Marché canadien de l'habitation: une autre bonne année prédisent des experts à l'occasion d'un forum de la Banque Scotia



    TORONTO, le 26 fév. /CNW/ - Le marché canadien de l'habitation demeure
remarquablement soutenue, surtout à la lumière de l'accentuation du repli de
ce marché aux Etats-Unis et du ralentissement généralisé de la plupart des
autres économies avancées à l'échelle mondiale, selon les experts qui ont
participé aujourd'hui au forum présenté par la Banque Scotia sur les
perspectives du marché immobilier canadien en 2008.
    "Nous prévoyons que les conditions équilibrées se maintiendront tout au
cours de l'année 2008, ce qui constituera un retour à la normale
comparativement au marché vendeur déséquilibré qui a prévalu durant une grande
partie de cette décennie", a déclaré Phil Soper, président et chef de la
direction, Brookfield Real Estate Services et conférencier principal au forum
tenu à Toronto. "Les effets de l'instabilité de l'économie américaine se
feront sentir chez nous, ralentissant notre croissance. Néanmoins, les solides
assises de l'économie canadienne actuelle devraient nous éviter le
rétrécissement de notre marché de l'habitation."
    Adrienne Warren, économiste principal de la Banque Scotia, était
également conférencière et a expliqué : "Nous croyons que les mises en
chantier, les ventes de maisons de même que l'appréciation des prix
diminueront en 2008 en raison de l'érosion de l'abordabilité de l'habitation,
particulièrement pour les premiers acheteurs, et un certain ralentissement de
la situation économique canadienne attribuable à l'approfondissement du repli
américain." Mme Warren présentait l'ensemble de ses conclusions dans un
document intitulé Real Estate Trends Report. "Le nombre de mises en chantier
d'habitation devrait baisser à environ 204 000, chiffre encore largement
supérieur à celui de la formation des ménages, à la base de la demande. Le
segment plus abordable des habitations multifamiliales demeure plus vigoureux
que celui des maisons unifamiliales."
    Selon Mme Warren, un marché de la revente plus équilibré, avec la baisse
des ventes et la hausse des inscriptions, permettra de ramener la moyenne des
augmentations des prix à environ 5 %. Les activités liées à la rénovation, à
la traîne des reventes de maisons d'un à trois ans, seront supérieures à la
construction résidentielle.
    M. Soper a ajouté : "De nouveaux produits financiers flexibles, des taux
hypothécaires abordables et le choix plus grand qu'offre le marché de la
copropriété partout au Canada, sont des facteurs qui attireront des premiers
acheteurs au marché immobilier, même là où les prix sont élevés. Nous
prévoyons aussi qu'il y aura un plus grand nombre d'acheteurs au profil plus
diversifié, conséquence de l'émergence de segments à forte croissance, telles
que les femmes célibataires, qui profiteront des conditions économiques
favorables.

    La situation économique toujours plus reluisante dans l'Ouest canadien

    Mme Warren mentionne dans son rapport que les mises en chantier se sont
chiffrées à 228 343 en 2007, ce qui est sensiblement le même niveau élevé des
deux années précédentes et seulement 2 pour cent au-dessous du sommet
conjoncturel de 233 431 en 2004. La vigueur était manifeste dans l'ensemble du
pays, mais se démarquait nettement en Saskatchewan qui a vu une progression de
60 pour cent de sa construction résidentielle. Cette province jouit d'une
forte croissance de l'emploi, de prix abordables et d'une amélioration du
solde migratoire. Le marché de la revente y est également vigoureux, avec des
ventes S.I.A. atteignant un nouveau record en 2007 et une progression moyenne
des prix des maisons de 11 pour cent. C'est l'Ouest canadien qui a connu les
plus fortes hausses, mais la moyenne des prix a augmenté d'au moins
5 pour cent dans toutes les provinces l'an dernier. Ce même rythme de
croissance se maintient en 2008.
    Toujours selon Mme Warren, les conditions économiques favorisent toujours
la demande d'habitations dans l'Ouest canadien, compte tenu du dynamisme de
son secteur des ressources et de sa pénurie de main-d'oeuvre. Cependant,
l'abordabilité devient un élément contraignant à de nombreux endroits, dont
Calgary où le prix moyen des maisons a doublé au cours des quatre dernières
années.
    Pour ce qui est de l'offre d'habitations, la majorité des marchés
canadiens sont toujours favorables aux vendeurs. Ainsi, les prix y
augmenteraient plus rapidement que l'inflation. Pourtant, au cours des
dernières années, certains des marchés les plus actifs, dont Edmonton, sont
devenus beaucoup plus équilibrés en raison d'un déluge de nouvelles
inscriptions. Sur la base d'un ensemble de critères telles que la croissance
de l'emploi, l'offre de logements et l'abordabilité, parmi les plus
performants pourraient figurer, dans l'Ouest, Saskatoon, Regina et Winnipeg,
dans le centre du Canada, Sudbury, Hamilton et Québec, et finalement St.
John's dans l'Est.

