Lock-out injustifié au CPE Maimonide Ville Saint-Laurent

MONTRÉAL, le 6 avril /CNW Telbec/ - L'Union des employés et employées de service, section locale 800, a demandé officiellement aujourd'hui, 6 avril, l'intervention d'un conciliateur du ministère du Travail, à la suite du lock-out décrété le 31 mars par Le Centre de petite enfance (CPE) Maimonide Ville Saint-Laurent à l'encontre de ses treize éducatrices et ce sans aucun avertissement.

Cette façon de procéder a d'ailleurs heurté plusieurs parents qui se sont faits appeler durant la première journée du lock-out afin qu'ils aillent chercher leur enfant, puisque l'employeur ne les avait pas avisés le matin du geste qu'il s'apprêtait à poser durant la journée.

Ce lock-out est survenu alors que les parties avaient tenu quelque trente rencontres de négociation depuis février 2010, au cours desquelles la plupart des clauses normatives ont été réglées. « Les jours fériés et les salaires constituent la pierre d'achoppement des négociations, selon le porte-parole de l'UES 800, Michel Masse.  L'employeur demande d'éliminer 12 jours fériés ; selon la convention actuelle, les salariées bénéficient des fériés habituels ainsi que des fériés lors des fêtes juives. Il demande également une réduction des salaires au niveau des taux négociés entre le gouvernement et les centrales syndicales pour les services de garde, ce qui réduirait le salaire horaire à l'échelon maximum, par exemple, de 1,60$. Les salariées sont prêtes à se battre pour conserver leurs acquis. De plus, elles ne veulent pas être à la remorque de ce qui se négocie au niveau gouvernemental».

La convention collective est échue depuis le 30 juin 2005. Cependant, grâce à la clause de maintien des conditions de travail jusqu'à la signature d'une nouvelle convention, les salariées ont obtenu, depuis, les hausses de salaires annuelles de 2,5% prévues par la convention toujours en vigueur. Le syndicat a cependant dû aller en arbitrage et en Cour supérieure pour forcer l'employeur à respecter cette clause. L'UES 800 assure les éducatrices qu'il demeure derrière elles et leur donne son appui total dans leur lutte pour le maintien de leurs droits.

« Nous sommes déterminées à nous battre pour conserver nos droits. Ce lock-out, qui se fait aussi sur le dos des enfants et des parents, est une mauvaise stratégie de la part de l'employeur qui devrait se rendre compte que ce n'est pas de cette façon qu'il parviendra à un règlement de la convention collective », déclare de son côté la présidente de l'unité de base, Annie Bendayan.

SOURCE FTQ

Renseignements :

Source : Michel Masse, UES 800.

Téléphone : 514 385-1717, poste 230


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