Les technologies médiatiques font de bons serviteurs, mais de mauvais maîtres?



    OTTAWA, le 15 oct. /CNW Telbec/ - Messageries instantanées. Cybercaméras.
Téléchargement de musiques et de films. Cellulaires avec appareil photo
intégré. Blogues. La prolifération de technologies électroniques nouvelles a
des répercussions vastes et profondes sur les enfants et les familles, selon
un nouveau document de la série Tendances contemporaines de la famille,
intitulé "Bons serviteurs, mais mauvais maîtres : Les médias électroniques et
la famille", publié aujourd'hui par l'Institut Vanier de la famille.
    L'auteur Arlene Moscovitch passe en revue la recherche actuelle issue du
Canada et d'ailleurs, afin de documenter l'explosion des technologies
médiatiques et leur omniprésence dans nos vies quotidiennes.

    
    - Les jeunes passent près de six heures et demie par jour en compagnie
      des médias, souvent avec deux médias ou plus en simultané.
    - Les enfants d'âge préscolaire affichent la plus rapide croissance du
      nombre d'utilisateurs d'Internet.
    - Aux Etats-Unis, près de 70 % des enfant de moins de deux ans passent
      environ deux heures par jour à regarder des émissions télé ou des
      vidéos.
    - Presque tous les enfants de la 4e année du primaire au Secondaire V ont
      accès à un ordinateur à domicile; plus de 60 % ont un accès Internet
      haute vitesse, et presque 70 % ont accès à un téléphone cellulaire.
    - Le budget publicitaire annuel visant les jeunes consommateurs dépasse
      les 2 milliards de dollars; on calcule que les enfants voient chaque
      année plus de 40 000 publicités, à la seule télévision.

    Bien que les technologies médiatiques soient porteuses de bienfaits en
termes d'apprentissage et de divertissement, et aident souvent les familles à
demeurer en contact, le rapport relève plusieurs sources d'inquiétude :

    - Les grands utilisateurs, quel que soit leur âge, consacrent moins de
      temps à leur conjoint, à leurs enfants et à leurs amis.
    - Les chercheurs craignent que chez les enfants en très bas âge, une
      surexposition aux médias n'entraîne des problèmes d'attention,
      d'agressivité et de déficits cognitifs.
    - A un moment où les taux d'obésité et de diabète infantiles montent en
      flèche, environ 97 % des publicités alimentaires diffusées au cours des
      émissions destinées aux enfants sont pour des gâteries à teneur élevée
      en sucre, en sel et en gras.
    - De nombreux parents s'inquiètent de voir leurs enfants passer tant
      d'heures en ligne, et s'inquiètent aussi des contenus auxquels ils sont
      exposés.

    Pour éviter que ces serviteurs ne deviennent nos maîtres, Moscovitch met
de l'avant quelques lignes directrices à l'intention des parents :

    - mettre en place des règlements convenant à l'âge des enfants et
      négocier les limites de l'utilisation des médias;
    - aider les enfants à savoir décoder les médias et à développer une
      pensée critique à cet égard;
    - présenter soi-même un bon exemple; et
    - créer des groupes de parents voués à la protection des enfants.
    

    De plus, affirme-t-elle, la société elle-même doit, dans une certaine
mesure, se responsabiliser en adoptant des lois et des politiques pour
protéger les enfants, qui sont vulnérables aux messages qui les bombardent au
quotidien, ainsi qu'un code de déontologie pour les professionnels des médias.
    Clarence Lochhead, directeur exécutif de l'IVF, soutient ce point de vue.
"Il nous faut mettre en place une atmosphère culturelle qui contribue
activement au bien-être des enfants et des familles, plutôt que de leur nuire.
Certains aspects des technologies médiatiques sont devenus des enjeux relevant
de la santé publique. Il est temps d'initier un débat public sur les
meilleures façons de protéger nos enfants de leurs effets nocifs."

    www.vifamily.ca/newsroom/press_oct_15_07_fr.html (Sommaire)
    www.vifamily.ca/library/media07_fr.html (Document complet)

    Fondé en 1965, l'Institut Vanier de la famille est un organisme
indépendant de recherche et d'éducation. Sa mission est d'assurer une
direction afin de permettre une prise de conscience sur l'importance et les
forces des familles canadiennes, les défis auxquels elles sont confrontées
ainsi que sur la diversité qui les caractérise aux plans structurel,
démographique, économique, culturel et social.




Renseignements :

Renseignements: Alan Mirabelli, Associé exécutif, (613) 228-8500,
amirabelli@ivfamille.ca

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