Les travailleurs de la raffinerie Shell de Montréal donnent un mandat de grève à leur syndicat



    MONTREAL, le 6 sept. /CNW Telbec/ - Réunis en assemblée générale hier
soir, les membres de la section locale 121 du Syndicat canadien des
communications, de l'énergie et du papier (SCEP-FTQ), ont voté dans une
proportion de 89% en faveur d'un mandat de grève. Ce vote intervient alors que
les négociations sont au point mort entre les parties. La convention
collective est échue depuis le 31 janvier 2007 et les parties sont
présentement en conciliation après plus de 26 rencontres.

    Attaques en règle contre le syndicat

    "Ce n'est pas une question d'argent. Nos membres en ont plutôt contre une
série de concessions exigées par l'employeur", a indiqué Jean-Claude
Rocheleau, président de la section locale 121. Au nombre de ces concessions
mentionnons les nombreuses attaques contre le syndicat dont notamment la
réduction et prise de contrôle de 50% du temps du poste de représentant
syndical à la prévention en santé et sécurité, la même réduction et même prise
de contrôle pour le poste de président ainsi que la réduction d'un poste de
délégué syndical. L'employeur veut aussi réduire les espaces alloués pour le
bureau syndical. Espaces qui sont alloués depuis plus d'une dizaine d'années.
Le poste de représentant à la prévention est un poste de la plus grande
importance pour assurer la sécurité tant des travailleurs que de l'ensemble
des installations et de la population. Ce qui est important de comprendre,
c'est que le fait que ce poste soit rattaché au syndicat assure une
indépendance au travailleur qui occupe cette fonction. "Qu'adviendra-t-il de
cette indépendance lorsque ce sera l'employeur qui contrôlera son travail ?",
questionne M. Rocheleau.

    Concessions importantes

    Le syndicat déplore les nombreuses demandes de concessions patronales. Au
nombre des attaques de l'employeur, mentionnons celles relatives au salaire
des travailleurs, au système de travail (progression) ainsi qu'à plusieurs
clauses de la convention collective, et ce, malgré les milliards de profits
que la compagnie engrange chaque année.

    Coupures de postes

    La compagnie cherche à économiser 9 millions de dollars par année sur le
dos des travailleurs en voulant abolir 10 postes de travail (62 opérateurs).
"Doit-on rappeler qu'une raffinerie, ce n'est pas un endroit où on peut se
permettre de prendre des risques et avec 62 opérateurs en moins, ça pourrait
affecter la sécurité au quotidien.", a commenté M. Rocheleau.

    On repassera pour la conciliation travail-famille

    La compagnie refuse de parler de l'ensemble des demandes syndicales entre
autre celles portant sur la conciliation travail famille. L'employeur s'est
aussi attaqué aux congés de maternité en profitant de la mise en place du
nouveau Régime québécois d'assurance parentale (RQAP) pour réduire sa
contribution aux bonifications qui étaient offertes auparavant avec
l'assurance-emploi. Au lieu de s'ajuster aux nouvelles dispositions du RQAP et
d'améliorer la durée du congé, Shell a tout simplement récupéré l'argent.
"Pour un employeur qui se vante de privilégier la conciliation
travail-famille, on a déjà vu mieux", a déploré M. Rocheleau.

    Communication inexistante

    La négociation n'est pas la seule à écoper de l'intransigeance de la
compagnie, les relations de travail au quotidien sont dans un aussi piètre
état. A titre d'exemple, mentionnons que l'employeur ne participe plus à
aucune rencontre patronale-syndicale pour régler les problèmes au quotidien
(comité de relations de travail, griefs, etc.). Aussi, plus de 2400 griefs
sont présentement en cours alors que l'usine emploie un peu plus de 300
travailleurs et travailleuses!
    "Ce qui est clair pour nous, c'est que Shell Canada tente de nous casser.
Qu'une compagnie de cette envergure, dotée des moyens financiers qu'on lui
connaît, se comporte de cette manière, c'est tout à fait inacceptable", a
conclu M. Rocheleau.
    Les dirigeants syndicaux étudient présentement diverses actions et
mesures qui seront mises en place dans les prochains jours et semaines. La
raffinerie Shell est située dans l'Est de Montréal alimente notamment
l'aéroport de Montréal, les bateaux du Grand Nord, les Indépendants et
stations-service.




Renseignements :

Renseignements: Jean-Claude Rocheleau, président, section locale 121,
(514) 983-4547; Marie-Andrée L'Heureux, représentante nationale, (514)
916-7373

Profil de l'entreprise

Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier

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