Menace à l'accessibilité aux études : La FECQ et la FEUQ réfutent les conclusions de la Ministre Courchesne à l'égard de l'étude du MELS



    MONTREAL, le 26 oct. /CNW Telbec/ - La Fédération étudiante universitaire
du Québec (FEUQ) et la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) ont
déposé ce matin en conférence de presse un document d'analyse détaillé de
l'étude sur les frais de scolarité commandée par le Ministère de l'Education
du Québec. Le président de la FEUQ, Jean-Patrick Brady, et la présidente de la
FECQ, Geneviève Bond-Roussel, en ont profité pour réfuter les conclusions de
la ministre Courchesne à l'effet que son dégel des frais des scolarité ne
nuirait pas l'accessibilité aux études.
    "L'attitude de ce gouvernement est extrêmement choquante. En plus de ne
pas dévoiler ces études avant l'annonce officielle des détails du dégel des
frais de scolarité décrété par le ministère, il est regrettable de le voir
rivaliser d'autant de mauvaise foi quant à l'interprétation des conclusions de
l'étude qu'il a lui-même commandée", s'indigne le président de la FEUQ,
Jean-Patrick Brady.

    Des conclusions qui devraient inviter le gouvernement à la précaution

    En effet, l'étude affirme qu'un dégel des droits scolarité comparable à
celui que nous connaissons actuellement aurait des impacts sur l'accessibilité
et ferait diminuer les inscriptions à l'université. Le scénario 6, un des
scénarios de hausse investigué, consistait à instaurer des droits de scolarité
équivalant à 50 % des droits observés en moyenne ailleurs au Canada, soit près
de 2 500 $ par an. Or, à terme, c'est exactement la situation qui prévaudra au
Québec d'ici 5 ans avec le dégel annoncé en juin dernier, surtout en tenant
compte des frais afférents qui viendront alourdir la facture de l'étudiant.
Les impacts projetés par l'auteure de ce scénario sur l'accessibilité méritent
donc qu'on s'y arrête afin de prévenir les conséquences de la hausse actuelle.
    Pour ce scénario, en prenant en compte les déductions fiscales et l'aide
financière aux études, l'auteure anticipe tout de même une baisse des
effectifs de 6 000 étudiants, soit une diminution de près de 2,5 %, et
reconnaît que ces prévisions semblent conformes à ce que le Québec a connu
dans les années 1990. Cela ramènerait le Québec 10 ans en arrière en termes
d'accessibilité aux études.

    L'arrogance du gouvernement libéral se poursuit !

    En inférant le scénario 6 à la situation qui prévaudra en 2012, et tel
qu'il fut déjà mentionné par la FEUQ en mars dernier, le seul réinvestissement
tangible pour les universités repose uniquement sur la contribution étudiante.
Le dégel mis en place par le gouvernement est totalement dogmatique car il ne
rapportera visiblement rien aux universités en plus de sacrifier plusieurs
cohortes d'étudiants issus de la classe moyenne, négligée par l'aide
financière aux études et pour laquelle le soutien financier des parents
demeure surévalué.
    Ces conclusions n'empêchaient pourtant pas la Ministre de déclarer, au
lendemain de leur publication, ne pas craindre que la hausse des frais de
scolarité entraîne une baisse de fréquentation des universités. Pourtant, les
conclusions de l'étude lui donnent tort. Pire encore, jeudi à l'Assemblée
nationale, Mme Courchesne répondait que pour elle, le débat sur la question
"avait eu lieu le 26 mars" - allusion aux dernières élections provinciales -,
avant même que ces études n'aient été livrées au gouvernement.
    "Mme Courchesne est d'avis que la hausse décrétée sans connaissance de
cause par son gouvernement n'est pas suffisante pour avoir un impact. On se
rend pourtant bien compte qu'à terme, ses propos relèvent de la pensée
magique. Les déclarations de la Ministre sont un acte de mauvaise foi et nous
sommes réellement en droit de nous demander si Mme Courchesne a lu le même
document que nous", de déclarer Geneviève Bond-Roussel, présidente de la FECQ.

    Des conséquences encore sous-estimées : le pire est aussi possible !

    Autre postulat, l'auteure considère que l'augmentation des frais de
scolarité serait automatiquement compensée pour les étudiants boursiers.
Rappelons que l'aide moyenne calculée pour l'étudiant n'a pas suivi le cours
de l'inflation depuis 10 ans et que le gouvernement n'y a réinvesti que
26 millions cette année. De plus, près de la moitié des étudiants
universitaires bénéficiaires de l'AFE touchent uniquement des prêts. L'auteure
déduit en plus que compte tenu du caractère réfractaire à l'endettement, il
est vraisemblable que les gains attribuables à l'AFE ne suffiraient pas à
compenser pour toutes les pertes à venir avec ce scénario.
    "A la lumière de toutes ces projections, on comprend désormais pourquoi
le MELS a cherché à publier cette étude en catimini. Nous considérons que le
débat sur les conséquences de ce dégel sur l'accessibilité doit au contraire
éclater au grand jour, car il légitime les appréhensions des étudiants et
donne pleinement raison à ceux qui militent aujourd'hui contre cette hausse
inique." a conclut M. Brady.




Renseignements :

Renseignements: Dany St-Jean, attaché de presse, FEUQ, (514) 396-3380,
Cell.: (514) 212-5457; Mathieu Poulin, attaché de presse FECQ, (514) 396-3320,
Cell.: (514) 622-8179.

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