L'Ombudsman recommande la réglementation des loteries pour rétablir la confiance; La Province et l'OLG s'engagent à agir sur ses recommandations



    TORONTO, le 26 mars /CNW/ - L'Ombudsman de l'Ontario, André Marin, a
demandé aujourd'hui au gouvernement provincial de réglementer son système de
loterie, comme il réglemente les autres activités de jeu. Cette demande fait
suite à l'enquête spéciale du Bureau de l'Ombudsman sur le problème de la
fraude et du vol commis par des détaillants "liés à la Société" qui vendent
des billets de la Société des loteries et des jeux de l'Ontario.
    Dans son rapport d'enquête, Le grand jeu de la confiance, M. Marin a
déclaré que le processus de surveillance des loteries doit être enlevé à l'OLG
parce que la Société est bien trop proche de ses détaillants, qui sont ses
partenaires dans le profit, et qu'elle s'est montrée "copain-copain" avec eux,
même dans des circonstances suspectes - au point de leur payer des millions de
dollars pour des réclamations douteuses de lots.
    En contraste, les clients qui se plaignaient à l'OLG de la conduite des
détaillants étaient rarement pris au sérieux par un système qui tenait bien
mal ses dossiers et ne faisait qu'irrégulièrement des enquêtes. "L'OLG est
devenue obnubilée par le profit, plutôt que par le service au public", a
déclaré M. Marin dans son rapport. "Elle en était arrivée à définir son rôle
comme celui d'une vache à lait."
    Bien que l'OLG ait pris certaines mesures pour améliorer la protection
des consommateurs depuis que le problème a fait surface, à l'automne dernier,
notre enquête a montré qu'elle reste freinée par sa culture d'entreprise, dont
un courriel interne donne un exemple. Ce courriel, écrit par le PDG de la
Société en réponse aux préoccupations exprimées à propos des réclamations de
lots suspectes des détaillants, disait : "Parfois, il faut se pincer le nez."
    L'équipe d'enquête de l'Ombudsman s'est penchée sur le cas maintenant
célèbre de Bob Edmonds, un vieil homme de 78 ans qui s'était fait escroquer de
son billet gagnant de 250 000 $ par un détaillant sans scrupules - et sur
plusieurs autres incidents relatifs à des réclamations douteuses de lots par
les détaillants. L'OLG savait parfaitement qu'elle avait un problème, a noté
M. Marin. Elle avait même dit à un juge qu'elle manquait à ses obligations
envers ses clients. Mais au lieu de sévir, elle s'est concentrée sur un
programme de "modification de la marque" de 6 millions $ et elle a même
envisagé d'adopter une politique moins stricte sur les lots gagnés par les
personnes liées à la Société.
    Dans leurs réponses à ce rapport, l'OLG et le ministre du Renouvellement
de l'infrastructure publique ont dit à l'Ombudsman qu'ils s'engageaient à
instaurer toutes ses 23 recommandations - notamment pour assurer une
surveillance autonome du système de loterie et pour soumettre les détaillants
à des vérifications des antécédents et à des tests d'intégrité.
    M. Marin n'est pas allé jusqu'à recommander de bannir les détaillants du
jeu aux loteries, disant qu'une telle mesure ne serait pas pratique et serait
injuste. Mais il a souligné que la relation "copain-copain" de l'OLG avec ses
détaillants la rendait incapable de leur demander des comptes. "L'OLG est
elle-même en position d'initiée dans le système de loterie", a-t-il dit dans
son rapport. "Elle est dans une situation de conflit inhérent qu'il faut
rectifier et minimiser."
    Les nouvelles méthodes recommandées par M. Marin comprennent une
politique de tolérance zéro envers la malhonnêteté des détaillants, un
processus d'arbitrage pour régler les réclamations contestées de lots, un code
de conduite pour les détaillants et le recours à des "acheteurs secrets" pour
vérifier comment les détaillants respectent ce code.
    Cette enquête est la première enquête lancée par M. Marin "de son propre
chef" plutôt qu'en réponse à une plainte. Mais depuis que l'enquête a été
annoncée le 26 octobre 2006, le Bureau de l'Ombudsman a reçu plus de 400
plaintes concernant l'OLG.
    Le grand jeu de la confiance est le huitième rapport publié par une
Equipe d'intervention spéciale de l'Ombudsman depuis que M. Marin est entré en
fonction au printemps 2005. Les enquêtes précédentes de l'EISO ont mené à des
réformes à la Société d'évaluation foncière des municipalités, à un meilleur
dépistage des maladies génétiques chez les nouveau-nés, à une amélioration des
services aux enfants handicapés et aux enfants ayant des besoins particuliers.
Le mois dernier, son enquête a mené à la promesse d'une refonte à la
Commission d'indemnisation des victimes d'actes criminels.

    Le rapport intégral et les aperçus sont affichés en ligne à
www.ombudsman.on.ca




Renseignements :

Renseignements: Barbara Theobalds, Conseillère, Relations avec les
médias, Tél.: (416) 586-3423, btheobalds@ombudsman.on.ca ou Linda Williamson,
Chef, Communications et Relations avec les médias, Tél.: (416) 586-3426,
lwilliamson@ombudsman.on.ca

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