    Le marché de la construction commerciale en tête

    Il est prévu que le marché commercial canadien sera actif en 2008, alors
que le rythme de construction résidentielle ralentira graduellement. Bien
qu'il y ait déjà un certain nombre de projets de construction de tours de
bureaux en cours, notamment à Toronto et à Calgary, peu de nouveaux projets
d'importance sont attendus avant 2009.
    "Compte tenu d'un ratio élevé d'ententes antérieures au bail, les taux
d'inoccupation demeureront bas et les loyers augmenteront", affirme Mme Warren
dans sa présentation. "A l'échelle nationale, le taux d'inoccupation des
édifices de bureaux des centres-villes est d'à peine 4,7 pour cent au dernier
trimestre de 2007, ce qui constitue un creux de 22 ans. A Calgary et à
Vancouver, ce chiffre tombe sous les 3 pour cent. La demande de nouveaux
immeubles de bureaux est aiguillonnée par la forte croissance de l'emploi, les
mises à niveau environnementales et techniques et l'activité des investisseurs
institutionnels.

    Un boom historique de l'habitation

    Pour conclure, Mme Warren a discuté de la hausse des prix réels des
maisons, en signalant que le boom de l'habitation que vit présentement le
Canada est le plus robuste et le plus long de la période de l'après-guerre.
Entre 1998 et 2007, la moyenne des prix des maisons rajustés en fonction de
l'inflation a bondi d'environ 65 pour cent, dépassant largement les
progressions allant de 32 à 56 pour cent affichées précédemment dans les trois
cycles de l'habitation des années 1960, 1970 et 1980. A leur apogée en 2005,
les prix réels aux Etats-Unis avaient augmenté de 48 pour cent sur une base
cumulative depuis le creux de 1995.
    "L'appréciation record des prix au Canada est entièrement attribuable à
sa longévité", a expliqué Mme Warren. "La croissance du marché de l'habitation
dure maintenant depuis près de 10 ans, alors que les trois cycles précédents
n'ont fait qu'entre cinq et six ans. Ce cycle d'expansion dépasse ceux des
autres économies avancées de la présente décennie. L'appréciation moyenne
annuelle sur cette période s'est chiffrée à tout près de 6 pour cent par
année, bien en deçà des hausses moyennes annuelles de 10 pour cent
enregistrées à la fin des années 1980."

    Maintien d'une croissance modérée de l'économie

    Aron Gampel, vice-président et économiste en chef délégué de la Banque
Scotia, a aussi présenté un aperçu des principales tendances des marchés
financiers qui auront une incidence sur les perspectives canadiennes.
    "L'économie canadienne maintiendra un rythme de croissance modéré cette
année et l'an prochain", selon M. Gampel. "L'essor des régions du pays riches
en ressources naturelles bien heureusement compensera la morosité grandissante
des centres manufacturiers découlant du ralentissement de l'économie
américaine et de la vigueur soutenue de notre devise." M. Gampel a aussi
précisé : "Même si les données économiques fondamentales du pays demeurent
toujours encourageantes et permettent d'étayer l'ensemble du marché de
l'habitation, les risques d'une aggravation des perspectives économiques aux
Etats-Unis dans le sillage d'une volatilité persistante des marchés financiers
pourraient restreindre davantage la performance de ce marché."
    Les Etudes économiques Scotia fournissent aux clients une analyse
approfondie des facteurs qui façonnent l'avenir du Canada et de l'économie
mondiale, notamment l'évolution macroéconomique, les tendances des marchés des
changes et des capitaux, le rendement des produits de base et de l'industrie,
ainsi que les enjeux relatifs aux politiques monétaires, budgétaires et
gouvernementales.





Renseignements :

Renseignements: Adrienne Warren, Etudes économiques Scotia, (416)
866-4315, adrienne_warren@scotiacapital.com; Aron Gampel, Etudes économiques
Scotia, (416) 866-6259; Bernard Boileau, Affaires publiques, Banque Scotia,
(450) 420-4595, bernard.boileau@banquescotia.com

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