Les travailleurs de la Chambre des Communes dénoncent leurs conditions de travail



    OTTAWA, le 18 juin /CNW Telbec/ - Plus tôt aujourd'hui, des travailleuses
et travailleurs de la Chambre des Communes se sont présentés au bureau du
président de la Chambre, Peter Miliken, afin de déposer une pétition signée
par quelque 300 employé-e-s de la Chambre, après qu'il eût refusé de les
rencontrer et d'entendre leurs revendications sur les conditions de travail
déplorables auxquelles ils sont soumis.
    Ces membres de l'Alliance de la Fonction publique du Canada (AFPC) sont
actuellement en négociation pour le renouvellement de leurs conventions
collectives. Quatre groupes sont touchés : les opérateurs et opératrices de
scanographe, les employé-e-s de l'exploitation (cuisine, entretien, etc), les
membres du groupe des comptes rendus et du traitement de texte et du groupe
des services postaux. Au total ce sont plus de 400 employés qui sont
représentés par l'AFPC.
    "Chacun d'entre-nous vit des frustrations constantes en ce qui concerne
nos horaires," explique le président de la section locale de l'AFPC, Serge
Séguin, lui-même opérateur de scanographe. "Il n'y a aucun processus clair
quant à l'assignation des heures de travail. On ne sait jamais quand et à quel
moment on va travailler et pourquoi untel a obtenu des heures et pas un autre.
Nos collègues des cuisines et des comptes rendus de leur côté n'ont aucune
sécurité de revenu et peuvent être renvoyés à la maison sans aucun préavis."
    Le syndicat demande que l'employeur instaure des règles claires et
transparentes quant à l'attribution des horaires afin que tous puissent être
traités de façon juste. Il demande aussi que le nombre d'années de service
soit reconnu pour l'attribution des horaires. Ce n'est pas la première fois
que le syndicat tente d'obtenir ces changements, changements qui ont été
appuyés par la Commission des relations de travail durant la dernière ronde de
négociation. Mais la direction de la Chambre des Communes fait toujours la
sourde oreille aux revendications de ses employé-e-s.
    "Cela fait des années qu'on nous dit que des conditions de travail
précaires sont la seule façon d'assurer le fonctionnement de ce parlement,
explique Bob Beauchamp, vice-président régional de l'Elément national de
l'AFPC et chauffeur sur la colline depuis plus de 30 ans. Mais nous avons
démontré maintes et maintes fois que de nombreuses fonctions publiques au
Canada ont adopté des modes de fonctionnement qui respectent les travailleurs
et travailleuses, sans mettre en péril la bonne marche de l'institution. Il
est temps que nos politiciens, qui administrent la Chambre des Communes,
forcent la direction à nous accorder des conditions de travail décentes."
    En vertu de la Loi sur les relations de travail au parlement, les membres
de l'AFPC à la Chambre des Communes n'ont pas le droit de grève. Ils peuvent
toutefois recourir à l'arbitrage. Ces travailleuses et travailleurs sont
responsables de l'opération des scanographes, des services d'exploitation
(entretien, imprimerie, transport, messagerie, métiers et restauration), des
comptes rendus des débats de la Chambre des Communes et des services postaux.
Les trois premiers groupes ont demandé l'arbitrage, alors que les négociations
pour le groupe des services postaux sont dans une impasse.




Renseignements :

Renseignements: Pierre Lebel, AFPC, (819) 777-4647, (613) 293-4663


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