Mémoire d'Olymel devant la Commission sur l'avenir de l'agriculture et de l'agroalimentaire québécois - L'adaptation des mécanismes de mise en marché du porc aux besoins du marché : indispensable à la survie de l'industrie porcine québécoise



    MONTREAL, le 6 sept. /CNW Telbec/ - "L'industrie porcine québécoise doit
s'adapter sans tarder aux besoins des marchés et aux exigences des
consommateurs au risque de continuer à dépérir et à disparaître à plus ou
moins brève échéance. Des milliers d'emplois sont en jeu de la ferme aux
activités de transformation. Les facteurs qui alimentent la crise de
l'industrie depuis cinq ans sont toujours présents et sans une révision en
profondeur des mécanismes de mise en marché du porc, principal obstacle au
retour à la compétitivité, l'industrie ne pourra que poursuivre son déclin et
se voir déclassée par une offensive sans précédent des pays compétiteurs".
C'est le message qu'a lancé aujourd'hui le président-directeur général
d'Olymel s.e.c., M. Réjean Nadeau, auprès des membres de la Commission sur
l'avenir de l'agriculture et de l'agroalimentaire québécois devant lesquels il
comparaissait entouré de Me Lucien Bouchard, conseiller et négociateur de
l'entreprise auprès de l'industrie et des partenaires et de M. Richard Davies,
vice-président principal, Ventes.
    La direction d'Olymel a d'abord rappelé les lourds impacts de la crise de
l'industrie porcine sur l'entreprise depuis 2003 : des pertes financières de
plus de 150 millions de dollars, des fermetures d'usine, des suppressions
d'emplois, une restructuration en profondeur dans le secteur du porc frais et
des concessions consenties par les employés de plusieurs usines d'Olymel,
rendues nécessaires pour ramener les coûts d'opération à des niveaux
comparables, bien que toujours supérieurs à ceux des compétiteurs
nord-américains. Nos employés sont en droit de s'attendre à ce que nous
trouvions des solutions à la crise de l'industrie.
    Dans le sommaire exécutif de son mémoire intitulé : Pour la survie de
l'industrie porcine au Québec, les dirigeants d'Olymel soulignent que
l'industrie est toujours en crise. Cela s'avère particulièrement vrai dans un
contexte où le dollar canadien se dirige vers la parité avec la devise
américaine, où la concurrence de pays émergents, comme le Brésil offrant un
produit de qualité égale à un meilleur coût, est tout aussi menaçante que
celle de nos voisins américains et où l'expansion de la production porcine au
Québec est toujours l'objet d'une opposition farouche.

    LA SURVIE DE L'INDUSTRIE PORCINE

    Mais dans ce contexte difficile et pour Olymel, les conditions de survie
de l'industrie porcine au Québec dépendent d'abord et avant tout de la
capacité de la filière porcine de s'entendre sur la révision et l'adaptation
urgentes des mécanismes de mise en marché du porc pour les faire converger
rapidement avec les exigences des marchés et des consommateurs. Selon Olymel,
le système d'approvisionnement fonctionnera encore mieux si on développe un
modèle plus souple, favorisant les relations directes entre les
transformateurs et les producteurs et permettant d'offrir des produits
différenciés, comme le porc Coop, pour répondre aux spécifications des
clients. Ce n'est que lorsque les mécanismes de mise en marché auront été
améliorés qu'un acteur majeur comme Olymel pourra envisager les
investissements nécessaires afin d'accroître la taille de ses usines et faire
face à la compétition mondiale.

    RECOMMANDATIONS

    Pour Olymel, le temps presse et on est en droit de s'attendre à plus de
leadership de la part du gouvernement pour mobiliser les acteurs de la filière
et initier les changements nécessaires. C'est dans cette optique qu'Olymel
recommande à la Commission de :

    
    - presser le gouvernement pour qu'il convoque dès cet automne des assises
      spéciales sur l'avenir de l'industrie porcine pour redéfinir les
      mécanismes actuels de mise en marché du porc et favoriser
      l'implantation d'usines de taille compétitive;
    - exiger du gouvernement qu'il assure une meilleure coordination entre
      tous les acteurs qui peuvent faire évoluer l'industrie, notamment la
      Commission sur l'avenir de l'agriculture et de l'agroalimentaire
      québécois, la personne ressource que le gouvernement a annoncée mais
      n'a pas encore désignée pour présider les travaux de la table filière
      porcine et la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec.
    

    "Réviser et adapter les mécanismes de mise en marché du porc pour
retrouver l'équilibre entre le partage des risques et des profits dans toute
la filière porcine demeurent les conditions sine qua non de la survie de
l'industrie. C'est également la condition pour que nous puissions nous imposer
sur le marché international avec des exportations de produits en mesure
d'affronter la concurrence. Notre marché domestique en dépend également.
Sinon, il faudra nous résoudre à consommer du porc américain ou brésilien et à
délaisser le secteur du porc frais comme notre principale concurrente
canadienne a commencé à le faire. Cela aurait des conséquences dramatiques
tant sur les producteurs et les travailleurs que sur l'ensemble de la filière
agroalimentaire québécoise", de conclure le président directeur-général
d'Olymel.

    A propos d'Olymel s.e.c.

    Olymel s.e.c. occupe le premier rang au Canada dans le domaine de
l'abattage, de la transformation et de la distribution des viandes de porc et
de volaille, avec des installations au Québec, en Ontario et en Alberta.
L'entreprise emploie au-delà de 10 000 personnes et exporte près de la moitié
de ses ventes, principalement aux Etats-Unis, au Japon et en Australie, ainsi
que dans une soixantaine d'autres pays. Son chiffre d'affaires est de l'ordre
de 2,5 milliards de dollars cette année, avec une capacité d'abattage et de
transformation de 160 000 porcs et 1,6 million de volailles par semaine.
L'entreprise commercialise ses produits principalement sous les marques
Olymel, Lafleur, Flamingo, Prince et Galco Foods.

    Les représentants des médias qui souhaitent obtenir une copie du sommaire
exécutif du mémoire d'Olymel s.e.c. devant la Commission sur l'avenir de
l'agriculture et de l'agroalimentaire québécois peuvent en faire la demande
auprès de M. Richard Vigneault au numéro : (514) 497-1385.




Renseignements :

Renseignements: Richard Vigneault, Communications, (514) 497-1385;
Source: Olymel s.e.c.


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