Les pharmaciens d'établissements de santé posent quatre questions aux chefs du PLQ, du PQ et de l'ADQ



    MONTREAL, le 11 mars /CNW Telbec/ - Souhaitant dénoncer la situation
d'injustice que vivent les pharmaciens d'hôpitaux, l'Association des
pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.) a transmis
aujourd'hui aux chefs du Parti Libéral du Québec, du Parti Québécois et de
l'Action Démocratique du Québec quatre questions :
    "Advenant votre élection comme chef du gouvernement :

    
        - Allez-vous reconnaître le statut particulier des pharmaciens
          d'établissements qui détiennent une maîtrise et une expertise de
          pointe?

        - Allez-vous accorder aux pharmaciens d'établissements, au minimum,
          la parité de rémunération avec le secteur privé en comblant l'écart
          de 25 à 40 % qui existe actuellement?

        - Quels autres moyens allez-vous prendre pour contrer l'exode vers le
          secteur privé et régler la pénurie de quelque 200 pharmaciens au
          sein du réseau public de santé?

        - Vous engagez-vous à tenir, dans les meilleurs délais, une
          commission parlementaire sur l'avenir des professions de la santé?"

    Voici le texte intégral de cette lettre :

    Monsieur Charest,
    Monsieur Boisclair,
    Monsieur Dumont,

    Les 1250 pharmaciens d'établissements de santé vivent une injustice qui
doit cesser. Ils détiennent pour la plupart un diplôme de deuxième cycle
universitaire en pharmacie d'hôpital et ont généralement développé une
expertise dans au moins un secteur de pointe comme l'oncologie, l'urgence ou
les soins intensifs. Mais leur profil et leur expertise distincts ne sont
nullement reconnus au plan rémunération. Ils gagnent de 25 à 40 % moins cher
que leurs collègues salariés des pharmacies privées desquels aucune formation
de deuxième cycle n'est exigée. Ils travaillent dans un milieu complexe, où
les interactions avec les autres professionnels de la santé sont nombreuses,
les situations de traitement plus risquées, la pharmacopée très sophistiquée.
    Depuis la fusion d'établissements en centres de santé et de services
sociaux (CSSS), le nombre de patients confiés à un même noyau de pharmaciens
s'est accru, avec l'ajout de clientèles des CLSC et des CHSLD où les
pharmaciens n'étaient pas toujours présents avant. De plus, les pharmaciens
qui oeuvrent dans les hôpitaux universitaires enseignent à tous les étudiants
du baccalauréat en pharmacie, que ceux-ci se dirigent ou non vers une pratique
en milieu hospitalier.
    Les pharmaciens d'établissements travaillent de longues heures. Ils
doivent composer avec une situation de pénurie qui est frustrante et
stressante puisqu'elle les force à délaisser le volet le plus important de
leur travail. Ils doivent abandonner leurs fonctions aux seins des unités de
soins spécialisés, pour n'accomplir que la partie à plus faible valeur ajoutée
de leur travail, soit la validation des ordonnances et la distribution des
médicaments.
    Cette situation présente des risques pour la qualité des soins aux
patients, coûte cher au système en inefficiences et éloigne les candidats à la
pratique. Chaque année, des pharmaciens d'expérience quittent le réseau pour
de meilleures conditions de travail dans le secteur privé. Moins de cinquante
bacheliers en pharmacie s'inscrivent annuellement à la maîtrise en pharmacie
hospitalière, alors que 70 places sont offertes, programme de bourses à
l'appui! Selon nos plus récentes données, la pénurie se chiffre actuellement à
au moins 16 % au Québec.
    Pourtant, la solution paraît évidente : il faut être en mesure de ramener
en milieu hospitalier des pharmaciens qui ont quitté le réseau pour un poste
en pharmacie privée. Devant la gravité de la situation, nous avons quatre
questions à vous poser :

    Advenant votre élection comme chef du gouvernement :

    -   Allez-vous reconnaître le statut particulier des pharmaciens
        d'établissements qui détiennent une maîtrise et une expertise de
        pointe?

    -   Allez-vous accorder aux pharmaciens d'établissements, au minimum, la
        parité de rémunération avec le secteur privé en comblant l'écart de
        25 à 40 % qui existe actuellement?

    -   Quels autres moyens allez-vous prendre pour contrer l'exode vers le
        secteur privé et régler la pénurie de quelque 200 pharmaciens au sein
        du réseau public de santé?

    -   Vous engagez-vous à tenir, dans les meilleurs délais, une commission
        parlementaire sur l'avenir des professions de la santé?

    Nous souhaitons connaître vos réponses dans les meilleurs délais.

    Veuillez agréer, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.

    La présidente,


    Francine Lussier-Labelle
    




Renseignements :

Renseignements: France Bouffard, Sphère Communication, Cell: (514)
718-4811; (514) 286-2772, poste 10; Source: Association des pharmaciens des
établissements de santé du Québec (A.P.E.S.)

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Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (APES)

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