"Mario Dumont prouve aujourd'hui que son intérêt pour le système correctionnel n'est qu'électoral" - Jacques P. Dupuis



    MONTREAL, le 8 mars /CNW Telbec/ - Mario Dumont nous prouve une fois de
plus qu'il est complètement déconnecté de la réalité en proposant des mesures
innaplicables pour le système correctionnel du Québec. Visiblement, il n'a pas
suivi l'évolution du dossier au cours du mandat libéral.
    "L'ADQ propose aujourd'hui d'interdire l'absence temporaire pour des
raisons budgétaires. Or, depuis 2003, notre gouvernement n'a jamais permis
l'octroi de libérations conditionnelles ou d'absence temporaire pour des
raisons budgétaires", a affirmé le ministre de la Sécurité publique. Le taux
d'octroi d'absence temporaire a en effet chuté de manière importante. Depuis
notre entrée en fonction, nous avons administré le programme d'absence
temporaire avec rigueur et dans l'esprit de la Loi sur le système
correctionnel du Québec que nous venons de mettre en vigueur.
    Le gouvernement du Parti Québécois a fermé cinq établissements de
détention, soit Waterloo, Cowansville, Rivière-du-Loup, Saint-Hyacinthe et
Joliette en 1996. Le système correctionnel du Québec a alors perdu 428 places
en détention. A l'époque, le gouvernement péquiste a choisi de gérer la
surpopulation carcérale par plus de libérations conditionnelles et davantage
d'absences temporaires. "Notre gouvernement a fait un tout autre choix, celui
de rétablir le lien de confiance entre la population et les services
correctionnels", mentionne le ministre.
    "Notre gouvernement a agi de façon responsable en augmentant de 51 M$ les
crédits octroyés aux services correctionnels. Sous le gouvernement du Parti
Québécois, au nom du déficit zéro, les crédits des services correctionnels
n'ont pas été indexés pendant presque 10 ans, et la Loi sur le système
correctionnel n'a pas été mise en vigueur. Nous avons aussi fait le choix de
mettre en vigueur une loi dont le but premier est de renforcer les principes
de protection du public, le respect des décisions des tribunaux et de prévoir
un meilleur encadrement en matière de réinsertion sociale des contrevenants" a
fait remarquer le ministre de la Sécurité publique et candidat dans la
circonscription de Saint-Laurent, Jacques P. Dupuis.
    En septembre dernier, le ministre de la Sécurité publique a annoncé cinq
projets d'infrastructures carcérales dans différentes régions du Québec. C'est
337 places de plus en région qui nous permettront une meilleure gestion des
peines d'incarcération, assurant ainsi la protection de la population. Le
gouvernement du Québec a investi 55 M$ dans les établissements de détention de
Montréal.
    De plus, l'ADQ s'engage à abolir la possibilité d'obtenir une libération
conditionnelle dans les prisons québécoises pour certains délits et à
l'occasion de récidives. Or, avec cet engagement, l'ADQ s'interpose
directement dans le processus judiciaire. "C'est le mandat de la commission
québécoise des libérations conditionnelles de tenir compte des facteurs
aggravants avant d'accorder une libération conditionnelle. Nous vivons dans
une société de droit, ou les tribunaux doivent être totalement indépendants du
pouvoir politique"
    Finalement, l'ADQ suggère de faire participer financièrement les détenus.
Cependant, cette position ne tient pas la route lorsqu'on la soumet à
l'épreuve des faits. "Près de la moitié des places en détention sont occupées
en détention préventive. Il est difficilement justifiable d'imposer des frais
d'hébergement à des personnes bénéficiant de la présomption d'innocence. La
proportion des personnes détenues qui ont les moyens de payer est minime, car
90 % de celle-ci déclare des revenus inférieurs au salaire moyen. Sur le plan
administratif, il s'agit d'une proposition qui coûtera plus cher à administrer
que les bénéfices très hypothétiques que sa mise en oeuvre pourrait générer.
De plus, imaginez les effets pervers sur les familles innocentes qui se
retrouveront dans une situation financière encore plus précaire"
    "Comme le reste du programme de M. Dumont, il faut se méfier des idées
qui à première vue apparaissent séduisantes mais qui sont impraticables", a
conclu Jacques P. Dupuis.

    
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    Ce que Mario Dumont promet        La situation réelle
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    Interdire l'absence temporaire    Depuis 2003, notre gouvernement n'a
    pour des raisons budgétaires      jamais permis l'octroi de libération
                                      conditionnelle ou d'absence temporaire
                                      pour des raisons budgétaires.
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    Limiter la libération             Avec cet engagement, l'ADQ s'interpose
    conditionnelle                    directement dans le processus
                                      judiciaire.

                                      Nous vivons dans une société de droit,
                                      où les tribunaux doivent être
                                      totalement indépendants du pouvoir
                                      politique.

                                      La Commission québécoise des
                                      libérations conditionnelles décide en
                                      toute indépendance et impartialité et
                                      avec la participation de la communauté,
                                      de la mise en liberté sous conditions
                                      des personnes détenues dans les
                                      établissements provinciaux.
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    Augmenter le budget de la         Budget de la CQLC depuis notre arrivée
    Commission québécoise des         au pouvoir est en augmentation.
    libérations conditionnelles
                                      En  2002-2003 : 2 700 000 $

                                      En 2006-2007 : 5 500 000 $
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    Faire participer                  L'imposition de frais aura des effets
    financièrement les détenus        pervers sur la condition financière
                                      déjà précaire des familles innocentes.

                                      La proportion des personnes détenues
                                      qui ont les moyens de payer est minime,
                                      car 90 % de celles-ci déclarent des
                                      revenus inférieurs au salaire moyen.

                                      Sur le plan administratif, il s'agit
                                      d'une proposition qui risque de coûter
                                      plus cher à administrer que les
                                      bénéfices très hypothétiques que sa
                                      mise en oeuvre pourrait générer.

                                      Il est difficilement justifiable
                                      d'imposer des frais d'hébergement à des
                                      personnes bénéficiant de la présomption
                                      d'innocence. Or, près de la moitié des
                                      places en détention sont occupées en
                                      détention préventive.
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    Rendre effectif le partage        Depuis 2003 : Entente signée par
    d'information entre les           gouvernement provincial et fédéral
    systèmes correctionnels fédéral   concernant l'échange de renseignements
    et québécois                      sur les délinquants ayant purgé une
                                      sentence dans un pénitencier fédéral
                                      (transfert des renseignements contenus
                                      au dossier).

                                      La Loi sur le système correctionnel du
                                      Québec est entrée en vigueur : elle
                                      crée l'obligation pour les Services
                                      correctionnels québécois de prendre
                                      toutes les mesures possibles afin
                                      d'obtenir les renseignements
                                      nécessaires sur les personnes qui leur
                                      sont confiées principalement auprès des
                                      corps policiers, du ministère de la
                                      Justice du Québec et du Service
                                      correctionnel du Canada.
    -------------------------------------------------------------------------
    
    M. Dupuis est disponible pour des entrevues.




Renseignements :

Renseignements: Isabelle Melançon, Directrice des communications, Parti
libéral du Québec, (514) 288-4364


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