Lock-out chez Pétro-Canada - Le syndicat s'inquiète de plus en plus pour la sécurité de la population



    MONTREAL, le 25 janv. /CNW Telbec/ - Les lockoutés de Pétro-Canada ont
manifesté, ce matin, afin de dénoncer l'intransigeance des dirigeants de
Pétro-Canda qui refusent de négocier une entente de bonne foi avec les
travailleurs. "La compagnie préfère maintenir les travailleurs dehors au
risque de mettre en péril la sécurité de la population", a déploré Joseph
Gargiso, vice-président administratif du SCEP-Québec.
    En effet, les dirigeants du SCEP et de la section locale 175 s'inquiètent
de plus en plus de la situation actuelle alors que 130 cadres de la compagnie
remplacent les 260 travailleurs mis en lock-out. "Plus le temps passe et plus
les cadres sont fatigués, c'est inévitable et c'est justement dans ce genre de
circonstances que le danger d'accidents augmente", a indiqué Daniel Cloutier,
représentant national du SCEP. Mentionnons qu'en période hivernale la
situation est encore plus critique car les procédures de sécurité sont plus
nombreuses qu'à l'ordinaire. "Nous doutons sérieusement de la qualité du
travail de gens qui n'ont pas reçu la formation nécessaire, qui sont fatigués
et pas assez nombreux. Selon notre expérience, il n'est pas possible que les
cadres respectent toutes les règles de sécurité, à moins bien entendu, que des
scabs ne les aident", s'est inquiété M. Cloutier.
    Rappelons que Pétro-Canada a décrété un lock-out, le 17 novembre dernier,
prétextant qu'il était impossible de s'entendre avec le syndicat. Pourtant, il
a toujours été très clair pour le syndicat que la négociation n'était pas
terminée et qu'il fallait tout tenter pour s'entendre à la table de
négociation avant de déclencher des moyens de pression. "On le rappelle, ce
n'est pas une question d'argent qui a provoqué la discorde. Si on a refusé
l'offre de Pétro-Canada, c'est pour une question de sécurité et pour protéger
nos droits syndicaux", a expliqué M. Cloutier. En effet, l'employeur exigeait
une série de concessions qui attaquaient de plein fouet les droits syndicaux
et le niveau de sécurité des installations et du travail des syndiqués. Ainsi
l'employeur voulait éliminer le poste de représentant à la prévention santé et
sécurité, diminuer le temps de formation, modifier les règles du mouvement de
main d'oeuvre de telle manière que l'expérience et l'expertise des employés à
certains postes clés seraient compromises, etc.
    "La seule manière de garantir le travail sécuritaire dans la raffinerie,
c'est que les travailleurs syndiqués retournent au travail. Mais pas à
n'importe quel prix. Ca prend un retour à la table de négociation et une
entente négociée de bonne foi entre les parties", a conclu M. Gargiso.
    Précisions en terminant que les dirigeants de la raffinerie Pétro-Canada
de Montréal sont les seuls au pays à ne pas vouloir respecter le règlement
modèle (durée, augmentation salariale et prime) qui existe dans l'industrie
pétrolière et qui a été accepté partout ailleurs.




Renseignements :

Renseignements: Daniel Cloutier, (514) 891-3289; Marie-Andrée L'Heureux,
(514) 916-7373

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Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier

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