L'Institut de Cardiologie de Montréal dévoile les résultats d'un projet de recherche international sur l'insuffisance cardiaque et la fibrillation auriculaire



    Une stratégie plus simple visant à contrôler la fréquence cardiaque
    élimine la nécessité de recourir à des cardioversions répétées et réduit
    le taux d'hospitalisation

    MONTREAL, le 18 juin /CNW Telbec/ - Les résultats d'un important essai
clinique à l'échelle internationale, dirigé par l'Institut de Cardiologie de
Montréal et financé par les Instituts de recherche en santé du Canada, ont été
publiés aujourd'hui dans le New England Journal of Medicine. L'étude, The
Atrial Fibrillation and Congestive Heart Failure Trial (AF-CHF), réunissait un
groupe de patients souffrant d'insuffisance cardiaque et de fibrillation
auriculaire. Lancée en 2001, elle a été réalisée auprès de 1 376 patients
répartis dans 123 hôpitaux situés dans 10 pays en Amérique du Nord, en
Amérique du Sud, en Europe et en Israel. Le projet de recherche avait pour but
d'améliorer le traitement de l'arythmie cardiaque afin de réduire la mortalité
et la morbidité liées à la fibrillation auriculaire et à l'insuffisance
cardiaque. Rendu possible grâce à une subvention de plus de 6,5 millions $
provenant des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), ce projet de
recherche était dirigé par le Dr Denis Roy, cardiologue à l'Institut de
Cardiologie de Montréal (ICM) et directeur du département de médecine de
l'Université de Montréal, en collaboration avec le Dr Mario Talajic, également
cardiologue à l'ICM, et une équipe de chercheurs canadiens et d'experts
internationaux qui ont également contribué à ce vaste projet de recherche.

    Méthodologie

    Les 1 376 patients recrutés pour cette étude ont reçu de façon aléatoire
soit un traitement visant à régulariser le rythme cardiaque (cardioversion ou
choc électrique et utilisation de médicaments antiarythmiques) ou un
traitement plus simple qui se limitait à contrôler la fréquence cardiaque sans
tenter la cardioversion (groupe contrôle de la fréquence). Le principal
critère d'évaluation de cette étude était la mortalité due à des causes
cardiovasculaires. La gestion et l'analyse des données ont été réalisées au
Centre de coordination des essais cliniques de l'Institut de Cardiologie de
Montréal.

    Le contrôle de la fréquence est aussi efficace que le traitement visant
    à régulariser le rythme cardiaque

    L'analyse principale de l'étude n'a révélé aucune différence entre les
deux groupes. On a observé 182 décès (27 %) au sein du groupe contrôle du
rythme cardiaque et 175 (25 %) pour le groupe contrôle de la fréquence. Les
taux de mortalité globale, d'aggravation d'insuffisance cardiaque et
d'accidents vasculaires cérébraux ont été notés dans la même proportion dans
les deux groupes. Par contre, le nombre d'hospitalisations était plus élevé
chez les patients qui ont reçu un traitement visant à régulariser le rythme
cardiaque.

    Le traitement plus simple de contrôle de la fréquence devrait être
    l'approche privilégiée

    Cet essai clinique fournit des renseignements importants en ce qui a
trait à deux approches thérapeutiques très utilisées pour traiter la
fibrillation auriculaire chez les patients souffrant d'insuffisance cardiaque.
L'utilisation routinière d'un traitement visant à rétablir le rythme cardiaque
normal ne s'avère pas efficace pour prolonger la vie de ces patients. De plus,
les chercheurs n'ont noté aucune différence significative en ce qui a trait au
nombre d'aggravations de l'insuffisance cardiaque et d'accidents vasculaires
cérébraux. Le contrôle de la fréquence cardiaque a éliminé la nécessité de
recourir à des cardioversions répétées et a réduit le taux d'hospitalisation.
    Selon le Dr Denis Roy : "Il apparaît clairement que le contrôle de la
fréquence cardiaque est une approche moins complexe et aussi efficace en
première intention pour traiter la fibrillation auriculaire associée à
l'insuffisance cardiaque".
    "Les résultats de cette étude provocatrice remettent en question des
idées préconçues et démontrent que ces patients peuvent être soignés  sans
avoir à subir des chocs électriques répétitifs. L'étude AF-CHF établira un
nouveau standard de traitement pour le contrôle de l'arythmie chez les
insuffisants cardiaques," a déclaré le Dr Peter Liu, directeur scientifique de
l'Institut de la santé circulatoire et respiratoire des Instituts de recherche
en santé du Canada.

