Lutte au décrochage scolaire: Les principaux intéressés resteront sur leur faim...



    MONTREAL, le 9 sept. /CNW Telbec/ - La FAE se montre très déçue du plan
ministériel de lutte au décrochage rendu public aujourd'hui par la ministre de
l'Education, du Loisir et du Sport, Mme Michelle Courchesne et par M. Tony
Tomassi, ministre de la Famille qui ont joué d'une extrême prudence en fixant
leurs attentes de diplomation à 80 % d'ici 2020. Il s'agit globalement d'un
plan timoré qui manque d'ambition.
    Malgré quelques éléments intéressants notamment au regard des baisses de
ratio au primaire, du développement des activités parascolaires ou de la
valorisation de la formation professionnelle, ce plan néglige de s'attaquer
aux racines mêmes du mal : la pauvreté. "Alors que tous admettent le lien
étroit qui existe entre les facteurs socioéconomiques et la réussite scolaire,
aucune mesure n'est proposée pour améliorer le sort des familles et des élèves
des milieux les plus défavorisés" a déclaré le président de la FAE, M. Pierre
St-Germain. La pauvreté et le décrochage représentent un coût social élevé que
semble ne pas avoir considéré à sa juste mesure le gouvernement.
    Par ailleurs, le plan est nettement insuffisant en ce qui concerne la
prévention. Pour M. St-Germain "l'intervention précoce aurait dû être un
élément majeur du plan ministériel. Or, rien n'est prévu en termes de
ressources professionnelles pour venir rapidement en aide aux élèves en
difficulté quand ils sont à l'école et avant qu'ils n'entrent à l'école. La
ministre semble à nouveau s'en remettre aux enseignantes et enseignants qui
auront besoin de beaucoup plus qu'une campagne publicitaire pour se sentir
appuyés. D'ailleurs, ces enseignantes et enseignants ont-ils été consultés sur
les problèmes qu'ils rencontrent et les solutions à mettre de l'avant?"
    La FAE aurait souhaité l'élargissement du préscolaire 4 ans temps plein
en milieu défavorisé de même que la mise en place de classes de préscolaire 3
ans à demi-temps dans ces milieux pour donner accès à des activités
stimulantes aux enfants qui ont peu ou pas accès aux services de garde.
    Si la FAE partage l'objectif de favoriser la persévérance scolaire,
encore faut-il que la réussite du diplôme s'accompagne de la réussite scolaire
et d'une solide formation académique. Or, la ministre tarde à s'attaquer aux
fondements de la réforme et à mettre en place des mesures qui permettraient
d'évaluer les connaissances et de sortir l'école de la dictature des
compétences. Les données parues ces derniers jours sur l'analphabétisme
fonctionnel des jeunes plaident pourtant pour un retour en force des
connaissances.
    La FAE déplore également que la ministre Courchesne n'ait pas considéré
la baisse de ratio au secondaire, particulièrement en 1re et 2e années où
l'encadrement est particulièrement important pour la réussite des jeunes.
C'est d'ailleurs là une préoccupation importante des parents au moment de
choisir l'école secondaire de leurs enfants.
    En terminant, le président de la FAE rappelle que s'il appuie la volonté
de valoriser l'éducation, il est plus que jamais convaincu de la nécessité de
valoriser l'école publique et qu'une façon de la soutenir est de mettre fin à
la concurrence déloyale que mène le réseau privé en abolissant le financement
public de ces institutions. "Ca fait trop longtemps que ce débat perdure. Quel
ministre aura le courage de cesser de subventionner le privé et de respecter
le consensus populaire sur cette question?" de conclure M. St-Germain.

    La FAE regroupe neuf syndicats de l'enseignement qui représentent quelque
27 000 enseignantes et enseignants (le tiers du personnel enseignant au
Québec) du préscolaire, du primaire, du secondaire, du milieu carcéral, de la
formation professionnelle et de l'éducation des adultes ainsi que le personnel
scolaire des écoles Peter Hall et du Centre académique Fournier.




Renseignements :

Renseignements: Armand Dubois, conseiller aux communications, (514)
666-7763, poste 296 - bureau, (514) 910-1754 - cellulaire; Marie Pelchat,
conseillère à la vie politique, (514) 666-7763, poste 236, (514) 952 3559 -
cellulaire; Source:  Fédération autonome de l'enseignement


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