Manifestation devant l'Assemblée nationale - Les travailleurs de Verreault Navigation en colère

QUÉBEC, le 16 nov. 2011 /CNW Telbec/ - Les travailleurs du chantier de Verreault Navigation, aux Méchins, sont en colère. Ils ne comprennent tout simplement pas que la Société des traversiers du Québec (STQ) ait décidé d'accorder le contrat d'entretien et de réparation du navire Camille-Marcoux au chantier Irving Shipbuilding de Halifax.

Ils ne sont pas les seuls à se montrer stupéfaits de cette décision de la société québécoise puisque celle-ci affecte également plusieurs sous-traitants, fournisseurs et commerces de la MRC de Matane et de la Haute-Gaspésie, d'où proviennent ces travailleurs. Ils manifestent devant l'Assemblée nationale, ce midi à Québec, afin que la Société des traversiers revienne sur sa décision.

En compagnie de nombreux membres de la Fédération de l'industrie manufacturière (FIM-CSN), à laquelle leur syndicat est affilié, les travailleurs de Verreault Navigation exhortent le ministre délégué aux Transports, Norman McMillan, à faire adopter un décret lui permettant d'accorder de façon discrétionnaire le contrat au chantier des Méchins, comme il a le pouvoir de le faire.

L'insulte à l'injure
Pour le président de la CSN, Louis Roy, qui manifeste avec les travailleurs, le gouvernement du Québec ajoute l'insulte à l'injure en préférant le chantier d'Halifax à celui des Méchins, puisque le gouvernement du Canada a accordé un contrat de 25 milliards de dollars au chantier Irving, il y a quelques semaines, tout en ignorant complètement un autre chantier maritime québécois, soit celui de Lévis.

Louis Roy ajoute : « Pendant que le gouvernement de la Nouvelle-Écosse subventionne largement Irving, ce qui permet à ce dernier de présenter des soumissions plus basses, le gouvernement du Québec favorise ce même chantier pour sauver presque rien. Ça n'a aucun sens, d'autant plus que Québec, qui se prive ainsi d'impôts sur la masse salariale et d'autres retombées, a le devoir d'assurer la pérennité de nos chantiers navals. »

Le chantier de la Nouvelle-Écosse a en effet reçu un « prêt » de 8,8 M$ de son gouvernement, dont 2,25 M$ seulement doivent être remboursés sur une période de 15 ans. Cette somme a servi à remettre le chantier à jour avec de nouveaux équipements et de nouvelles structures.

Quant au président de la FIM-CSN, Alain Lampron, il craint lui aussi pour l'avenir des chantiers québécois, pourtant si importants pour les emplois, l'expertise et l'économie. Inquiet de la situation, il a réclamé une rencontre avec le ministre McMillan, la semaine dernière, mais un porte-parole de son ministère l'a plutôt orienté vers la STQ. « Une telle réaction de la part du ministre est une insulte pour tous les travailleurs et la population affectés par la décision de la Société des traversiers. Le ministre doit nous écouter et rapidement. »

11 303 $ de différence
Pour la présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CSN), Nancy Legendre, également présente à la manifestation, ce contrat d'entretien et de réparation, s'il devait aller à Halifax, priverait directement une centaine de travailleurs et indirectement plusieurs autres. L'impact serait considérablement. « Présentement, ces derniers ont déjà de la difficulté à travailler le nombre d'heures requis pour se qualifier à l'assurance emploi. La société d'État doit revenir sur sa décision. »

« En ce qui concerne les soumissions présentées par Irving et Verreault Navigation, explique-t-elle, la vraie différence n'est que de 11 303 $, soit 0,5 % du contrat, si on calcule les impôts québécois perdus, évalués à 136 000 $ et le réajustement des frais de transfert du navire. En effet, la STQ entendait charger des frais de 43,25 $ le kilomètre pour transférer le navire de Matane aux Méchins (Verreault), alors qu'elle ne demande que 33,83 $ le kilomètre pour le voyage vers la Nouvelle-Écosse. Pourquoi cette inégalité ? »

Nancy Legendre commente : « Le Québec donne un contrat à la Nouvelle-Écosse pour une différence de 0,5 % du coût des réparations plutôt que de l'accorder au Québec et faire circuler l'argent dans l'économie locale. Ça n'a aucun sens ! »

Verreault Navigation effectue l'entretien du traversier Camille-Marcoux, qui relie Matane à la Côte-Nord, depuis 25 ans. Donc, les travailleurs le connaissent sous toutes ses soudures et peuvent se rendre rapidement au port de Matane pour des réparations d'urgence. Il entrera en cale sèche le 1er mai 2012.

SOURCE CSN

Renseignements :

Source : Confédération des syndicats nationaux

Renseignements : Benoit Aubry, Service des communications de la CSN : 514 704-3297


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