    A propos de la fibrillation auriculaire

    La fibrillation auriculaire est une forme d'arythmie cardiaque qui se
manifeste lorsque la chambre supérieure du coeur (oreillette) bat de façon
irrégulière et très rapidement. Les patients peuvent ressentir des
palpitations, des difficultés respiratoires ou des douleurs à la poitrine. Il
s'agit de la forme la plus fréquente d'arythmie soutenue. Contrairement à la
fibrillation ventriculaire qui origine de la chambre inférieure du coeur
(ventricule), la fibrillation auriculaire est rarement mortelle en elle-même,
mais elle nécessite un traitement car elle peut entraîner un inconfort sévère,
une insuffisance cardiaque ou un accident vasculaire cérébral. La fibrillation
auriculaire affecte environ 2,2 millions d'Américains, principalement des
personnes âgées.

    A propos de l'insuffisance cardiaque

    L'insuffisance cardiaque affecte plus de quatre millions d'Américains et
le nombre de patients qui souffrent d'insuffisance cardiaque augmentera au
cours des prochaines décennies. L'insuffisance cardiaque est un syndrome
clinique qui se manifeste lorsque le coeur est incapable de propulser
suffisamment de sang pour satisfaire les besoins métaboliques de l'organisme.
Dans environ deux tiers des cas, cette dysfonction est causée par une
contraction déficiente du muscle cardiaque due à une maladie coronarienne ou à
l'hypertension. Malgré des avancées récentes dans notre compréhension de la
physiopathologie de l'insuffisance cardiaque et le développement de nouveaux
médicaments, le pronostic demeure sérieux. Le taux de mortalité sur cinq ans
est de 50 % et l'insuffisance cardiaque est la principale cause
d'hospitalisation pour des problèmes cardiovasculaires.

    A propos de l'Institut de Cardiologie de Montréal

    Fondé en 1954 par le Dr Paul David, l'Institut de Cardiologie de Montréal
vise les plus hauts standards d'excellence dans le domaine cardiovasculaire
par son leadership en prévention, en soins ultraspécialisés, en formation des
professionnels, en recherche clinique et fondamentale et en évaluation des
nouvelles technologies. Il est affilié à l'Université de Montréal et ses
résultats sont parmi les meilleurs au monde.
    Le Centre de recherche de l'ICM a commencé ses travaux en 1976 et compte
de grandes réalisations depuis sa création. Aujourd'hui, il compte 500
employés, étudiants et chercheurs. La caractéristique la plus représentative
de l'ICM est l'équilibre qu'il réussit à maintenir entre la recherche
fondamentale, la recherche clinique et les soins cliniques. Ses recherches
portent principalement sur les maladies vasculaires, la fonction du myocarde
et l'électrophysiologie cardiaque. Ses chercheurs contribuent également à
l'avancement des connaissances et aux applications médicales de la génomique
(notamment la génétique et la pharmacogénomique), des biomarqueurs et de la
cardiologie préventive. Pour en savoir plus sur l'Institut, visitez notre site
Internet à www.icm-mhi.org.

    A propos de l'Université de Montréal

    Montréalaise par ses racines, internationale par vocation, l'Université
de Montréal compte parmi les plus grandes universités de la francophonie. Elle
a été fondée en 1878, et forme aujourd'hui, avec ses deux écoles affiliées,
HEC Montréal et l'Ecole Polytechnique, le premier pôle d'enseignement
supérieur et de recherche du Québec et le deuxième au Canada. Le secteur de la
santé est l'un des fers de lance de l'enseignement et de la recherche à
l'Université de Montréal, la seule université canadienne à couvrir l'ensemble
des disciplines de la santé. Ses chercheurs se démarquent internationalement,
tant en recherche fondamentale qu'en recherche clinique

    A propos des Instituts de recherche en santé du Canada

    Les Instituts de recherche en santé du Canada sont l'organisme de
recherche en santé du gouvernement du Canada. Leur objectif est de créer de
nouvelles connaissances scientifiques et de favoriser leur application en vue
d'améliorer la santé, d'offrir de meilleurs produits et services de santé et
de renforcer le système de santé au Canada. Composés de 13 instituts, les IRSC
offrent leadership et soutien à plus de 11 000 chercheurs et stagiaires en
santé partout au Canada.




Renseignements :

Renseignements: Doris Prince, Chef des communications et des relations
publiques, Institut de Cardiologie de Montréal, (514) 376-3330, poste 3074,
doris.prince@icm-mhi.org; Valérie Gonzalo, (514) 626-6976,
gonzalo@videotron.ca

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