Les prix de l'énergie stimulent les exportations cette année, mais il faut s'attendre à un déclin en 2009, selon EDC



    OTTAWA, le 24 juill. /CNW Telbec/ - Les exportations totales du Canada
devraient bondir de 4.2 % en 2008, à la faveur de l'envolée des prix de
l'énergie, d'après les Prévisions à l'exportation publiées aujourd'hui par
Exportation et développement Canada (EDC). EDC prévoit que les recettes
d'exportation déclineront de 1 %, les prix des principaux produits de base
devant se replier en 2009.
    "Depuis nos Prévisions à l'exportation du printemps, il y a eu peu de
nouvelles économiques réjouissantes pour les exportateurs canadiens. Les
pertes attribuables à la crise des prêts hypothécaires à haut risque aux
Etats-unis et l'effet de cette dernière sur le Canada continuent d'augmenter,
l'incidence de l'envolée des prix des produits de base sur la consommation
s'accentue et les signes d'un ralentissement de la production mondiale se
multiplient", affirme Peter Hall, vice-président et économiste en chef d'EDC.
"La hausse de 4 % des exportations en 2008 découle de l'évolution des prix de
l'énergie, mais si l'on ne tient pas compte de ces effets de prix, les
exportations canadiennes devraient diminuer de 4 %."
    EDC s'attend à ce que dollar canadien soit autour de la parité avec le
dollar américain pendant l'été, avant de se replier à la fin de l'année pour
se situer autour de 0,94-0,97 USD dans la première moitié de 2009. Les
prévisions relatives à la monnaie se fondent en grande partie sur un déclin
prévu du prix du pétrole en 2009. D'après les prévisions, le cours du brut
devrait se replier à moins de 100 USD le baril à la fin de 2008 et se situer à
84 USD le baril en moyenne en 2009. Stimulées par les prix plus élevés du gaz
naturel, les exportations canadiennes d'énergie devraient grimper de près de
40 % cette année, avant de reculer de 7 % en 2009.
    "EDC reconnaît que l'offre et la demande mondiales de pétrole brut sont
serrées, mais nous voyons des signes d'une importante correction des prix
poindre à l'horizon", poursuit M. Hall. "Sur le front de la demande, les
attentes relatives à la croissance se modéreront probablement quand le
ralentissement mondial se répandra et quand les subventions visant à réduire
le prix du pétrole sur les marchés émergents diminueront. Sur le front de
l'offre, la Energy Information Administration prévoit déjà que les capacités
excédentaires de l'OPEP doubleront, pour atteindre 4 millions de barils par
jour en 2009, et que l'offre des pays non membres de l'OPEP augmentera de
1 million de barils par jour."
    EDC soupçonne que l'envolée récente des prix du pétrole découle en grande
partie des achats spéculatifs des investisseurs qui cherchent un refuge pour
se protéger de la baisse du dollar américain. EDC fait d'ailleurs remarquer
dans ses prévisions que le taux de change USD/EUR est aujourd'hui plus
étroitement lié au cours du brut que par le passé. EDC croit que lorsque le
dollar américain cessera de faiblir par rapport à l'euro, les spéculateurs
délaisseront le pétrole et les prix diminueront en conséquence.
    A l'échelle sectorielle, la robuste demande mondiale de grains et les
prix élevés devraient stimuler les secteurs des produits agroalimentaires et
des engrais. Les exportations de produits de base industriels continuent de
profiter de l'envolée des prix, mais une correction en 2009 devrait faire
baisser les bénéfices. La faiblesse continue de se concentrer dans les
secteurs des produits forestiers, de l'automobile et des biens de
consommation, des secteurs qui dépendent fortement d'un marché américain aux
abois. La dépréciation prévue du dollar canadien jouera toutefois un rôle
positif en 2009.
    Le PIB réel américain n'a progressé que de 1 % au premier trimestre de
2008, car la consommation a avancé à son taux le plus bas depuis 2001 et
l'investissement résidentiel aux deux derniers trimestres a diminué le plus
depuis 1981. Les données économiques pourraient influer positivement sur le
scénario de croissance de base d'EDC au deuxième trimestre, mais EDC ne voit
pas vraiment de signe que les E-U. se sortiront bientôt de leur ralentissement
économique. Le marché du logement américain est dans le marasme et les prix
n'ont pas fini de baisser. Les consommateurs ploient toujours sous le fardeau
de la dette hypothécaire, les importations se ralentissent et la faiblesse
devrait se répandre dans le reste du monde. EDC prévoit une croissance globale
de 1,6 % en 2008 et en 2009, ce qui est bien inférieur aux prévisions
générales du marché à propos de la croissance potentielle.
    Les perspectives des marchés développés ressemblent aux Prévisions à
l'exportation du printemps. Le Japon continue de frôler la récession, et les
perspectives de croissance de la zone euro se sont assombries. La croissance
du PIB sur les marchés développés devrait se modérer et passer de son taux
moyen de 3 % entre 2003 et 2007 à seulement 1,8 % jusqu'à la fin de 2009.
    Les marchés émergents devraient continuer de stimuler la demande cette
année avant de succomber pleinement au ralentissement mondial 2009. Ils se
comportent à peu près comme prévu. La croissance du PIB se ralentit, les
pressions inflationnistes s'accentuent et le rationnement du crédit est en
cours. Les banques centrales majorent les taux d'intérêt à contrecoeur afin
d'atténuer la flambée des prix de l'énergie, des aliments et d'autres produits
de base au moment où la demande bat de l'aile. EDC prévoit que la croissance
sur les marchés émergents se modérera et se situera à un peu moins de 7 %
cette année et à 6,4 % en 2009, mais les résultats varieront d'un marché à
l'autre.
    Organisme de crédit à l'exportation du Canada, EDC offre des solutions
commerciales novatrices pour aider les exportateurs et les investisseurs
canadiens à réussir sur les marchés mondiaux. Chaque année, quelque
7 000 entreprises canadiennes et leurs clients étrangers tirent profit de ses
connaissances et de ses partenariats pour faire des affaires sur environ 200
marchés. Société financièrement autonome, EDC est un chef de file reconnu dans
l'établissement de rapports financiers et l'analyse économique. Elle figure
parmi les 100 meilleurs employeurs du Canada depuis les sept dernières années.




Renseignements :

Renseignements: Personne-ressource pour les médias: Philippe Taylor,
Exportation et développement Canada, (613) 598-2904


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