Lettre ouverte de Hayder Kadhim - Survivant de la fusillade au Collège Dawson le 13 septembre 2006



    MONTREAL, le 2 avr. /CNW Telbec/ -

    
    Avec la tentative du gouvernement Conservateur pour abolir le registre
    des armes à feu en introduisant un projet de loi au Sénat, je ne peux
    plus garder mon silence. Je ne suis ni un politicien, ni un expert en
    politique. Je suis un étudiant à l'université, qui vit au Canada, un pays
    auquel je suis fier d'appartenir. De nos jours, la crise économique est
    le problème principal en Amérique du Nord, si non dans le monde, mais
    aussi, nous vivons dans une ère où n'importe quelle forme de violence est
    généralement inacceptable.

    Je ne comprends pas quand les gens disent que ce n'est pas les armes à
    feu qui tuent des humains, c'est les humains qui tuent des humains.
    Quelqu'un sans arme à feu a une bien moindre chance de tuer dans les
    mêmes nombres que quelqu'un avec une arme à feux ne le peut.

    Le 13 septembre 2006, j'ai moi-même été victime des actes violents d'un
    tireur fou armé qui a ouvert le feu sur le Collège Dawson. Je me répète,
    il était un tireur fou ARME. Sans armes, ses intentions d'infliger le mal
    auraient été presque insignifiantes.

    Malheureusement, le processus de prévention d'achats d'armes à feu n'a
    pas été suffisant pour l'empêcher d'acquérir trois fusils, un Berretta
    Storm semi-automatique, un shotgun et un handgun. Cela dit, il m'a tiré
    trois fois avec son semi-automatique, ainsi que 17 autres personnes.
    Nous, étant victimes et étudiants témoins de la tragédie, avons tous
    souffert et continuons à souffrir physiquement ou psychologiquement.

    Mon corps a reçu une balle qui a traversé mon mollet gauche, la cicatrice
    foncée toujours présente me rappelle ce qui est arrivé ce jour-là. J'ai
    toujours la douleur dans mon cou où une balle reste logée. Les docteurs
    ne pouvaient pas l'enlever à cause de la proximité de celle-ci à ma
    colonne vertébrale. J'ai aussi des fragments de balles qui restent dans
    mon crâne.

    Evidemment, Dieu existe. Et avec Sa volonté, j'ai survécu. Mais comme
    nous le savons tous, une bonne amie, Anastasia de Sousa, n'a pas pu
    survivre. Ce n'est pas avec l'aisance que je le dis comme il me fait mal
    de perdre quelqu'un dont la mémoire me rappelle toujours de bons
    souvenirs ainsi que la joie qu'elle a apportée à nos vies.

    Mais ce qui me blesse encore plus est la position prise par le
    gouvernement fédéral pour affaiblir les lois contre les armes à feu dans
    notre pays et démonter le registre des armes à feux. Quel que soit les
    problèmes du registre, il est bien entendu qu'aujourd'hui, il est bien
    géré.

    Pourquoi détruire quelque chose mis en place à la suite de la fusillade à
    la Polytechnique en 1989, qui a laissé 14 femmes mortes ? Les députés à
    notre Parlement n'ont-ils pas des enfants et des familles qu'ils veulent
    avoir dans un pays sécuritaire ?

    Alors que beaucoup de personnes ont perdu leurs emplois récemment, est-ce
    vraiment le temps pour notre gouvernement canadien de proposer une loi au
    Parlement qui affaiblirait nos lois contre les armes à feu ? Selon moi,
    c'est irrespectueux envers toutes les victimes d'armes à feu, les
    survivants et leurs familles de voir ce que ce gouvernement propose de
    faire à nos lois contre les armes à feu.

    Après la fusillade en 2006, j'ai écrit une lettre au Premier ministre
    Stephen Harper pour repenser les plans de son parti conservateur quant au
    contrôle des armes à feu. Il a ignoré mon appel. Son message était
    clair. Clairement, il n'y a aucun but de communiquer avec notre
    gouvernement. Donc nous avons commencé à parler aux partis de
    l'opposition, en espérant avoir un vote unanime contre n'importe quelle
    projet de loi qui proposerait d'affaiblir les lois contre les armes à
    feu et abolir le registre. Les partis d'opposition nous ont promis leur
    soutien. Apparemment, il me semble que les promesses ne sont pas gardées.

    Je demande à tous les partis d'opposition d'honorer leurs engagements
    envers nous. Et encore une fois, je demande à M. Harper et à ses
    Conservateurs d'imaginer un moment que quelqu'un près d'eux était une
    victime de violence d'armes à feu. Se sentiraient-ils de la même façon
    envers leur vision du contrôle des armes à feu ? Comme toujours, je suis
    ouvert à la réponse de notre Premier ministre.
    




Renseignements :

Renseignements: Wissam Allaif, Yacine Hadj-Henni, (514) 658-2897, (514)
969-6510

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