Les proches aidants se sentent souvent menacés par les comportements d'un patient atteint de la maladie d'Alzheimer



    La Fondation d'Alzheimer pour les proches aidants au Canada invite les
    familles à demander de l'aide

    MONTREAL, le 13 janv. /CNW Telbec/ - Selon les résultats d'une nouvelle
enquête menée pour la Fondation d'Alzheimer pour les proches aidants au Canada
(FAPAC) auprès des personnes aidantes de patients atteints de la maladie
d'Alzheimer, des symptômes comportementaux tels que l'agitation et
l'agressivité sont fréquents chez leurs proches et ont un grand impact sur les
principales personnes aidantes, particulièrement lorsqu'elles se sentent
menacées ou qu'elles ont peur de ces comportements.
    "Lorsque des symptômes comportementaux font leur apparition, il est
évident que les proches aidants doivent faire face à de nombreux défis et
problèmes quant aux soins à court et à long terme à prodiguer. Demander de
l'aide, profiter des services de soutien offerts et prendre en considération
les interventions possibles peut faire toute la différence" déclare le
président de la FAPAC, Taras Rohatyn.
    La majorité des proches aidants interrogés dans le cadre de cette enquête
avaient remarqué de l'agitation et plus du tiers d'entre eux avaient été
témoins de comportements agressifs de la part de la personne atteinte de la
maladie d'Alzheimer dont elles s'occupent. Les proches aidants ont également
mentionné dans une forte proportion de la désorientation et des sautes
d'humeur. De plus, près du quart (23 pour cent) des proches aidants ont eu
peur ou se sont sentis menacés par le comportement de l'individu.
    Bien que la grande majorité des proches aidants aient déclaré être
ouverts à propos du fait qu'un de leurs proches soit atteint de la maladie
d'Alzheimer, ils étaient moins enclins à en informer leurs voisins, leurs
collègues de travail ou leur employeur. En outre, alors que plus des deux
tiers des proches aidants acceptaient de discuter de symptômes tels que la
désorientation (71 pour cent) et les sautes d'humeur (69 pour cent) avec des
gens ne faisant pas partie de leur famille immédiate, leur sentiment d'aise
diminue de façon significative en ce qui a trait à d'autres symptômes, y
compris l'agressivité (57 pour cent). Cela indique qu'il est plus difficile de
discuter de certains symptômes de la maladie d'Alzheimer que d'autres.
    "Les proches aidants sont souvent mal à l'aise d'admettre ou de parler de
l'ampleur réelle des symptômes comportementaux comme l'agitation et
l'agressivité qu'ils ont observés chez leur proche atteint de la maladie
d'Alzheimer" explique Dr Fadi Massoud, gériatre au Centre hospitalier de
l'Université de Montréal. "Les proches aidants se doivent d'être plus ouverts
à propos de tels comportements et de les mentionner à leur médecin. Celui-ci
connaît bien les différents traitements, pharmacologiques ou non, pouvant
aider leur être cher."
    Les recherches indiquent que les médicaments antipsychotiques sont
largement prescrits pour le traitement des symptômes comportementaux associés
à la maladie d'Alzheimer. Cependant, il existe des preuves inquiétantes
montrant que ces médicaments sont associés à une hausse du taux de mortalité
chez les personnes âgées atteintes de démence(1),(2).

    Les proches aidants ont besoin d'aide afin de faire face à l'agitation et
    à l'agressivité

    Dans l'ensemble, les proches aidants ont vécu les changements
physiologiques suivants depuis qu'elles prennent soin d'une personne atteinte
de la maladie d'Alzheimer : de la fatigue (47 pour cent), de troubles de
sommeil (36 pour cent), des maux de tête (23 pour cent), des maux de dos (21
pour cent), une prise de poids (19 pour cent) ainsi que la détérioration de
problèmes de santé existants (15 pour cent).
    Quand vient le temps de gérer l'agitation ou l'agressivité, les proches
aidants indiquent qu'ils ont besoin d'appui : plus de la moitié d'entre eux
aimeraient recevoir plus de soutien de la part de gens ne faisant pas partie
de leur famille et près de la moitié des répondants aimeraient recevoir plus
d'aide des membres de leur famille. De plus, six proches aidants sur dix (58
pour cent) envisageraient avoir recours aux soins en résidence pour la
personne atteinte de la maladie d'Alzheimer dont ils s'occupent si son
agressivité ou son agitation devenait trop difficile à gérer.
    Dans les cas d'agressivité et d'agitation, les proches aidants s'étant
sentis menacés ou effrayés sont plus enclins à avoir ressenti une vaste gamme
d'émotions, y compris la tristesse, l'anxiété et l'impatience. Ces répondants
ont particulièrement exprimé le désir d'obtenir de l'aide et étaient plus
enclins que les autres répondants à envisager avoir recours aux soins en
résidence.
    Curieusement, 40 pour cent des répondants ont affirmé que la personne
atteinte de la maladie d'Alzheimer dont ils s'occupent ne prend aucun
médicament. Plus de 50 pour cent d'entre eux ont également déclaré qu'ils
n'avaient pas interrogé leur médecin au sujet d'autres médicaments disponibles
pour traiter l'agitation et l'agressivité.
    Le sondage démontre aussi que c'est au Québec que les proches aidants
sont les moins enclins à être très ouverts à propos du fait qu'un de leurs
proches est atteint de la maladie d'Alzheimer. "La stigmatisation, le déni, la
honte et d'autres préoccupations arrêtent souvent les proches aidants" affirme
M. Rohatyn de la FAPAC. "Nous encourageons fortement ces proches aidants à
s'adresser à des organismes tels que la FAPAC, qui peuvent s'avérer être des
ressources inestimables afin de les aider à vivre avec les difficiles
symptômes de la maladie d'Alzheimer."

    Précisions sur le sondage

    Harris/Decima a mené une enquête en ligne auprès de 509 personnes
soignantes du 27 octobre au 11 novembre 2008. Deux cent cinquante répondants
étaient la personne en charge d'une personne atteinte de la maladie
d'Alzheimer et 259 étaient un membre de la famille ou un ami proche
participant aux soins à prodiguer. Les résultats ont été pondérés par sexe,
âge et région afin de parvenir à un échantillon représentatif de la population
cible au Canada.

    A propos de la Fondation d'Alzheimer pour les proches aidants au Canada

    La Fondation d'Alzheimer pour les proches aidants au Canada (FAPAC) est
une organisation nationale sans but lucratif dont le siège social est situé à
Richmond Hill, en Ontario. Elle offre des programmes visant à répondre aux
besoins éducatifs, émotifs, pratiques et sociaux de ses membres, des aidants
naturels qui viennent en aide aux familles touchées par la maladie d'Alzheimer
et les troubles y étant associés. Pour plus de renseignements, veuillez
composer le 1-877-321-2594 (sans frais) ou visiter le site Web www.alzfdn.ca.

    
    ----------------
    (1) Gill S. et al., Annals of Internal Medicine 2007;146:775-787
    (2) Avis de Santé Canada, consulté au http://www.hc-sc.gc.ca/ahc-
        asc/media/advisories-avis/_2005/2005_63-fra.php
    




Renseignements :

Renseignements: Robert Appleton, FAPAC, 1-877-321-2594,
afcc-pr@alzfdn.ca; Roch Landriault, Le Cabinet de relations publiques
NATIONAL, (514) 843-2345, rlandriault@national.ca

Profil de l'entreprise

FONDATION D'ALZHEIMER POUR LES PROCHES AIDANTS AU CANADA INC. (FAPAC)

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