a
démontré aucune flexibilité à différer les coupes en forêt intacte, ne
serait-ce que sur un seul hectare de forêt publique où elle possède des droits
de coupe" soutien Mélissa Filion.
    Greenpeace tient également à faire le point sur des propos lourds de
conséquences de Monsieur Denis Leclerc, Vice-président au développement
durable, qui affirme que Greenpeace a demandé à AbitibiBowater de procéder
sans se rapporter aux gouvernements. "Une fois les territoires de forêts
intactes identifiées, nous aurions pu nous adresser conjointement au
gouvernement pour demander une dérogation et protéger temporairement et
légalement ces territoires".
    Quant aux discussions, Greenpeace juge qu'elles pourront reprendre quand
AbitibiBowater sera prête à avoir des discussions fructueuses et que la
forestière mettra plus d'efforts à chercher des solutions et moins d'énergie à
désigner des coupables et à trouver des excuses pour son bilan et son
inaction.
    "Il est visible qu'AbitibiBowater cherche à régler ses problèmes de
relations publiques plutôt que d'agir concrètement en forêt", a pour sa part
indiqué Bruce Cox, directeur général de Greenpeace Canada. "Malheureusement,
l'inaction lui fera perdre d'autres contrats importants avec des acheteurs de
papier et de bois."
    Forte de l'appui d'importants clients d'AbitibiBowater, Greenpeace a
entamé des pourparlers avec la forestière pour trouver des mesures
raisonnables et justes afin de protéger certaines parties de la forêt boréale
gérées par AbitibiBowater. "Bien que Greenpeace préfère le dialogue, nous
savons bien que certaines entreprises peuvent intentionnellement traîner les
négociations pendant qu'elles poursuivent leurs activités comme si de rien
n'était. Le temps est donc venu de reprendre la confrontation".
    Moins de 35 % des territoires forestiers d'AbitibiBowater sont encore
intacts. Les forêts intactes constituent des habitats essentiels à la survie
d'espèces menacées, comme le caribou forestier, et elles contribuent à
atténuer les effets des changements climatiques, car elles stockent plus de
carbone que les forêts fragmentées.
    Greenpeace continue de faire connaître à d'importants clients européens
et nord-américains les craintes que lui inspirent les activités d'exploitation
d'AbitibiBowater dans les forêts intactes et l'habitat du caribou des bois qui
est une espèce menacée.




Renseignements :

Renseignements: Mélissa Filion, responsable de campagne forêt boréale,
(514) 581-8216


FORFAITS PERSONNALISÉS

Jetez un coup d’œil sur nos forfaits personnalisés ou créez le vôtre selon vos besoins de communication particuliers.

Commencez dès aujourd'hui .

ADHÉSION À CNW

Remplissez un formulaire d'adhésion à CNW ou communiquez avec nous au 1-877-269-7890.

RENSEIGNEZ-VOUS SUR LES SERVICES DE CNW

Demandez plus d'informations sur les produits et services de CNW ou communiquez avec nous au 1‑877-269-7890.