Manifestation du SISP devant le Conseil du trésor - Les syndiqués du secteur public dénoncent une fois de plus la Loi 142 et les lois anti-démocratiques adoptées sous le bâillon



    QUEBEC, le 13 déc. /CNW Telbec/ - Près de deux ans après l'imposition de
la loi 142 fixant unilatéralement les conditions de travail et les salaires
dans le secteur public, les dirigeants syndicaux du Secrétariat intersyndical
des services publics (SISP) ont participé ce midi devant les bureaux du
Conseil du trésor à une manifestation pour dénoncer l'adoption de cette loi
répressive adoptée sous le bâillon et réclamer la restauration complète des
droits syndicaux des travailleuses et travailleurs.
    Les leaders syndicaux Réjean Parent (président de la CSQ), Lina Bonamie
(présidente de la FIQ), Dominique Verreault (présidente de l'APTS), Gilles
Dussault (président du SPGQ) et Lucie Martineau (vice-présidente du SFPQ) ont
tour à tour dénoncé les dérives anti-démocratiques du gouvernement Charest
depuis son arrivée au pouvoir en avril 2003, des dérives toutes dirigées
contre les travailleuses et les travailleurs du secteur public.
    A quelques jours de la période des Fêtes, la présence d'un Père Noel
moins joufflu qu'à l'accoutumée visait à rappeler symboliquement les effets
d'appauvrissement qu'ont eu sur les travailleuses et les travailleurs les lois
adoptées sous le bâillon par le gouvernement Charest. A leur avis, le manque
de courage du gouvernement Charest, il y a deux ans, est en grande partie
responsable du profond sentiment de dévalorisation et de la surcharge de
travail qui affectent un grand nombre de travailleuses et de travailleurs du
secteur public.

    Mettre fin une fois pour toutes aux lois sous le bâillon

    Forts de la victoire récente remportée devant la Cour supérieure du
Québec qui a déclaré invalide la loi 30 qui avait forcé la fusion des
accréditations syndicales dans le secteur de la santé, les leaders syndicaux
du SISP ont sommé le gouvernement Charest de se soumettre au jugement et
d'entreprendre sans plus tarder les discussions avec les organisations
syndicales pour assurer la suite des événements. Ils souhaitent que la Loi 142
connaisse le même sort puisqu'elle a déjà valu au gouvernement Charest d'être
sévèrement blâmé par le Bureau international du travail, une organisation des
Nations Unies.
    Les porte-parole du SISP ont de plus réitéré leur volonté de se battre
jusqu'au bout pour reconquérir les droits syndicaux qui ont été suspendus par
la loi 142. Ils ont également prévenu le gouvernement Charest et tout autre
gouvernement qui lui succèdera que les travailleuses et les travailleurs du
secteur public en ont ras le bol de négociations de mauvaise foi qui se
concluent par l'adoption de lois spéciales à la fois anti-démocratiques et
antisyndicales.

    Le droit de négocier

    Les représentantes et représentants des 300 000 salariés du secteur
public ont tenu à rappeler que le droit de négocier est un droit fondamental
reconnu par les tribunaux et les instances internationales démocratiques. Un
droit fondamental que le gouvernement Charest n'a pas hésité à piétiner à trop
d'occasions, dont le 15 décembre 2005, qui restera toujours un jour sombre
pour la démocratie québécoise.
    Les leaders du SISP ont encouragé leurs membres à ne jamais oublier
l'insulte que leur a fait subir le gouvernement Charest en décembre 2005 et à
maintenir leur mobilisation pour empêcher qu'il pose à nouveau un tel geste,
ou pour dissuader tout autre gouvernement de l'imiter dans l'avenir.

    Pétition déposée à l'Assemblée nationale

    D'autre part, les dirigeants syndicaux du SISP ont profité de l'événement
pour remettre aux députés du Parti québécois Sylvain Simard (porte-parole
Conseil du trésor et rôle de l'Etat), Agnès Maltais (porte-parole fonction
publique) et Marjolain Dufour (porte-parole travail) une pétition contenant
près de 25 000 signatures de travailleuses et de travailleurs du secteur
public. Les représentants du Parti québécois se sont d'ailleurs engagés à la
déposer à l'Assemblée nationale. La pétition demande à l'ensemble des élus de
faire pression sur la présidente du Conseil du trésor pour qu'elle entreprenne
des discussions avec les représentantes et les représentants des organisations
syndicales du SISP afin de rencontrer les objectifs des recommandations du
BIT.

    Profil du SISP

    Le SISP regroupe 300 000 membres, issus de cinq organisations syndicales
(CSQ, FIQ, SFPQ, APTS et SPGQ), dont près de 245 000 proviennent des secteurs
public, parapublic et péripublic. Le SFPQ représente 43 000 membres, dont
40 000 sont issus de la fonction publique québécoise. La FIQ regroupe 57 000
membres du secteur de la santé. La CSQ représente près de 155 000 membres,
dont près de 100 000 oeuvrent au sein des secteurs de l'éducation et de la
santé. Quant au SPGQ, il regroupe près de 19 000 personnes de la fonction
publique, des sociétés d'Etat, des réseaux de l'éducation et de la santé du
Québec. Pour sa part, l'APTS représente 26 000 travailleuses et travailleurs
occupant des postes professionnels ou techniques au sein du réseau public de
la santé et des services sociaux.




Renseignements :

Renseignements: Claude Girard, CSQ, cell.: (514) 237-4432; Sandra Gagné,
FIQ, cell.: (514) 796-5093; Stéphane Caron, SFPQ, cell.: (418) 564-4150;
Chantal Mantha, APTS, cell.: (514) 236-9287; Sylvie Goupil, SPGQ, cell.: (514)
213-4192


FORFAITS PERSONNALISÉS

Jetez un coup d’œil sur nos forfaits personnalisés ou créez le vôtre selon vos besoins de communication particuliers.

Commencez dès aujourd'hui .

ADHÉSION À CNW

Remplissez un formulaire d'adhésion à CNW ou communiquez avec nous au 1-877-269-7890.

RENSEIGNEZ-VOUS SUR LES SERVICES DE CNW

Demandez plus d'informations sur les produits et services de CNW ou communiquez avec nous au 1‑877-269-7890.