Les soins structurés peuvent prévenir neuf décès sur dix dus à un AVC à l'hôpital selon une étude canadienne



    NOUVELLE-ORLEANS, LA, le 21 fév. /CNW Telbec/ - Neuf décès sur dix
survenant à l'hôpital dans la première semaine qui suit l'accident vasculaire
cérébral pourraient être évités si des soins structurés étaient disponibles.
Voilà la conclusion surprenante d'une nouvelle recherche fondée sur les
données du Registre du Réseau canadien contre les accidents cérébrovasculaires
présentée aujourd'hui à l'International Stroke Conference.
    C'est la première fois que les données ont permis de démontrer un lien
aussi évident entre les soins structurés - l'accès à la physiothérapie et à
l'ergothérapie, l'évaluation par une équipe spécialisée ou l'admission dans un
service spécialisé - et le décès à l'hôpital du patient victime d'un AVC.
L'étude portait sur 3 631 patients admis dans 11 hôpitaux canadiens pour un
accident ischémique cérébral de juillet 2003 à mars 2005.
    Ajusté en fonction de l'âge, du sexe et de la gravité de l'AVC, le taux
de mortalité des personnes recevant des soins structurés était de 2 % à
sept jours, comparé à 22,5 % chez les patients qui ne recevaient pas de soins
structurés. Le taux 30 jours après l'AVC était de 6,3 % et 28,1 %,
respectivement, et celui un an après l'AVC était de 17,9 % et 34,7 %.
    "Voilà une illustration éloquente des bienfaits qu'ont les soins
structurés pour les patients victimes d'un AVC", dit le Dr Gustavo Saposnik,
qui dirigeait la recherche. Dr Saposnik est un chercheur du Réseau canadien
contre les accidents cérébrovasculaires qui travaille à l'hôpital
St. Michael's de Toronto. "C'est un sujet vivement débattu dans le milieu des
soins de l'AVC alors que les hôpitaux s'emploient à organiser leurs services
pour répondre aux besoins des patients. Il est souvent difficile de comprendre
qu'un "service de l'AVC" et la "physiothérapie" sont des traitements au même
titre qu'une intervention pharmacologique ou chirurgicale tel un pontage ou
une appendicectomie."
    L'étude démontre, en outre, qu'à des niveaux croissants de soins
structurés correspondent des taux de survie de meilleurs en meilleurs. Et que
même si les patients qui reçoivent des soins d'un niveau supérieur subissent
des AVC plus graves, leurs résultats de santé sont toujours meilleurs.
    "Les conclusions de cette étude devraient être une invitation à l'action
lancée à tous les ministères de la santé et autorités sanitaires régionales",
dit Elizabeth Woodbury, directrice exécutive de la Stratégie canadienne de
l'AVC, une initiative conjointe du Réseau canadien contre les accidents
cérébrovasculaires et de la Fondation des maladies du coeur du Canada. La
Stratégie canadienne de l'AVC est une initiative nationale visant à
réorganiser et à améliorer la prévention, les soins et la réadaptation de
l'AVC.
    Selon le Dr Antoine Hakim, directeur scientifique du Réseau, les données
publiées aujourd'hui constituent "une justification puissante" du bien-fondé
d'une Stratégie canadienne de l'AVC. "Alors que personne ne s'étonne
aujourd'hui qu'une crise cardiaque soit traitée comme une urgence et qu'un
hôpital dispose d'un service de cardiologie, cette recherche démontre qu'il
faudrait mettre le même système sur pied pour les personnes victimes d'un AVC
partout au pays."
    "Ensemble nous appuyons le développement de soins d'AVC organisés dans
chaque province, dit Sally Brown, première dirigeante de la Fondation des
maladies du coeur du Canada. Nous nous efforçons de faire de ces résultats de
recherche une réalité pour chaque Canadien et chaque Canadienne."
    Le Registre du Réseau canadien contre les accidents cérébrovasculaires
est la plus importante banque de données cliniques sur les patients d'AVC en
phase aigue.

    A propos du Réseau canadien contre les accidents cérébrovasculaires
    (www.accidentscerebrovasculaires.ca)

    Le Réseau canadien contre les accidents cérébrovasculaires (RCCACV)
compte plus de 100 éminents scientifiques et cliniciens dans 24 universités
canadiennes qui travaillent en collaboration sur divers aspects de l'AVC. Le
RCCACV, dont le siège est à l'Université d'Ottawa, inclut également des
partenaires de l'industrie, du secteur bénévole et des gouvernements fédéral
et provinciaux. Le Réseau canadien contre les accidents cérébrovasculaires, un
des Réseaux de centres d'excellence du Canada, est déterminé à réduire les
répercussions physiques, sociales et économiques des AVC sur la vie de chaque
Canadien et Canadienne et sur la société dans son ensemble.




Renseignements :

Renseignements: Cathy Campbell, Réseau canadien contre les accidents
cérébrovasculaires, (613) 558-6691 (cellulaire)

Profil de l'entreprise

Réseau canadien contre les accidents cérébrovasculaires

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