Les résultats de l'étude ADVANCE sur le diabète confirment qu'il n'existe aucun risque pour la santé



    Les résultats de la plus importante étude clinique sur les traitements du
    diabète montrent qu'un traitement intensif visant à diminuer la glycémie
    n'augmente pas le taux de mortalité

    MONTREAL, le 28 fév. /CNW Telbec/ - Des données de l'étude ADVANCE, qui
regroupe 11 140 personnes à haut risque souffrant du diabète de type 2, ne
montrent aucune preuve que le taux de mortalité augmente chez les participants
à qui on a administré un traitement intense de réduction de la glycémie.
    Ces données s'opposent à ceux de l'étude ACCORD, qui regroupait 10 251
personnes atteintes de diabète et dont le volet contrôle intensif de la
glycémie avait été interrompu 18 mois plus tôt que prévu à cause d'une revue
des données qui avait révélé que les patients qui recevaient un traitement
intensif de réduction de la glycémie présentaient un taux de mortalité plus
élevé. L'étude continuera, mais les patients seront transférés du volet de
traitement intensif (qui vise des niveaux A1c de (plus petit que) 6,0 %) au
volet moins intensif (qui vise des niveaux A1c de 7,0 à 7,9 %).
    "Contrairement à ce que nous avons pu constater dans l'étude ACCORD, une
revue rigoureuse des données préliminaires de l'étude ADVANCE par le Comité
pour la sécurité des données montre que la stratégie de traitement qui
consiste à abaisser la glycémie ne pose pas un plus grand risque pour nos
patients atteints de diabète de type 2, à déclaré le Dr Pavel Hamet, chercheur
principal canadien, membre du comité de gestion de l'étude ADVANCE, professeur
de médecine, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la génomique
prédictive de l'Université de Montréal et chef du service de médecine
génétique du Centre hospitalier de l'Université de Montréal. ADVANCE constitue
une étude historique et continuera comme prévu jusqu'à ce qu'elle soit
complétée. Les résultats nous fourniront des renseignements vitaux qui nous
aideront à réduire davantage les risques pour la santé associés au diabète de
type 2."
    Le diabète de type 2 augmente le risque de souffrir de nombreuses
complications, particulièrement de maladies cardiovasculaires, qui constituent
la principale cause de décès chez les diabétiques. Les études ADVANCE et
ACCORD ont toutes deux examiné les effets du contrôle intensif de la glycémie
et de la pression artérielle sur le risque de subir un événement
cardiovasculaire tel une crise cardiaque, un accident vasculaire cérébral ou
une maladie cardiovasculaire causant la mort chez les gens souffrant de
diabète de type 2. L'étude ADVANCE a rapporté avoir réussi à diminuer le taux
de mortalité global et celui lié aux événements cardiovasculaires dans le
volet contrôle intensif de la pression artérielle; les résultats ont été
publiés dans l'édition de septembre 2007 du journal The Lancet(1).
    Le volet traitement intensif des études ADVANCE et ACCORD visait à
obtenir des glycémies inférieures à celles recommandées dans les directives
propres aux traitements actuels puisque des études précédentes avaient suggéré
que la diminution de la glycémie au taux des adultes non diabétiques pouvait
réduire l'incidence des maladies cardiovasculaires chez les diabétiques.
    Dans l'étude ADVANCE, qui regroupe des gens de 20 pays dans le monde y
compris au Canada, le programme intensif de diminution de la glycémie visait à
réduire les niveaux d'hémoglobine A1c (un marqueur du contrôle à long terme de
la glycémie) à (plus petit ou égal à) 6,5 %. Le traitement comprenait un
médicament à base de sulfonylurée, un gliclazide à libération modifiée, pour
tous les patients, et nombre d'autres agents pour les patients incapables
d'atteindre la glycémie visée. L'étude ADVANCE a commencé en 2001 et les
patients ont été suivis pendant une moyenne de cinq ans.
    Puisque les objectifs en matière d'A1c sont similaires dans les études
ACCORD et ADVANCE et que le volet contrôle intensif de la glycémie de l'étude
ACCORD a été interrompu plus tôt que prévu, une analyse spéciale des données
de mortalité de l'étude ADVANCE a été réalisée par le Comité pour la sécurité
des données afin de déterminer si un tel risque accru de mortalité existait.
Ce comité a conseillé que les données ne fournissaient aucune confirmation du
risque de mortalité constaté dans l'étude ACCORD.
    Les chercheurs prenant part à l'étude ADVANCE ont confiance en leur
conclusion à savoir que le risque de mortalité accru observé pendant l'étude
ACCORD ne s'applique pas au volet glycémie de l'étude ADVANCE puisque
l'analyse a été basée sur une quantité de données de près du double de celle
de l'étude ACCORD ainsi que sur des résultats qui sont presque finaux.
    Les dernières visites aux patients ont été effectuées et la base de
données de l'étude ADVANCE est presque finalisée. Nous nous attendons à
obtenir les résultats définitifs sous peu, a déclaré le directeur de l'étude,
le Dr Anushka Patel du The George Institute de Sydney en Australie. Le comité
de surveillance des données et de l'innocuité a maintenant revu les résultats
qui sont complets à plus de 99 %. Pour cette raison, nous sommes sûrs que les
conclusions intérimaires constituent un aperçu fiable des résultats finaux."
    On s'attend à ce que les données finales de l'étude ADVANCE soient
prometteuses en matière de minimisation des risques; toutefois, de multiples
analyses sont requises avant de pouvoir tirer des conclusions relativement aux
effets du contrôle intensif de la glycémie sur les personnes atteintes.
L'étude ADVANCE en particulier fournira des données additionnelles. De plus,
l'équipe du Dr Hamet, en collaboration avec la compagnie Prognomix de
Montréal, effectue des études de génomique sur les risques de souffrir de
complications liées au diabète parmi cette unique cohorte de patients de
partout au monde.
    L'étude ADVANCE a été menée par un groupe participatif indépendant de
chercheurs en médecine soutenu par le National Health and Medical Research
Council of Australia et l'Institut de recherche international Servier. Les
résultats du volet contrôle de la pression artérielle de l'étude ADVANCE ont
été présentés à l'assemblée générale annuelle de la Société Européenne de
Cardiologie qui s'est tenue à Vienne en Autriche en septembre 2007. Les
résultats finaux du volet contrôle de la glycémie de l'étude ADVANCE sont
attendus plus tôt que prévu, d'ici la mi-2008.

