Les travailleurs sociaux devant la commission sur les aînés - "Le respect envers les aînés ça ne se mesure pas au nombre de bains par semaine"



    MONTREAL, le 5 nov. /CNW Telbec/ - "Au Québec, depuis quelques décennies,
plus on vieillit moins nos droits civiques sont reconnus. L'Etat, la société
et les intervenants ont tendance à oublier que les personnes sont égales en
droit, sans égard à leur âge. Le respect d'une personne et de ses droits, ça
ne se mesure pas au nombre de bains par semaine. Je crois que nous avons tous
un sérieux examen de conscience à faire". C'est sur ces propos que le
président de l'Ordre professionnel des travailleurs sociaux du Québec,
M. Claude Leblond, a entamé la présentation du mémoire de l'OPTSQ dans le
cadre de la consultation publique sur les conditions de vie des personnes
aînées, aujourd'hui, à Montréal.
    Dans son mémoire, l'Ordre s'inquiète du fait que les personnes aînées
soient trop souvent considérées comme des objets de soins et non comme des
citoyens à part entière. L'Ordre se prononce également sur les abus de toutes
sortes dont sont trop souvent victimes les personnes âgées en réclamant une
approche de type tolérance zéro : "Nous sommes tous, individuellement et
collectivement, responsables du bien-être des personnes âgées. Nous proposons
donc à la ministre responsable de convier tous les intervenants qui oeuvrent
auprès de cette clientèle à signer une déclaration commune par laquelle ils
s'engageraient à respecter, en tout temps et en toutes circonstances, les
droits ainsi que la dignité des personnes âgées et à les reconnaître comme
citoyens de droit".
    La liberté de pouvoir mourir dignement, le moment venu, est aussi une
préoccupation pour l'OPTSQ : "L'humain n'est pas immortel et, en ce sens, il
faudra bien un jour faire un débat de société autour de cette question, débat
dans lequel les aînés devront trouver toute la place qui leur revient".
    D'autre part, l'Ordre se dit sensible aux revendications de l'Association
québécoise des retraités des secteurs publics et parapublics qui réclame plus
de protection contre les abus envers les personnes âgées. Cependant, l'OPTSQ
est d'avis qu'une loi sur la protection des aînés, sur le modèle de la Loi sur
la protection de la jeunesse, serait contraire à la reconnaissance du statut
de citoyen à part entière. "Les personnes âgées sont des adultes responsables.
Le jour où elles deviennent inaptes, des lois existent pour protéger leur
intégrité et leur patrimoine. Certaines personnes âgées, exploitées par des
proches, ne sont pas prêtes à poser des gestes de cassure avec ceux-ci. C'est
notre travail, en tant que professionnels, de les faire cheminer et de les
amener à comprendre l'importance de se faire respecter, mais ce n'est
certainement pas notre rôle de décider à leur place de mettre un terme à une
relation, encore moins d'initier des procédures légales à l'endroit d'un
proche, sans leur consentement", a précisé Claude Leblond.
    Bref, l'essentiel du message des travailleurs sociaux tient en quelques
mots : respect de la personne, respect de ses droits. En fait, il s'agit
d'organiser les soins et les services de façon à permettre aux personnes âgées
de vivre la vie qu'ils souhaitent vivre, non pas la vie que l'on pense être
bonne pour elles.
    Le président de l'Ordre professionnel des travailleurs sociaux du Québec
a ainsi conclu son allocution : "il serait trop facile de rejeter sur l'Etat
l'ensemble du blâme. En effet, l'Etat se comporte-t-il mieux ou moins bien que
l'ensemble de la société face aux personnes âgées? Se pourrait-il que,
collectivement, nous nous contentions de réclamer un bain par semaine pour nos
aînés et que nous fermions les yeux sur tout le reste? Nous avons tous, en
tant que professionnels et en tant que citoyens, un examen de conscience à
faire. Il faut revenir à la base et revoir nos façons de penser, nos façons
d'agir, en tenant compte du fait que nos aînés sont des personnes à part
entière, avec les mêmes droits que tous les autres citoyens".

    
    Dans le cadre de son mandat de protection du public, l'Ordre
    professionnel des travailleurs sociaux du Québec se donne comme mission :

    - de s'assurer de la qualité de l'acte professionnel de ses membres et
      de favoriser le maintien et le développement de leur compétence;

    - de promouvoir activement les mesures visant l'équité entre les
      citoyens, notamment des personnes et des groupes les plus à risque.

    L'OPTSQ regroupe plus de 7 000 travailleuses sociales, travailleurs
    sociaux, thérapeutes conjugaux et familiaux qui interviennent au
    quotidien auprès des personnes, des familles et des groupes vulnérables
    au plan socio-économique.
    Le rôle de la travailleuse sociale et du travailleur social est de
    répondre aux besoins psychosociaux et communautaires des individus, des
    familles et des collectivités afin de favoriser leur fonctionnement et
    leur développement social. La travailleuse sociale et le travailleur
    social cherchent à replacer la personne en équilibre dans son
    environnement. Les valeurs qui sous-tendent les activités
    professionnelles de la travailleuse sociale et du travailleur social sont
    le respect de la personne, de son autonomie, de sa dignité et de ses
    droits.
    




Renseignements :

Renseignements: Luc Trottier, Responsable des communications, OPTSQ,
(514) 943-1435

Profil de l'entreprise

Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec

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