Les recommandations relatives au nouveau processus québécois d'évaluation des médicaments anticancéreux comportent d'importantes lacunes

L'absence de dispositions permettant aux patients d'exprimer leur opinion, la resoumission de thérapies ciblées précédemment refusées et la transparence sont citées

MONTRÉAL, le 1er juin 2011 /CNW/ - L'Association canadienne du cancer colorectal (ACCC) félicite le ministre de la Santé du Québec, Yves Bolduc, relativement aux recommandations du Rapport du Groupe de travail sur le processus d'évaluation des médicaments anticancéreux récemment publié. Toutefois, l'ACCC note que les recommandations comportent plusieurs lacunes importantes.

En effet, des dispositions permettant aux patients de faire valoir leur importante opinion font cruellement défaut dans le mandat et les recommandations. Contrairement au nouveau processus du pan-Canadian Oncology Drug Review [Examen pancanadien des médicaments oncologiques] (pCODR) adopté par les neuf autres provinces canadiennes, les recommandations ne prévoient pas de dispositions permettant aux patients d'exprimer leur opinion directement par l'intermédiaire d'un représentant ou d'un groupe de patients. Le pCODR prévoit en effet un processus établi offrant aux patients la possibilité de contribuer au processus d'évaluation.

« La possibilité d'influencer la façon dont les médicaments anticancéreux et les produits biologiques sont évalués est d'une grande importance pour les patients. En effet, cela leur permet de souligner leurs inquiétudes, et particulièrement de revendiquer leur droit à un accès équitable en temps opportun à des médicaments efficaces, droit qui devrait être au moins comparable à celui des patients du reste du Canada. Bien que nous soyons enchantés que le nouveau processus du Québec accorde une place à l'avis des oncologues dans le processus décisionnel, nous croyons qu'il est vital que l'organisme chargé de prendre des décisions qui peuvent littéralement constituer une question de vie ou de mort pour les personnes aux prises avec le cancer puisse bénéficier de l'opinion des patients. Cette contribution des patients doit être incorporée au processus de prise de décision », dit Barry D. Stein, président de l'ACCC.

La deuxième lacune, selon l'ACCC, est l'absence de dispositions qui permettraient la réévaluation, à l'aide du nouveau processus, des médicaments rejetés par le processus précédent. « Les changements apportés au processus sont un aveu tacite que l'ancien processus était déficient, ajoute M. Stein. Par conséquent, les personnes atteintes de cancer méritent que les traitements récemment rejetés soient réévalués à l'aide du nouveau processus et rendus disponibles s'ils respectent les normes du nouveau processus. »

L'ACCC s'inquiète également du fait que le nouveau processus québécois n'est pas transparent. Or, il est essentiel qu'il le soit en tous points. « Il s'agit de décisions vitales qui ont un impact majeur sur la vie des gens et qui influencent l'allocation de nos ressources de soins de santé, poursuit M. Stein. L'enjeu est majeur pour nous tous, c'est pourquoi le processus doit être le plus transparent possible. »

L'ACCC note que le Québec est considérablement en retard par rapport aux autres provinces canadiennes en matière de disponibilité de nouveaux traitements pour le cancer colorectal, particulièrement pour les patients en phase avancée de la maladie. Deux des plus récents traitements, Vectibix (panitumumab) et Erbitux (cetuximab), sont offerts dans sept provinces, mais ne le sont pas au Québec. Mis à part le Québec, seules l'Île-du-Prince-Édouard et la Nouvelle-Écosse ne financent pas ces traitements pour les personnes atteintes de cancer colorectal.

À propos de l'ACCC
L'Association canadienne du cancer colorectal (ACCC) est la principale organisation canadienne sans but lucratif dont la mission est de sensibiliser et d'informer les Canadiens au sujet du cancer colorectal, de soutenir les gens qui sont aux prises avec cette maladie et de plaider en faveur de sa prévention primaire, de programmes provinciaux visant son dépistage et d'un accès équitable et en temps opportun à des traitements efficaces afin d'améliorer le pronostic pour les personnes qui en sont atteintes. Pour de plus amples renseignements, visitez le www.colorectal-cancer.ca.

SOURCE ASSOCIATION CANADIENNE DU CANCER COLORECTAL

Renseignements :

Michelle Sylvestre, Directrice générale des opérations
Association canadienne du cancer colorectal
1.866.50.COLON (26566), 514.875.7745 poste 226
Courriel : michelles@colorectal-cancer.ca

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