Loi sur la Santé et sécurité au travail - La Centrale des syndicats du Québec demande de mettre fin à l'exclusion des travailleuses et des travailleurs du secteur public



    MONTREAL, le 26 avril /CNW Telbec/ - Près de trente ans après l'adoption
de la Loi québécoise sur la santé et la sécurité du travail, la Centrale des
syndicats du Québec (CSQ) interpelle le nouveau ministre du Travail, M. David
Whissel, afin qu'il étende l'application de la loi à l'ensemble des secteurs
d'activités économiques au Québec, dont les services publics.
    Le vice-président de la CSQ, M. Daniel B. Lafrenière, croit qu'il est
plus que temps que le gouvernement du Québec assume ses responsabilités à
l'égard de toutes les travailleuses et de tous les travailleurs du Québec en
ce qui concerne la sécurité et la santé au travail. La Centrale des syndicats
du Québec profite donc de la Journée nationale de deuil à la mémoire des
victimes d'accidents du travail et de maladies professionnelles, soulignée le
28 avril, pour ramener le gouvernement du Québec à l'ordre dans ce dossier.
    "Ce n'est pas normal que ça fasse bientôt trois décennies que cette loi
est adoptée et que 80 % des travailleuses et des travailleurs au Québec ne
soient toujours pas couverts. Ca n'a absolument aucun sens. Une loi qui ne
s'applique qu'à une minorité des personnes pour qui elle est prévue revêt, par
le fait même, un caractère discriminatoire auquel le gouvernement a le devoir
de remédier", déplore M. Daniel B. Lafrenière.

    Une négligence gouvernementale qui a assez duré

    Le porte-parole syndical précise que parmi le grand nombre de
travailleuses et de travailleurs qui ne bénéficient pas des importants
mécanismes de prévention contenus dans la loi se trouvent les centaines de
milliers de personnes oeuvrant dans le secteur public.
    "Quand on parle d'un sujet aussi sérieux que la sécurité et la santé au
travail, aucune excuse ne peut justifier qu'un gouvernement continue de faire
preuve plus longtemps d'une telle négligence. La sécurité et la santé au
travail des uns ne sont pas moins importantes que celle des autres", rappelle
le vice-président de la CSQ.

    Un mandat clair du premier ministre Jean Charest

    M. Daniel B. Lafrenière tient d'ailleurs à rappeler au nouveau ministre
du Travail, M. David Whissell, que lors de sa nomination, le 18 avril dernier,
le premier ministre M. Jean Charest lui a clairement confié le mandat de "voir
à la santé et à la sécurité des travailleurs".
    "Ce mandat ne droit pas demeurer théorique ou un simple voeu pieux. Le
ministre Whissell doit agir en conséquence et poser des actions concrètes pour
veiller sur la santé et la sécurité des travailleurs, à commencer par donner à
tous l'accès aux divers mécanismes de prévention contenus dans la loi. La
prévention demeure encore la meilleure approche pour éviter des maladies
professionnelles physiques et psychologiques. Malheureusement, pour les
travailleuses et les travailleurs du secteur public, les mécanismes de
prévention auxquels ils ont accès ne sont toujours pas rendus obligatoires par
la loi. Ils dépendent donc de la bonne volonté de l'employeur pour pouvoir en
bénéficier, ce qui n'a plus sa raison d'être en 2007 au Québec", fait
remarquer le vice-président de la CSQ.

    Un appel au ministre et à tous les élus

    Le dirigeant syndical s'adresse donc au ministre du Travail, mais
également à l'ensemble des élus à l'Assemblée nationale afin qu'ils corrigent
sans tarder cette situation injuste et intolérable à l'endroit de la grande
majorité des travailleurs.
    M. Daniel B. Lafrenière précise que dans les secteurs de l'éducation et
de la santé, les travailleuses et les travailleurs sont particulièrement
affectés par des problèmes liés à l'épuisement professionnel et à un stress
important causé par la surcharge de travail. Les maux de dos et autres
troubles musculo-squelettiques sont également le lot de plusieurs
travailleuses et travailleurs de la santé.

    Une situation paradoxale

    En terminant, le vice-président de la CSQ trouve pour le moins curieux,
sinon illogique, que des enseignants en formation professionnelle soient
considérés moins à risque que les travailleurs des métiers qu'ils enseignent.
    "A titre d'exemple, un enseignant qui forme de futurs travailleurs
forestiers, est lui-même exclu d'aspects importants de la Loi sur la santé et
la sécurité du travail qui pourtant s'appliquent au secteur de la forêt.
Pourtant, au cours de cette formation, l'enseignant opère la même machinerie
et oeuvre dans le même environnement. Il fait donc face aux mêmes risques,
sans bénéficier de la même protection", déplore M. Daniel B. Lafrenière.

    Profil de la CSQ

    La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) représente 175 000 membres,
dont plus de 120 000 dans le secteur public, la grande majorité travaillant
dans le domaine de l'éducation. Elle est présente dans les secteurs de la
santé et des services sociaux, des services de garde, des loisirs, de la
culture, du communautaire et des communications.




Renseignements :

Renseignements: Claude Girard, Attaché de presse CSQ, cell. : (514)
237-4432


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