L'Ouest remporte encore la palme, selon le rapport sur les ventes de véhicules automobiles d'Etudes économiques Scotia



    TORONTO, le 29 fév. /CNW/ - Les ventes de véhicules ont atteint un sommet
en 2007 dans l'Ouest canadien, et elles y seront encore impressionnantes en
2008, selon le dernier rapport sur le marché mondial de l'automobile d'Etudes
économiques Scotia, publié aujourd'hui.
    "Les données préliminaires de janvier indiquent que les achats de
véhicules ont commencé l'année 2008 en lion, étant particulièrement
vigoureuses en Saskatchewan et au Manitoba, où elles ont enregistré un bond de
27 % en glissement annuel", remarque Carlos Gomes, économiste principal à la
Banque Scotia et spécialiste du secteur de l'automobile. "Nous pensons que les
ventes de véhicules dans l'Ouest canadien, principalement en Saskatchewan et
en Alberta, atteindront de nouveaux sommets en 2008. Toutefois, elles
devraient fléchir dans la région centrale du Canada, dont plus de 80 % des
exportations sont destinées aux Etats-Unis.
    "En fait, nous prévoyons que le repli des ventes de véhicules dans les
régions centrale et atlantique réduira le volume total des achats au pays, qui
passeraient de 1,65 million d'unités en 2007 à 1,61 million en 2008, chiffre
qui se rapproche toutefois de la moyenne des cinq dernières années, qui est de
1,60 million de véhicules", a ajouté M. Gomes.
    Les ventes de voitures de tourisme en Alberta, où la moyenne des dix
dernières années s'établissait à 194 000 unités, ont établi un record en 2007,
avec 249 000 véhicules, et devraient atteindre 251 000 unités cette année. Par
ailleurs, après des gains annuels moyens de près de 10 % depuis 2005, la
hausse des ventes de véhicules ralentira à moins de 5 % puisque le report de
certains gros projets dans le secteur des sables bitumineux et la hausse du
coût des maisons ont entraîné un début d'émigration hors de l'Alberta.
    De nombreux ménages ayant quitté l'Alberta se sont établis en
Saskatchewan, portant ainsi la population totale de cette province à plus d'un
million d'habitants. Cet afflux de population permettra à la province
d'afficher les gains les plus importants en 2008 pour ce qui est des ventes de
véhicules, qui devraient atteindre 45 000 unités, leur niveau le plus élevé
depuis 1986, alors que la moyenne des cinq dernières années se situait à
quelque 40 000 véhicules.
    "Les perspectives économiques de la Saskatchewan sont dopées par des prix
encore jamais vus pour les céréales, comme le blé, le mais et le canola, ce
qui a entraîné une augmentation de 15 % des revenus dans le secteur agricole
en 2007, remarque M. Gomes, et on s'attend à un autre gain de 10 % ou plus en
2008, puisque les stocks mondiaux de blé n'ont jamais été aussi bas en 30 ans.
L'effervescence de l'activité minière, particulièrement du côté de la potasse
et de l'uranium, dynamise l'emploi dans l'extraction des ressources, alors que
le secteur de l'énergie contribue aussi à la bonne santé économique de la
province."
    Après avoir atteint un sommet de 197 000 unités en 2007, les achats de
véhicules n'augmenteront pas cette année en Colombie-Britannique. En effet, la
vigueur du secteur de la construction y est amoindrie par la conjoncture
difficile des secteurs de la fabrication et de la foresterie, ce qui est
particulièrement vrai pour le bois et le papier, qui représentent le tiers de
l'ensemble des expéditions et connaissent leur pire ralentissement depuis le
repli de l'économie en 2001.
    Le Manitoba continue lui aussi à profiter d'une forte activité dans le
secteur de la construction et des prix élevés des matières premières,
particulièrement du nickel. Toutefois, le ralentissement des secteurs liés à
la fabrication de marchandises, qui emploient 25 % de la main-d'oeuvre totale
du Manitoba, devrait entraîner une légère baisse des ventes de véhicules, qui
s'établiraient à 44 000 unités cette année, soit un peu moins qu'en 2007, ce
qui correspond tout de même à la moyenne enregistrée depuis 2003.

    Le repli des ventes est plus marqué en Ontario

    Les ventes de véhicules devraient reculer dans la région centrale du
Canada cette année, après avoir surtout stagné en 2007. L'essoufflement
économique de la région est directement lié à la diminution de la demande aux
Etats-Unis, qui sont le moteur de la moitié de l'activité économique des
provinces centrales canadiennes.
    "Malgré la vigueur soutenue du secteur des services en Ontario, qui
emploie plus de 70 % de la main-d'oeuvre de cette province, l'affaiblissement
de l'activité économique, qui se propagera à d'autres secteurs que celui de la
fabrication, réduira la croissance de l'emploi à moins de 1 % en 2008, soit le
niveau le plus faible depuis le début des années 1990", a déclaré M. Gomes.
"Ainsi, les ventes de véhicules devraient chuter à 566 000 unités en 2008
alors qu'elles s'établissaient en moyenne à 600 000 au cours des cinq
dernières années."
    Au Québec, on s'attend aussi à ce que la diminution des exportations
freine les ventes de véhicules. En effet, les produits forestiers, principal
secteur d'exportation de la province, ont perdu 15 % de leurs débouchés en
2007, ce qui a mené à l'élimination de quelque 10 000 emplois au cours des
deux dernières années. En revanche, le secteur de l'aérospatiale est toujours
vigoureux, mais sa compétitivité est réduite par l'appréciation du dollar
canadien. Par conséquent, on peut prévoir que 393 000 véhicules s'écouleront
au Québec en 2008, alors que la moyenne des ventes pour les six dernières
années est de 407 000 unités.
    Au Canada atlantique, où 118 000 véhicules ont trouvé preneur l'an
dernier, un record des vingt dernières années, la diminution de la croissance
de l'emploi réduira le nombre de ventes à 115 000 unités en 2008. A
Terre-Neuve-et-Labrador, où les perspectives du secteur de l'énergie
encouragent les consommateurs, les ventes devraient enregistrer une forte
hausse.
    "Les ventes devraient aussi demeurer vigoureuses à Halifax, centre
financier du Canada atlantique", remarque M. Gomes. "Le taux de chômage y a
chuté à 4,5 % en janvier, du jamais vu depuis 1987, grâce aux gains
enregistrés dans le secteur des services."

    Etudes économiques Scotia propose à sa clientèle une analyse approfondie
des facteurs qui façonnent les perspectives du Canada et de l'économie
mondiale, notamment l'évolution macroéconomique, les tendances des marchés de
change et des capitaux, le rendement des produits de base et de l'industrie
ainsi que les enjeux relatifs aux politiques monétaires, fiscales et
gouvernementales.




Renseignements :

Renseignements: Carlos Gomes, Etudes économiques Scotia, (416) 866-4735,
carlos_gomes@scotiacapital.com; Paula Cufre, relations publiques, Banque
Scotia, (416) 933-1093, paula_cufre@scotiacapital.com

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