Manifestation devant le Palais de justice de Québec - Suivi des personnes contrevenantes : les agentes et agents de probation du Québec sonnent l'alarme



    QUEBEC, le 4 avril /CNW Telbec/ - Le Syndicat de professionnelles et
professionnels du gouvernement du Québec a manifesté ce midi devant le Palais
de justice de Québec, en appui aux agentes et agents de probation des Services
correctionnels du Québec. "Depuis l'entrée en vigueur de la nouvelle Loi sur
le système correctionnel (c24, 2002), le ministère de la Sécurité publique
n'est plus en mesure d'assurer correctement la surveillance des personnes
contrevenantes et de garantir la sécurité du public", dénonce le président du
Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec,
monsieur Gilles Dussault.
    Envers et contre tout, le ministre de la Sécurité publique du Québec a
changé radicalement les façons de faire des Services correctionnels du Québec
dans le suivi des personnes contrevenantes. Des organismes externes sont
désormais chargés de la surveillance de plus de la moitié des personnes
contrevenantes. Pourtant, ils n'ont pas la capacité requise pour exercer ce
rôle. "Ce que nous craignions et que nous avons dénoncé avant l'entrée en
vigueur de la nouvelle loi se produit. La crédibilité du système de justice et
la protection de la société sont en jeu", poursuit le président du SPGQ.

    Que l'on juge par les faits :

    
    - Près de 7000 dossiers de surveillance de personnes contrevenantes ont
      été transférés aux ressources externes depuis décembre 2006.
    - Les intervenants externes possèdent peu d'expérience, sont engagés à
      bas salaire et ne sont soumis qu'à une enquête de sécurité sommaire.
      Pourtant, leurs services se substituent au travail d'intervention des
      agentes et agents de probation, dont la compétence est bien établie.
    - Les risques d'erreurs et d'ingérences sont exacerbés puisque ces
      ressources externes ont accès aux dossiers et aux fichiers des services
      correctionnels.
    - Les services offerts par les intervenants externes sont inférieurs à
      ceux qui étaient offerts par les agentes et agents de probation. Il y a
      moins de disponibilité à plusieurs endroits. Par exemple, il n'y a
      qu'une seule ressource pour toutes les femmes contrevenantes à
      Montréal.
    - Les intervenants externes ont le mandat légal de surveillance des
      contrevenants assujettis à une ordonnance d'emprisonnement avec sursis.
      Ceci, malgré les limitations qu'ils ont démontrées (faible
      compréhension de la mesure, difficulté à rédiger les rapports de
      manquement correctement et à se prononcer) et en dépit de l'importance
      de cette responsabilité pour assurer la sécurité du public.
    - L'implantation du nouveau système entraîne une multitude
      d'intermédiaires en raison du transfert accru de dossiers d'une région
      à l'autre. Ceci complique beaucoup le suivi des contrevenants.
    - Les ressources communautaires sont insuffisantes à plusieurs endroits,
      ce qui fait qu'on dirige les contrevenants vers d'autres régions ou
      d'autres ressources, parfois loin de leur domicile. Ceci entraîne un
      relâchement dans le suivi et, à certains endroits, on a déjà perdu la
      trace de certains contrevenants.
    - Les intervenants communautaires ont peu de crédibilité auprès de
      beaucoup de contrevenants. Ceux-ci se montrent donc peu collaborateurs,
      ce qui entraîne une diminution de leur assiduité, de leur motivation et
      de leur engagement dans leur démarche de réinsertion sociale.
    

    Les mesures mises en place avec l'implantation de la nouvelle Loi sur le
système correctionnel font fi de l'expertise professionnelle développée par
les Services correctionnels du Québec, en particulier par les agentes et
agents de probation. Le SPGQ demande que le suivi des personnes contrevenantes
demeure la responsabilité des agentes et agents de probation et que les
ressources communautaires soient limitées au rôle complémentaire qui a
toujours été le leur. La solution aux problèmes vécus aux Services
correctionnels est l'utilisation des nouvelles sommes d'argent dévolues aux
ressources communautaires pour l'embauche d'agentes et d'agents de probation
qui assureront le suivi des contrevenants.

    Le SPGQ est le plus grand syndicat de professionnelles et professionnels
du Québec. Il représente près de 19 000 personnes de la fonction publique, des
sociétés d'Etat, des réseaux de l'éducation et de la santé du Québec,
rattachées à 35 unités de négociation.




Renseignements :

Renseignements: Michel Monette, relations de presse, SPGQ, cell.: (418)
254-9218, mmonette@spgq.qc.ca


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