Lettre ouverte: Christian Lévesque, candidat à la direction de l'Action démocratique du Québec, réplique aux propos de Réjean Parent sur le testament politique de François Legault, tels que rapportés dans un texte de la Presse canadienne paru samedi dans plusieurs journaux, dont La Presse et Le Soleil



    MONTREAL, le 30 juin /CNW Telbec/ -

    
    Montréal, le 29 juin 2009

    Monsieur Réjean Parent
    Président de la Centrale des syndicats du Québec

    J'ai lu vos propos concernant le testament politique de monsieur François
    Legault. Vous l'accusez, sans ménagement, de colporter un mantra
    néolibéral en plaidant pour une augmentation de la productivité et de la
    remise en question des vaches sacrées. Vous en avez sur la nécessité
    d'accroître l'efficacité des écoles et des hôpitaux. Votre argumentaire
    repose sur le fait qu'il y a un essoufflement de nos ressources humaines
    et que les gens travaillent plus que ce qu'on leur demande. Vous dites,
    sans nuances, que le monde est en train de mourir au travail et on parle
    de gains de productivité.

    Alors, selon vous, nous ne pouvons pas améliorer l'efficacité et la
    productivité de nos réseaux publics de santé et d'éducation, car le
    personnel est, déjà, au bout de ses forces. Il n'est pas possible d'en
    tirer davantage. Permettez-moi d'en profiter pour élargir le débat,
    monsieur Parent : il ne vous est jamais venu à l'idée que le problème est
    peut-être ailleurs, qu'il s'agit d'un problème de gestion.

    C'est là une vache sacrée que personne ne veut aborder au Québec. Nos
    hauts fonctionnaires ont perdu le contrôle de nos réseaux. Il est clair
    qu'ils sont dépassés par les événements. Et qui en souffre? Tout le
    monde : les bénéficiaires, les employé(e)s et les contribuables. Il est
    irresponsable pour un gestionnaire de faire travailler des employé(e)s
    dans de telles conditions. Une organisation qui abuse de ses ressources
    humaines hypothèque la qualité des services à la clientèle. Tôt ou tard -
    mais inévitablement - l'organisation va devoir déclarer forfait.

    Et cela, je le sais, et ça m'inquiète. Les Québécois(e)s aussi le savent.
    Ils veulent des solutions. Ma conclusion et ferme conviction est que nos
    réseaux de la santé et de l'éducation ne sont pas gérés, mais qu'il est
    possible de le faire en changeant nos façons de faire. Nous devons
    réorganiser la gestion de nos réseaux publics afin d'en augmenter
    l'efficacité et la productivité au bénéfice des usagers, du personnel et
    des Québécois(e)s.

    Cela est possible. Les vaches sacrées, monsieur Parent, c'est quand nous
    ne pouvons plus discuter. C'est quand l'utilisation d'un mot devient un
    tabou, déclenchant tout de suite une riposte démesurée. Cela fait trop
    longtemps qu'il n'y a plus de débats publics au Québec. Je crois qu'il
    faut, au contraire, avec courage et conviction, discuter de la situation
    de nos services publics. Il n'est plus possible de continuer comme nous
    le faisons sans mettre en péril notre avenir, individuellement et
    collectivement.

    Il nous faudra bien, un jour, mettre sur la table la situation réelle de
    nos réseaux publics, les enjeux et les solutions. Il faudra bien que nous
    en discutions avec les Québécois(e)s et prendre, ensemble, en toute
    connaissance de cause, les solutions qui s'imposent. Faire l'autruche
    comme le fait le gouvernement libéral n'est pas une solution. Cela fait
    partie du problème. Ne pas toucher aux vaches sacrées que sont les
    programmes sociaux et les solutions mur à mur si chères au PQ, cela ne
    l'est pas davantage.

    En matière de santé et d'éducation, nous devrons ajuster l'offre de
    services en fonction de la demande des Québécois(e)s et notre capacité,
    collective, de payer. Pour ma part, je vous le dis, je crois fermement à
     un réseau public de santé et d'éducation, efficace et productif, avec
    des employé(e)s de l'Etat qui seront respectés, parce que les personnels
    seront mieux gérés.

    Le premier élément de la solution est de redonner aux dirigeant(e)s de
    nos établissements, les moyens d'agir. Et ceux-ci reposent sur la
    capacité qu'ils auront de gérer leur budget, leurs revenus et leurs
    dépenses. Nous devons mettre un terme à la méthode dépassée, mais
    toujours utilisée, des budgets fermés établis par un ratio de la
    population à desservir.

    La solution repose sur le principe de la liberté de choix des
    citoyen(ne)s et une saine gestion du réseau. Les principaux éléments sont
    les suivants :

    1. Un réseau de santé public fort, efficace et productif. Le privé
viendrait en complément, selon la décision des individus et conformément à nos
valeurs de liberté. Cependant, tous les contribuables, sans exception, devront
contribuer, par leurs impôts, au régime public. Il n'y aura pas de médecine
publique à deux vitesses servant deux classes de citoyen(ne)s.

    2. Le régime devra être géré selon les grandes lignes suivantes:

       a. Nous créerons une société de gestion des hôpitaux et des
          établissements de santé

       b. Les gestionnaires auront le contrôle des revenus et des dépenses

       c. Ce sont les citoyen(ne)s qui décideront où iront les budgets
          puisque la carte d'assurance-maladie de la Régie deviendra une
          carte paiement (les fonds suivront les soins reçus par le patient)

      d. Ce sont les établissements qui rémunéreront les médecins et qui
         géreront les besoins et les affectations (il y aura obligation pour
         les médecins de faire un minimum de services professionnels dans le
         réseau public)

      e. Nous réglerons le problème des pénuries de personnel par des
         stratégies appropriées à chaque catégorie d'emploi puisque les
         problématiques sont différentes. Pour les médecins et les
         spécialistes, nous lèverons les quotas et les plafonds
         d'intervention des chirurgies.

    Je ne prétends pas avoir la solution parfaite. Dans cette perspective, je
    vous invite au dialogue et surtout à garder les portes ouvertes. Nous
    devons, ensemble, avoir la responsabilité de trouver des solutions
    réalistes aux problèmes de nos services publics et cela aux bénéfices des
    contribuables et de vos syndiqué(e)s.

    L'avenir du Québec le commande.

    Christian Lévesque
    Candidat à la direction de l'Action démocratique du Québec
    




Renseignements :

Renseignements: Ariane M. Gauthier, Responsable des communications,
(418) 956-5332, ariane.gauthier@christianlevesque.net

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