Les Québécois ne font pas confiance au Premier Ministre Harper en matière de culture



    TORONTO, le 26 mai /CNW Telbec/ - Seule Elizabeth May, chef du Parti
vert, inspire moins confiance que Stephen Harper parmi les électeurs québécois
à qui on demande à quel chef ils feraient plus confiance pour gérer la culture
et l'identité canadiennes et québécoises dans le domaine de la radiodiffusion,
selon un nouveau sondage POLLARA dévoilé ce matin.
    Le sondage examine les attitudes et les attentes des Canadiens envers la
radiodiffusion publique, au moment même où la Société Radio-Canada est aux
prises avec un manque à gagner de 170 millions de dollars, et où Ottawa entend
revoir le budget de la SRC pour y trouver des coupures potentielles de jusqu'à
56 millions de dollars supplémentaires. Cette pression financière diminue la
capacité créatrice de la SRC, ainsi que sa programmation.
    Dans ce contexte, Pollara a trouvé que les Québécois croient que le
Premier Ministre Harper est voué à entraver la SRC. Cette croyance est plus
répandue parmi les Québécois que parmi les autres populations au pays, sauf
dans les provinces de l'Atlantique.

    
    - 70 pour cent des répondants québécois (63 pour cent à l'échelle
      pan-canadienne) sont d'accord que "le Premier Ministre Harper et le
      gouvernement Conservateur sont hostile envers la SRC et aimeraient
      diminuer la radiodiffusion publique au Canada."
    - 54 pour cent des répondants québécois (51 pour cent à l'échelle
      pan-canadienne) sont d'accord que le gouvernement Harper "a des
      intentions non-déclarées qui favorisent les radiodiffuseurs privés"
      quant à la SRC. 23 pour cent des Québécois ne sont pas d'accord, et 23
      pour cent ne savent pas.
    - 73 pour cent des Québécois sont d'accord que le niveau de financement
      de la radiodiffusion publique au Canada est révélateur du traitement
      que le gouvernement fédéral accorde au secteur culturel en général.

    "La bonne nouvelle est qu'en traitant la SRC de façon si dédaigneuse, M.
Harper nage à contre-courant de l'opinion publique" selon Ian Morrison,
porte-parole des Amis de la Radiodiffusion canadienne, groupe qui sert de
chien de garde en matière de radiodiffusion au Canada et commanditaire du
sondage.
    Seulement 22 pour cent des Québécois sont d'accord qu'il faudrait
privatiser et commercialiser la SRC, possibilité que M. Harper a déjà évoquée,
tandis que 65 pour cent sont en désaccord avec cette idée.
    Dans l'ensemble, les Canadiens croient que la SRC est sous-financée. Les
électeurs québécois partagent cet avis :

    - 71 pour cent des électeurs québécois sont d'accord que le financement
      actuel de la SRC est "insuffisant pour maintenir une identité et une
      culture canadiennes et québécoises uniques et dynamiques" vs. 68 pour
      cent dans l'ensemble du Canada.
    - Six Québécois sur dix (60 pour cent) croient qu'on devrait augmenter le
      financement de la SRC de 33 à 40 dollars par citoyen, tel que
      recommandé par le Comité permanent du Patrimoine canadien à la Chambre
      des Communes; un autre 17 pour cent croient que même cette augmentation
      serait insuffisante.
    - 46 pour cent des répondants québécois conseilleraient à leur député
      d'augmenter le niveau de financement actuel de la SRC; 35 pour cent lui
      diraient de maintenir le niveau actuel de financement, comparativement
      à 47 pour cent et 31 pour cent à l'échelle pan-canadienne.

    Les Québécois ont en commun avec leurs concitoyens à travers le Canada un
fort goût pour la radiodiffusion local et régionale.

    - Trois-quarts (74 pour cent) des Canadiens et des Québécois aimeraient
      voir une SRC plus forte dans leur région.
    - 72 pour cent des Québécois et 71 pour cent de l'ensemble des Canadiens
      sont d'accord qu'il faudrait bâtir une nouvelle SRC capable de fournir
      une programmation canadienne de grande qualité avec un contenu régional
      fort à travers le Canada.

    Les Québécois craignent plus que l'ensemble des Canadiens que les récentes
compressions financières à la SRC auront pour conséquence de réduire la
quantité de nouvelles locales et régionales (74 pour cent vs 66 pour cent).
D'autres faits saillants tirés du sondage Pollara des électeurs québécois :

    - 83 pour cent syntonisent une programmation quelconque de la SRC.
    - 80 pour cent disent que la performance de la SRC vis-à-vis de son
      mandat est bonne, très bonne ou excellente.
    - 87 pour cent croient que la SRC est importante en matière de protection
      de l'identité et de la culture canadiennes et québécoises.
    - 83 pour cent croit que la SRC est la mieux positionnée pour fournir une
      programmation canadienne et québécoise à la télévision.
    - 73 pour cent des Québécois croient que la SRC devrait être tenue la
      plus responsable d'assurer que la programmation canadienne maintienne
      son rôle en tant que partie intégrante de l'économie et de la culture
      du pays; 15 pour cent favorisent les radiodiffuseurs privés, 9 pour
      cent les entreprises de distribution par câble ou par satellite et 3
      pour cent les fournisseurs de contenu par Internet.
    - La vaste majorité des Québécois veulent mettre fin à a pratique voulant
      que le Premier Ministre choisissent lui-même les dirigeants de la SRC.
      84 pour cent croient que le conseil d'administration de la SRC devrait
      être nommé par un processus dépoliticisé et 83 pour cent croient que le
      Président devrait être nommé à travers un processus sans lien de
      dépendance politique.
    

    Les Amis ont engagé POLLARA pour sonder un échantillon choisi au hasard
de 3 361 Canadiens âgés de 18 ans ou plus. Le taux d'exactitude des données
régionales pour le Québec est de 4.97 pour cent, dix-neuf fois sur vingt. Le
taux d'exactitude des résultats pan-canadiens est estimé à +/- 1,69 pour cent,
dix-neuf fois sur vingt. Le sondage a eu lieu du 20 au 24 avril 2009.
    Les Amis de la radiodiffusion canadienne constituent un group chien de
garde dont la mission est liée à la promotion et à la préservation du contenu
canadien à la radio et à la télévision. L'organisme et indépendant des partis
politiques et de tous les radiodiffuseurs.

    Tous les détails sont disponibles à l'adresse suivante: www.friends.ca




Renseignements :

Renseignements: Jim Thompson, (613) 447-9592

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