L'indice Scotia des prix de produits de base atteint de nouveaux sommets en janvier, en dépit du ralentissement aux Etats-Unis



    TORONTO, le 25 fév. /CNW/ - L'indice Scotia des prix des produits de base
a affiché une nouvelle augmentation record en janvier 2008, bondissant de 4,5
pour cent d'un mois sur l'autre et de 20,2 pour cent comparativement à la même
période il y a un an.
    "Même si le ralentissement lié à la crise des prêts hypothécaires à
risque continuera de faire baisser les prix des matériaux de construction,
l'équilibre de l'offre et de la demande à l'échelle mondiale pour nombre de
produits de base demeure serré", a déclaré Patricia Mohr, vice-présidente,
Etudes économiques et spécialiste des marchés des produits de base. "Cela
reflète en partie la forte demande provenant des marchés émergents et les
interruptions d'approvisionnement."
    Le pétrole, la potasse, le blé et l'or ont tous atteints de nouveaux
sommets en janvier. L'indice des produits agricoles a été le meneur, s'élevant
à des niveaux sans précédent, soit en hausse de 56,7 pour cent d'une année sur
l'autre. L'indice des produits industriels (pétrole et gaz naturel, métaux et
minéraux et produits forestiers) a aussi augmenté considérablement.
    Les prix du pétrole West Texas Intermediate (WTI), demeurent
exceptionnellement élevés, quoique volatils. Les prix ont progressé d'une
moyenne de 91,74 $ US en décembre pour atteindre 92,93 $ US en janvier
(passant de 100,09 $ US au cours de la journée, à son niveau le plus élevé, à
92,93 $ US à son niveau le plus bas le 23 janvier). Le 19 février, le cours
Nymex du pétrole a clôturé pour la première fois au-dessus de la barre des 100
$ US, niveau maintenu le lendemain. La moyenne du mois à ce jour est de 93,18
$ US.
    "Nous prévoyons que les prix WTI, à 90,4 $ US en 2008 et, au minimum, 85
$ US, sinon 90 $ US, en 2009, demeureront dans la tranche supérieure des cours
du consensus des analystes", selon Mme Mohr. "La récente flambée des prix du
pétrole reflète la probabilité que l'Organisation des pays exportateurs de
pétrole (OPEP) décide de baisser sa production à la réunion prévue le 5 mars,
si les cours ou la demande reculent de façon importante en raison du
ralentissement de l'économie américaine. Il est normal que le cartel baisse
quelque peu sa production au trimestre printanier lorsque la demande est
réduite."
    "L'OPEP semble être bien aux commandes, compte tenu de la lenteur de
mises en exploitation de nouveaux champs pétrolifères dans les régions hors de
l'OPEP", ajoute Mme Mohr. "Le cartel voudrait éviter une répétition de son
erreur à la fin des années 1990, lorsqu'il avait haussé sa production tout
juste avant le début de la crise de change asiatique en 1998, provoquant ainsi
une chute à 10 $ US."
    Les risques géopolitiques d'approvisionnement toujours présents sont
aussi à la base des prix. Le Venezuela a suspendu ses ventes de pétrole à
ExxonMobil en raison d'une dispute portant sur la compensation pour la
nationalisation l'année dernière des sables bitumineux de l'Orénoque.
Signalons qu'il s'agit de volumes peu élevés, soit 90 000 barils par jour, eu
égard à la consommation américaine de pétrole qui s'élève à 21,2 millions de
barils par jour. La crainte de l'inflation énergétique et alimentaire a attiré
de nouveaux investissements visant les produits de base vers la fin février.
    L'indice des métaux et des minéraux, qui avait reculé en décembre, a
connu une forte reprise en janvier. Les prix de la potasse et du soufre, les
minéraux entrant dans la production d'engrais, continuent de caracoler d'un
record à l'autre. Dans un contexte de faiblesse du billet vert, l'or (prix à
Londres en après-midi) a atteint de nouveaux sommets, d'abord le 30 janvier à
929,40 $ US l'once et encore le 21 février, à 945 $ US. Les métaux de base ont
rebondi dans l'ensemble.
    "Pour l'exercice financier 2008, nous avons révisé à la hausse notre
prévision touchant les prix contractuels du charbon cokéfiable de qualité
métallurgique supérieure de l'Ouest canadien négociés avec le Japon à au moins
185 $ US la tonne (FAB Vancouver)", a déclaré Mme Mohr. Les prix sont à 94 $
US. La raréfaction des stocks mondiaux de charbon cokéfiable déjà constatée à
la fin de 2007 s'est fortement accentuée à la suite des pluies torrentielles
au Queensland en Australie, provoquant des inondations de mines et la
réduction de la production des principaux exploitants. Les prix du charbon
thermique ont aussi monté en flèche en raison de la suspension pendant deux
mois des exportations de la Chine, situation attribuable aux tempêtes de neige
et des pannes de courant généralisées dans ce pays.
    Seul l'indice des produits forestiers a reculé en janvier. Les prix du
bois et des planches orientés ont reculé au-dessous du niveau des coûts de
production moyens dans de nombreuses régions de l'Amérique du Nord, ce qui a
contrebalancé les hausses de la pâte KBRN, du papier journal et du papier
satiné A (en augmentation de 60 $ US la tonne).
    Un emballement classique des prix du blé et de la canola se manifeste
présentement. Le prix du blé de printemps foncé du Nord à Minneapolis, un blé
à teneur protéique de 14 % qui détermine le cours vendeur à l'exportation du
blé de grade no 1 établi par la Commission canadienne du blé, a monté en
flèche en décembre, d'un niveau déjà rentable de 11,11 $ US le boisseau en
décembre à un sommet remarquable de 19,73 $ US au 15 février, plus de trois
fois le prix d'il y a un an, soit 5,51 $ US. La moyenne des prix pour la
période de 2000 à 2007 a été de 4,69 $ US.
    "Il est prévu que les stocks de blé de fin de campagne 2007-2008 au
Canada chuteront à 4,9 millions de tonnes, soit un creux inégalé des temps
modernes, à la suite de nombreuses années de piètres conditions de culture et
de forte demande pour la produits d'aliments et d'éthanol à base de blé
fourrager des Prairies", a expliqué Mme Mohr. "A la mi-février, la hausse des
exportations américaines a provoqué au département américain de l'Agriculture
une nouvelle baisse des prévisions des stocks de blé de fin de campagne aux
Etats-Unis au niveau le plus faible depuis 1947-1948 et, pour ce qui a trait
aux stocks mondiaux, au niveau le plus bas en 30 ans."
    Le cours vendeur à l'exportation établi par la Commission canadienne pour
le blé de grade no 1, à teneur protéique de 13,5 pour cent, a bondi de façon
exceptionnelle à 798 $ CAN la tonne le 8 février et, dans les trois derniers
mois, s'est maintenu bien au-dessus du sommet précédent de 416 $ CAN atteint
le 24 mai 1996. La moyenne des prix des deux campagnes agricoles précédentes
n'avait pas dépassé les 252 $ CAN. Il faut attribuer cette robustesse à la
vigueur de la demande mondiale, après plusieurs années de sécheresse en
Australie et des conditions de croissance sèches au Canada, en Ukraine et en
Russie.
    Il est probable que les prix du blé reculent légèrement ce printemps et
cet été, mais avec l'arrivée de nouvelles disponibilités, on s'attend que les
prix demeurent élevés pendant une assez longue période. Le département
américain de l'Agriculture prévoit une raréfaction des stocks de blé et de
céréales secondaires (céréales fourragères et riz) à la fin de 2007-2008 et
que le rapport stock-utilisation mondial baisse à un creux historique de 14
pour cent.

