Loi sur l'équité salariale - Dix ans d'existence, des raisons de célébrer mais encore du chemin à parcourir



    MONTREAL, le 21 nov. /CNW Telbec/ - "Il aura fallu de hautes luttes et
bien de la ténacité pour obtenir cette Loi sur l'équité salariale dont nous
soulignons, aujourd'hui, le dixième anniversaire de son entrée en vigueur, de
rappeler Louis Roy, vice-président de la CSN. Mais s'il reste encore du chemin
à faire quant à son application, signalons que plusieurs milliers de femmes
ont obtenu la reconnaissance de la valeur de leur travail, et ce, grâce à
cette loi", poursuit-il.
    Rappelons que la Loi sur l'équité salariale, adoptée le 21 novembre 1996,
mais entrée en vigueur un an plus tard, prévoit l'obligation, pour toutes les
entreprises comptant dix personnes salariées et plus, de procéder à une
démarche d'équité salariale. Cette dernière impose de revoir la valeur des
emplois majoritairement féminins en comparaison avec des emplois d'égale
valeur, mais occupés majoritairement par des hommes, "ce qui a constitué une
révolution dans nos façons d'aborder les questions d'évaluation des emplois et
les structures salariales", précise Louis Roy.
    L'application de cette loi a permis à des milliers de femmes de se voir
accorder des rajustements salariaux. Les exemples sont nombreux, il suffit de
penser aux travailleuses du secteur public québécois ou encore à celles
oeuvrant dans des entreprises comme Télé-Québec, la Confédération de l'UPA ou
Provigo. En contrepartie, bien que plusieurs années soient déjà passées depuis
l'entrée en vigueur de la loi et que l'essentiel des démarches devait être
complété pour le 21 novembre 2001, de nombreux employeurs tardent encore à se
conformer. Il est désolant de constater que des employeurs, comme Desjardins
et plusieurs organismes gouvernementaux, pour ne citer qu'eux, n'ont toujours
pas respecté leurs obligations envers les milliers de femmes qui travaillent
dans ces entreprises.
    "De plus, nous ne pouvons passer sous silence une injustice flagrante
dont sont victimes les femmes qui oeuvrent dans les secteurs exclusivement
féminins, comme les centres de la petite enfance (CPE). Le déni du droit de
ces femmes à recevoir leur correctif salarial au 21 novembre 2001, comme le
prévoit la loi pour toutes les autres, nous a obligé à saisir les tribunaux de
cette question", explique Louis Roy.
    Pour la CSN, la Commission de l'équité salariale devra aussi mettre tous
les efforts nécessaires pour assurer le maintien de l'équité salariale. "Il ne
servirait à rien de procéder à des exercices d'une telle envergure et négliger
par la suite le maintien de l'équité que ce soit lors de changements dans les
entreprises ou lors du processus de négociation. Il est essentiel que les
travailleuses conservent les acquis issus de l'application de la loi, soutient
Louis Roy. En outre, nous souhaitons que le gouvernement du Québec aille au
bout du processus de révision de la loi, qu'il le fasse en consultation avec
les différents intervenants, employeurs, organisations syndicales et groupes
de femmes et qu'il apporte les modifications législatives qui sauront assurer
une plus grande reconnaissance de travail des femmes", ajoute-t-il.




Renseignements :

Renseignements: Jacqueline Rodrigue, Cellulaire: (514) 773-0060; Source:
CSN


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