Lock-out au Journal de Québec - La bannière des syndiqués est retirée



    QUEBEC, le 15 juin /CNW Telbec/ - La Cour supérieure ordonne aux
syndicats en conflit du Journal de Québec de retirer leur bannière affichée
sur leur roulotte de conflit, en bordure du boulevard des Gradins, à Québec.
    Dans sa décision rendue hier, le juge Raymond Pronovost accueille la
requête en injonction interlocutoire présentée par Quebecor, même s'il
convient que le message véhiculé par les syndicats n'est ni diffamatoire, ni
haineux. "Il est vrai également, écrit-il, qu'il s'agit d'une manière habile
de faire passer son message." Mais, conclut-il, le moyen utilisé par les
syndicats vient à l'encontre de la Loi sur les droits d'auteur.
    Le juge soutient que les travailleurs pourront toujours véhiculer leur
message sans utiliser le logo du Journal de Québec. La bannière, qui était
affichée depuis le 31 mai, reproduit le logo rouge du Journal de Québec,
auquel des mentions "En kiosque", "Made in Toronto" et "Imprimé à Mirabel" ont
été ajoutées. En aucun moment durant les procédures, la véracité du message
n'a été attaquée par Quebecor.
    La bannière a été retirée moins de deux heures après la réception du
jugement. Le juge n'a pas acquiescé à la demande de Quebecor qui souhaitait
qu'elle lui soit remise. Il ordonne également à Quebecor de déposer 5000 $ en
cautionnement pour la suite des procédures.

    Réactions

    S'exprimant au nom des trois groupes de syndiqués en conflit au Journal
de Québec, Denis Bolduc, croit que "Quebecor devrait plutôt consacrer ses
énergies à la table de négociation, là où les vraies choses vont se passer,
plutôt que de multiplier les recours judiciaires. De toute façon, a-t-il
ajouté, c'est une victoire à la Pyrrhus pour Quebecor, le résultat net de leur
démarche, c'est que toute la ville de Québec a entendu parlé de notre bannière
et de notre message depuis 15 jours."

    Rappel des événements

    Les employés de bureau et de la rédaction du Journal de Québec sont sous
le coup d'un lock-out décrété par l'employeur le 22 avril. En solidarité avec
leurs collègues jetés sur le trottoir, les employés de l'imprimerie ont voté
la grève à 97 %. Avant le déclenchement du lock-out, aucun des trois syndicats
n'avaient même demandé de mandat de grève à leurs membres.
    Depuis le 24 avril, les employés en conflit publient et distribuent cinq
jours semaine le MédiaMatinQuébec, un quotidien gratuit, pour rappeler leur
cause à la population de Québec. Aucun piquet de grève n'a été érigé par les
syndiqués. Depuis la fondation du Journal de Québec en 1967, aucun conflit de
travail n'avait eu lieu. Il y a un an et demi, tous les employés syndiqués du
Journal avaient accepté de reconduire la convention collective pour un an en
partenariat avec l'employeur qui faisait face à un concurrent, Le Soleil, qui
passait au format tabloid pour mieux le concurrencer.

    Les employés salariés du Journal de Québec sont tous membres du Syndicat
canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ) En plus des employés du Journal,
le SCFP compte 7000 membres dans les communications au Québec et est présent
dans plusieurs autres secteurs, notamment la santé et les services sociaux,
les universités, l'éducation, les transports urbain et aérien, les sociétés
d'Etat et organismes publics québécois, l'hydroélectricité et les
municipalités. Avec près de 100 000 membres, le SCFP reste le plus important
affilié de la FTQ qui, elle-même, est la plus imposante centrale syndicale au
Québec avec 500 000 membres.

    
           Ce communiqué et d'autres infos sur le site scfp.qc.ca
    




Renseignements :

Renseignements: Denis Bolduc, porte-parole syndical, cell. (418)
564-8772; Robert Bellerose, Information SCFP, cell. (514) 247-9266; Source:
Syndicat Canadien de la Fonction Publique (FTQ)

Profil de l'entreprise

Syndicat canadien de la fonction publique (FTQ)

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