    Etudes économiques Scotia propose à sa clientèle une analyse approfondie
des facteurs qui façonnent l'avenir du Canada et de l'économie mondiale,
notamment l'évolution macroéconomique, les tendances des marchés de change et
des capitaux, le rendement des produits de base et de l'industrie ainsi que
les enjeux relatifs aux politiques monétaires, budgétaires et
gouvernementales.





Renseignements :

Renseignements: Patricia Mohr, Etudes économiques Scotia, (416)
866-4210, pat_mohr@scotiacapital.com; Bernard Boileau, Affaires publiques,
(450) 420-4595, bernard.boileau@banquescotia.com

Profil de l'entreprise

Banque Scotia

Renseignements sur cet organisme

Banque Scotia - Rapports économiques

Renseignements sur cet organisme


FORFAITS PERSONNALISÉS

Jetez un coup d’œil sur nos forfaits personnalisés ou créez le vôtre selon vos besoins de communication particuliers.

Commencez dès aujourd'hui .

ADHÉSION À CNW

Remplissez un formulaire d'adhésion à CNW ou communiquez avec nous au 1-877-269-7890.

RENSEIGNEZ-VOUS SUR LES SERVICES DE CNW

Demandez plus d'informations sur les produits et services de CNW ou communiquez avec nous au 1‑877-269-7890.