MédiaMatin Québec ne sera pas bâillonné



    QUEBEC, le 26 avril /CNW Telbec/ - Les lockoutés du Journal de Québec
persistent et signent. Les mises en demeure de Quebecor et la demande
d'injonction les intimant de cesser la publication du MediaMatin Québec les
laissent de marbre. Ils ont d'ailleurs eu gain de cause cet après-midi lorsque
la demande d'injonction provisoire de Quebecor a été rejetée par la Cour
supérieure. Déterminés à poursuivre leur moyen de pression et rassurés sur la
légalité et la légitimité de leur action, les membres du SCFP continueront
donc à éditer, tous les matins de la semaine, le nouveau journal gratuit de la
Capitale. "Nous ne sommes pas étonnés outre mesure par cette tentative de nous
bâillonner. Cependant, la manoeuvre ne brille pas par sa subtilité. On cherche
à nous intimider même si nous sommes dans notre bon droit. Cela ne nous
inquiète pas du tout, au contraire on y voit une bonne nouvelle, c'est la
démonstration que notre moyen de pression fonctionne. Notre réponse à leur
lock-out leur fait mal. C'est tout", affirme Denis Bolduc, porte-parole des
lockoutés.
    Dans sa demande, l'employeur prétend que les syndiqués, en préparant et
publiant un journal concurrent, ont commis un acte de déloyauté. Quebecor
suppose également que la préparation de ce quotidien aurait empêché les
comités de négociation syndicaux de jouer leur rôle avec diligence. Des
allégations qui n'impressionnent guère les représentants syndicaux. "Doit-on
rappeler que c'est l'employeur qui nous a mis à la rue pour tenter de nous
forcer à accepter des reculs dans nos conditions de travail? Doit-on souligner
à nouveau que nous n'avions pris aucun vote de grève avant que Quebecor ne
provoque le conflit? Nous avons toujours négocié de bonne foi et cherché un
compromis raisonnable. Pour ce qui est du moyen de pression choisi par nos
membres, il est légal et ce n'est pas Quebecor qui va dicter notre ligne
d'action", lance Denis Bolduc.
    Les syndicats soulignent que les spécialistes en relations du travail qui
se sont prononcés sur la question depuis hier vont dans le même sens que les
avocats du SCFP. Rappelons que notre régime de relation du travail au Québec
est basé sur des pressions économiques réciproques lors de conflits de
travail. Mettre des employés en lock-out représente une pression économique
exercée par l'employeur; effectuer des moyens de pression qui peuvent
infléchir la rentabilité de l'entreprise constituent une réponse légitime et
prévue pour les syndiqués.
    "Nous avons trouvé un moyen de pression original, pacifique, efficace et
apprécié de la population. Nous allons tout mettre en oeuvre pour poursuivre
cette action tant qu'un règlement acceptable ne sera pas obtenu", de conclure
Denis Bolduc.

    Les quelque 280 salariés travaillant au Journal de Québec, une division
de Corporation Sun Media, sont représentés par quatre syndicats (Bureau,
Imprimerie, Rédaction, et Représentants publicitaires), tous affiliés au
Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ). Seul le syndicat des
représentants publicitaires en est venu à une entente avec l'employeur,
entente adoptée par une courte majorité de 54,5 %. Tirant à 104 000
exemplaires en semaine et à 127 000 le samedi, le Journal de Québec est le
premier quotidien de la Capitale nationale.

    En plus des employés du Journal de Québec, le SCFP compte 7000 membres
dans les communications au Québec et est présent dans plusieurs autres
secteurs, notamment la santé et les services sociaux, les universités,
l'éducation, les transports urbain et aérien, les sociétés d'Etat et
organismes publics québécois, l'hydroélectricité et les municipalités. Avec
près de 100 000 membres, le SCFP reste le plus important affilié de la FTQ
qui, elle-même, est la plus imposante centrale syndicale au Québec avec
500 000 membres.

    
           Ce communiqué et d'autres infos sur le site scfp.qc.ca
    




Renseignements :

Renseignements: Alexandre Boulerice, (514) 384-9681, poste 270, cell.
(514) 668-7148; Source: Syndicat Canadien de la Fonction Publique (FTQ)


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