Les universités plaident en faveur du respect de leur responsabilité en matière de gouvernance



    MONTREAL, le 14 nov. /CNW Telbec/ - La Conférence des recteurs et des
principaux des universités du Québec (CREPUQ) comparaît aujourd'hui devant la
Commission des finances publiques pour présenter les réactions et commentaires
des établissements universitaires concernant le projet de loi no 32, Loi
favorisant la gestion rigoureuse des infrastructures publiques et des grands
projets.
    Ce projet de loi fait partie d'un ensemble de projets de loi et règlement
actuellement en cours d'élaboration et qui ont été récemment commentés dans
les médias. Ces projets sont intimement liés et ils affecteraient grandement,
s'ils étaient adoptés, la capacité d'agir des universités québécoises.
    Malgré des objectifs parfaitement légitimes, que les universités
appuient, le gouvernement multiplie les niveaux d'autorisation et de contrôle.
Les dirigeants des universités québécoises sont convaincus que, dans le
contexte actuel de mondialisation et de concurrence à l'échelle
internationale, ces contrôles diminueront de façon importante la capacité des
universités de profiter des occasions qui se présentent à elles, sans pour
autant améliorer la qualité de la gouvernance ou de la gestion des
infrastructures universitaires.
    "Les universités québécoises sont favorables à la bonne gouvernance, à la
transparence et à l'imputabilité. Elles partagent les objectifs du
gouvernement en matière de gestion responsable des fonds publics. Cependant,
elles sont opposées aux moyens qu'il préconise pour assurer le respect de ces
principes", de déclarer la présidente de la CREPUQ, madame Heather
Munroe-Blum, principale et vice-chancelière de l'Université McGill.
    Les établissements universitaires québécois sont déjà très fortement
encadrés par des lois, règlements, décrets et protocoles tels que la Loi sur
les investissements universitaires, le Protocole d'entente sur le suivi des
projets d'investissements universitaires, la Loi sur l'Agence des partenariats
public-privé du Québec et la Loi sur les contrats des organismes publics. Tous
ces outils, de même que l'autorité morale du MELS et du gouvernement,
permettent déjà à ce dernier de superviser adéquatement les activités des
universités et de voir aux intérêts de l'Etat.
    Les universités québécoises sont prêtes à collaborer pleinement avec le
gouvernement, en particulier avec le MELS, dont elles relèvent, à mieux
informer encore ce dernier de leurs projets et de leurs pratiques en matière
de gestion et de bonne gouvernance.
    Ensemble, chaque année, les universités québécoises gèrent de façon
responsable des fonds qui s'élèvent à près de cinq milliards de dollars. Elles
peuvent donc affirmer que leur performance en matière d'administration de
biens et services publics se compare avantageusement à celle des autres
secteurs d'activité économique, et ce, en dépit du sous-financement chronique
auquel elles sont confrontées. "Il y a donc lieu que la bonne réputation des
établissements universitaires québécois soit protégée et soutenue
vigoureusement par les pouvoirs publics", de conclure madame Munroe-Blum.




Renseignements :

Renseignements: Daniel Zizian, Directeur général, (514) 288-8524, poste
201

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Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ)

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