    L'Université de Montréal forme, avec ses écoles affiliées, HEC Montréal
et l'Ecole Polytechnique, le premier pôle d'enseignement supérieur et de
recherche du Québec, le deuxième au Canada et l'un des plus importants en
Amérique du Nord. Sa faculté de médecine est la plus grande au Canada en
matière d'inscription des étudiants en plus d'être l'un des principaux centres
de recherche en santé du pays.

    Le Centre hospitalier de l'Université de Montréal offre des services
spécialisés et ultraspécialisés à une clientèle régionale et suprarégionale.
Il offre également, pour sa zone de desserte plus immédiate, des soins et des
services hospitaliers généraux et spécialisés. L'ensemble de ces services
contribue à l'enseignement, à la recherche et à l'évaluation des technologies
et des modes d'intervention en santé qui sont offerts dans une perspective de
réseaux intégrés. Le CHUM contribue également à la promotion de la santé en
continuité avec les services de première ligne. L'Hôtel-Dieu, l'Hôpital
Notre-Dame et l'Hôpital Saint-Luc forment le CHUM, dont les quelque 10 000
employés, 900 médecins, 350 chercheurs, 5000 étudiants et stagiaires, ainsi
que 800 bénévoles, accueillent plus d'un demi-million de patients par année.

    The George Institute for International Health est un organisme de
recherche en santé reconnu sur le plan international qui mène des recherches à
répercussions importantes dans une vaste étendue de domaines de la santé.
L'Institut est un chef de file en essais cliniques, en politique en matière de
santé et dans les domaines de renforcement des capacités.

    Prognomix est une société de biotechnologie basée à Montréal dont le
travail consiste à découvrir les signatures génétiques associées aux
complications du diabète de type 2. L'entreprise focalise ses efforts sur la
mise au point d'un essai de diagnostic moléculaire pour la détection des
risques de développer des complications rénales, oculaires, cardiaques,
cérébrales, vasculaires et autres propres au diabète.

    Le National Health and Medical Research Council of Australia est
l'organisme principal de l'Australie pour le soutien de recherche médicale et
en santé; pour le développement de conseils en matière de santé pour la
communauté australienne, les professionnels de la santé et le gouvernement; et
pour la fourniture de conseil sur les comportements éthiques en matière de
santé et dans la réalisation d'études médicales et sur la santé.

    L'Institut de recherche international Servier constitue le volet de
financement de la recherche de la société pharmaceutique française Servier.
Servier fabrique le gliclazide à libération modifiée (Diamicron(R) MR(MC)) et
la combinaison fixe de perindopril et d'indapamide (enregistrée sous les
dénominations commerciales suivantes : Preterax, BiPreterax, Preterax Forte,
Biprel, Noliprel, Noliprel Forte, Prelectal, Prelectal Forte, Predonium,
Noliprel, Coversyl Plus, Coversyl Comp, Coversum Combi, Armix Comb, Prestarium
Combi, Prestarium Plus).

    Référence :

    
    (1) Patel A, ADVANCE Collaborative Group; MacMahon S, Chalmers J, Neal B,
        Woodward M, Billot L, Harrap S, Poulter N, Marre M, Cooper M,
        Glasziou P, Grobbee D, Hamet P, Heller S, Liu L, Mancia G,
        Mogensen C, Pan C, Rodgers A, Williams B. Effects of a fixed
        combination of perindopril and indapamide on macrovascular and
        microvascular outcomes in patients with type 2 diabetes mellitus (the
        ADVANCE trial): a randomised controlled trial. Lancet.
        2007;370:829-40
    




Renseignements :

Renseignements: Muriel Haraoui (relations avec les médias anglophones),
HKDP Communications et affaires publiques, (514) 395-0375 poste 235,
mharaoui@hkdp.qc.ca; Genevieve Déry (relations avec les médias francophones),
HKDP Communications et affaires publiques, (514) 395-0375 poste 232,
gdery@hkdp.qc.ca; Sophie Langlois, Université de Montréal, (514) 343-7704,
sophie.langlois@umontreal.ca; Nathalie Forgue, Centre hospitalier de
l'Université de Montréal, (514) 890-8000 poste 14342


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