L'Indice Scotia des prix des produits de base recule en août

  • Les perspectives économiques incertaines dans la zone euro et aux États-Unis poussent les investisseurs vers le dollar et les titres du Trésor américain.

  • Les perspectives demeurent solides pour la potasse.

TORONTO, le 30 sept. 2011 /CNW/ - L'indice des prix des produits de base de la Banque Scotia, qui permet d'analyser les tendances des prix de 32 des principales exportations canadiennes, a reculé de 3,3 % en glissement mensuel en août. L'indice global est demeuré élevé et ne se situait que légèrement en deçà (-5,2 %) du sommet à court terme des prix des produits de base d'avril dernier.

« L'inquiétude des marchés financiers face aux défis posés par la dette dans la zone euro et à l'impasse politique aux États-Unis — qui menacent de compromettre les mesures prises pour soutenir l'économie — s'est intensifiée à la mi-septembre », souligne Patricia Mohr, vice-présidente d'Études économiques Scotia et spécialiste du marché des produits de base à la Banque Scotia. « L'économie de la Chine — qui revêt une importance vitale pour les marchés mondiaux des produits de base — montre également des signes de ralentissement, ce qui incite les institutions financières à dénouer certaines de leurs positions sur les produits de base. »

Selon le rapport, les craintes sur les marchés financiers ont récemment déclenché un mouvement d'abandon des actifs plus risqués comme les actions et les produits de base, qui sont tributaires d'une croissance économique mondiale raisonnable, pour l'argent et la liquidité des obligations du Trésor américain. Les prévisions selon lesquelles la croissance aux États-Unis pourrait demeurer exceptionnellement faible et se conjuguer à une inflation minime ont vraisemblablement rendu les obligations du Trésor plus attrayantes, malgré des rendements très bas. Ces facteurs ont stimulé le dollar américain la semaine passée et fait tomber les prix de l'or et de l'argent.

Les personnes qui ont investi dans l'or ont également été déçues que la Réserve fédérale n'ait pas annoncé, lors de sa réunion du 21 septembre, un troisième programme d'assouplissement quantitatif (QE3), lequel aurait fait augmenter son bilan et le niveau global de ses liquidités et aurait pu s'avérer inflationniste au bout du compte. Les prix au comptant de l'or sont tombés aussi bas que 1 532,72 $ US l'once le 26 septembre en cours de séance, une chute de 388 $ US par rapport au cours record de 1 921,15 $ US atteint le 9 septembre. Les prix ont cependant rebondi depuis au-dessus de 1 600 $ US.

L'indice des métaux et des minéraux a fléchi de 0,4 % en glissement mensuel en août, les légers déclins des prix des métaux de base et de l'uranium ayant largement annulé la vigueur des cours de l'or, de l'argent et du cobalt. Les prix du cuivre à la LME, qui servent d'indicateur pour les métaux de base, ont reculé, passant de 4,36 $ US la livre en juillet à 4,10 $ US en août, et continué de perdre du terrain en septembre.

« À son prix actuel, soit 3,16 $ US, le cuivre demeure tout à fait rentable pour les sociétés minières, dont la marge bénéficiaire est de 54 % supérieure au seuil de rentabilité mondial moyen en tenant compte des redevances, de l'amortissement et des charges d'intérêts, malgré la correction », fait remarquer Mme Mohr. « De récents sondages réalisés sur le terrain laissent entrevoir de faibles commandes pour les transformateurs de cuivre de la Chine au quatrième trimestre, bien qu'on s'attende à ce que les conditions mondiales de l'offre et de la demande demeurent essentiellement équilibrées. En fait, un léger déficit de 30 000 tonnes est prévu. Les prix du cuivre pourraient bien remonter au cours de 2012. »

Les prix au comptant de la potasse pour les ventes à l'étranger (FAB Vancouver) sont demeurés en moyenne à 490 $ US la tonne en août et en septembre, en hausse par rapport à 379 $ US en décembre dernier et 43 % au-dessus d'il y a un an. Les prix de la catégorie standard augmenteront de 25 $ US pour se chiffrer à 535 $ US (CFR ou livré) en Asie du Sud-Est au quatrième trimestre, même si les ventes ont été irrégulières jusqu'ici, compte tenu des stocks abondants en Malaisie et en Indonésie, lesquels ont été constitués plus tôt cette année. BPC a annoncé une hausse de 30 $ US du prix de la potasse granulaire au Brésil. Les quantités d'engrais qui sont épandues devraient demeurer importantes en 2012, car les agriculteurs sont stimulés par les prix historiquement élevés des céréales fourragères et des oléagineux ainsi que par les stocks généralement faibles.

Le prix contractuel du charbon à coke métallurgique de première qualité de l'Ouest canadien en Asie baissera probablement, passant de 315 $ US la tonne (FAB Vancouver) à 285 $ US, ce qui est encore très lucratif, au quatrième trimestre (troisième trimestre de l'exercice financier japonais 2011). Les prix ont décliné après avoir atteint un sommet record de 330 $ US au début de l'exercice en raison des graves inondations et de la réduction des expéditions du Queensland, en Australie. Les prix demeureront de 36 % supérieur à ce qu'ils étaient il y a un an.

Les prix du pétrole WTI (qui est l'indicateur pour l'Amérique du Nord) ont chuté, passant d'un peu plus de 97 $ US le baril en juillet à 86 $ US en août, et sont tombés à 79,85 $ US le 23 septembre avant de remonter à 82 $ US le 29. L'équilibre mondial de l'offre et la demande de pétrole brut s'est resserré au cours du premier semestre de 2011, en raison d'importantes interruptions de production dans les sables bitumineux de l'Alberta et en mer du Nord, ainsi que de la perte de la production libyenne.

Bien que l'Arabie saoudite ait augmenté sa production d'environ 1 million de barils par jour (Mb/j) d'avril à juin, ce qui a largement compensé l'interruption en Libye (mais pas sur le plan de la qualité), l'utilisation du pétrole de l'OPEP a continué de progresser au troisième trimestre. Celle-ci se situe vraisemblablement à 31,3 Mb/j en moyenne, ce qui excède la production réelle de l'OPEP, soit 30,2 Mb/j, de plus de 1 Mb/j. Les pays membres de l'OPEP se réuniront à nouveau le 14 décembre afin de se pencher sur leur politique en matière de production pour 2012.

Études économiques Scotia propose à sa clientèle une analyse approfondie des facteurs qui façonnent les perspectives du Canada et de l'économie mondiale, notamment l'évolution macroéconomique, les tendances des marchés de change et des capitaux, le rendement des produits de base et de l'industrie ainsi que les enjeux relatifs aux politiques monétaires, fiscales et gouvernementales.

SOURCE Banque Scotia - Rapports Economiques

Renseignements :

Patricia Mohr, Études économiques Scotia, 416-866-4210,
pat_mohr@scotiacapital.com; ou Patty Stathokostas, Relations avec les médias,
Banque Scotia, 416-866-3625, patty_stathokostas@scotiacapital.com

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