Les travailleurs oubliés des hippodromes - Facilitateur demandé par la FC-CSN



    MONTREAL, le 8 mai /CNW Telbec/ - Dans l'incroyable saga des hippodromes,
qui dure depuis trois ans et demi, il ne fait pas de doute que les grands
oubliés de ce fouillis indescriptible demeurent les travailleurs.
    C'est pourquoi, dans la foulée du jugement rendu le 28 avril par la juge
Chantal Corriveau de la Cour supérieure, qui proroge le délai de vente des
actifs du propriétaire actuel des hippodromes (Montréal, Québec, Aylmer et
Trois-Rivières), soit Attractions hippiques, et reconduit son ordonnance
initiale du 26 juin 2008 au 3 juillet prochain, la Fédération du commerce
(FC-CSN) tient à faire le point.
    Dans son nouveau plan de restructuration, l'entreprise du sénateur Paul
Massicotte, qui s'est placée sous la protection de la loi sur les arrangements
avec les créanciers en juin dernier, désire en effet vendre ses actifs pour se
concentrer sur les hippoclubs. Ceux-ci diffusent actuellement sur écrans
géants des courses ayant lieu à l'extérieur du Québec. Les hommes de chevaux
du Québec, qui par la force des choses demeurent inactifs, sont en furie,
tandis que les travailleurs, inquiets pour leur avenir, ne savent plus où
donner de la tête.

    Bourbier juridique

    La FC-CSN, à laquelle sont affiliés les trois syndicats de l'hippodrome
de Montréal (restauration, entretien, loteries et guichets), représente 150
personnes. En tout, ils sont près de 300 travailleurs à oeuvrer dans les
quatre hippodromes et les hippoclubs. Ceux-ci revendiquent le droit de se
faire entendre dans cet imbroglio. Dans un premier temps, le président de la
fédération, Jean Lortie, exhorte le gouvernement à nommer au plus tôt un
facilitateur qui pourrait rapprocher les parties, tout en les extirpant du
bourbier juridique dans lequel elles semblent s'enfoncer.
    M. Lortie précise : "Nous souhaitons que le ministre des Finances,
Raymond Bachand, fasse preuve d'initiative en désignant un facilitateur qui
aurait pour mandats, notamment, de trouver des solutions pour éviter une voie
juridique sans fin et de préserver les emplois. Très insécures, les
travailleurs font les frais de l'incapacité du propriétaire à relancer les
opérations. Les solutions à venir ne doivent pas occulter les problèmes
occasionnés par le jeu au Québec mais elles doivent tout de même protéger les
conditions de travail des employé-es, durement acquises."
    Au nom des deux présidents de syndicats, dont celui du Syndicat des
travailleuses et des travailleurs de l'hippodrome de Montréal (FC-CSN) qu'il
préside, Luc Steben exprime toute la bonne volonté des travailleurs à relancer
l'entreprise : "Nous ne voulons pas rester dans l'angle mort de tous ceux qui
se bagarrent. Nous refusons qu'on nous oublie. Etant coincés dans cette
tourmente, nous réitérons malgré toute notre volonté de collaborer à tout
projet de relance susceptible de nous garantir des emplois qui protègent nos
acquis." Les présidents des syndicats souhaitent d'autre part que les
travailleurs puissent bénéficier éventuellement de programmes d'aide ayant
trait à la formation ou à la qualification.

    Rien ne va plus

    Par la voix du ministre des Finances de l'époque, Michel Audet, le
gouvernement du Québec avait annoncé, le 14 décembre 2005, qu'il choisissait
Attractions hippiques pour devenir l'unique propriétaire des quatre principaux
hippodromes. L'entreprise du sénateur Massicotte avait acquis ces derniers et
les hippoclubs pour un million de dollars alors que leur estimation était de
15 fois supérieure. Une pluie de millions devait alors tomber sur ces
infrastructures et permettre de relancer l'industrie des courses, tandis que
l'hippodrome de Montréal (anciennement Blue Bonnets) devait déménager dans la
couronne Nord de la ville.
    Les syndiqués, âgés en moyenne d'une cinquantaine d'années, comptent
approximativement 25 ans d'expérience. Ils ne peuvent compter sur une aucune
prime de départ et, dans certains cas, pas même sur un fonds de pension.
    Au cours des prochains jours, les présidents de la fédération et des
syndicats communiqueront avec le ministre Bachand pour lui demander
formellement de nommer un facilitateur dans ce dossier.




Renseignements :

Renseignements: Benoit Aubry, Service des communications de la CSN,
(514) 704-3297 (cellulaire); Source : Confédération des syndicats nationaux


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