Les Métallos lancent une campagne pour sauver la sidérurgie québécoise - Le laminoir à poutrelles, c'est maintenant qu'on le veut!



    CONTRECOEUR, QC, le 12 mai /CNW Telbec/ - Le Syndicat des Métallos (FTQ)
lance aujourd'hui une campagne pour amener la compagnie ArcelorMittal à
respecter son engagement pris en 2007 de construire un laminoir à poutrelles à
Contrecoeur. "Les mises à pied que nous connaissons dans ce secteur menacent
la viabilité d'une sidérurgie québécoise. Le Québec a besoin plus que jamais
de ce type d'industrie. Nous avons du minerai de fer sur la Côte-Nord. Il
serait dans l'ordre des choses qu'il soit transformé ici au Québec. De plus,
il faut se préparer tout de suite pour la relance. Il est question de grands
travaux d'infrastructure. Ce serait inconcevable que nous importions des
poutrelles d'acier alors que nous pourrions très bien les faire ici d'autant
plus qu'ArcelorMittal nous a promis une usine. Enfin, nous demandons au
gouvernement de s'impliquer", a déclaré Daniel Roy, directeur québécois du
Syndicat des métallos (FTQ).
    Rappelons que la compagnie avait annoncé en décembre 2007 la construction
d'un laminoir à poutrelles. Cela devait créer plus de 200 emplois. Toujours
selon la compagnie, le laminoir pourrait engendrer plus de 200 M $ de profits
annuellement. En 2007-08, des poutrelles utilisées ici provenaient d'Europe et
d'Asie.
    "Notre campagne est positive. Nous revendiquons le développement d'une
activité économique qui a des retombés très importantes en termes d'emplois
notamment. Il faut bien comprendre que si tout repart chez ArcelorMittal,
c'est toute la communauté qui va en bénéficier. L'acier dans la région de
Contrecoeur, c'est très important depuis les années '60. Il faut que
l'autoroute 30 dite l'autoroute de l'acier continue à porter son nom pour le
bien de la région et du Québec tout entier", de poursuivre Pierre Arseneau,
permanent du Syndicat des Métallos (FTQ).
    Claude Langlois, président de la section locale 6586, a indiqué que la
lutte qu'entreprennent les travailleurs de Arcelor Mittal à Contrecoeur répond
à une urgence. "Si nous ne faisons rien, ArcelorMittal va avoir tout
simplement bénéficié de la privatisation effectuée sous le gouvernement de
Robert Bourassa et de son ministre de l'industrie et du commerce de l'époque
Gérald Tremblay sans avoir à consolider la sidérurgie au Québec. Les
installations de Contrecoeur ont été profitables pour ArcelorMittal. Nous
avons été sa porte d'entrée pour le continent nord-américain. Il est temps
qu'il y ait un retour d'ascenseur. Tout au long de notre histoire syndicale
nous avons dû nous battre pour sauver non seulement des emplois mais aussi
notre sidérurgie québécoise. Nous y croyons et nous allons continuer à nous
battre".
    Le directeur québécois a conclu en soulignant que c'était le début de la
campagne. "Nous n'avons pas l'intention de lâcher le morceau, dit-il. Il est
possible que certains nous trouvent dérangeants. Il y va des emplois et de la
survie d'une communauté. Le laminoir à poutrelles, c'est maintenant que nous
le voulons!".

    Rappel historique

    Soulignons que les travailleurs et le Syndicat des Métallos ont été au
coeur de la mise sur pied d'une sidérurgie québécoise. Les Métallos obtiennent
l'accréditation syndicale en mai 1965. Le laminoir à froid ouvre en mars 1966.
Le laminoir à chaud ouvre en janvier 1967. En octobre 1968, le gouvernement du
Québec achète Dominion Steel and Coal (Dosco Inc). La compagnie Sidbec-Dosco
est née.
    En 1982, les Métallos réussissent le tour de force d'empêcher la
fermeture des laminoirs à plat. En août 1994. Sidbec-Dosco devient
Ispat-Sidbec. La privatisation sous le gouvernement libéral de Robert Bourassa
et de son ministre de l'industrie et du commerce Gérald Tremblay survient
après des années de rumeurs. Les installations de Contrecoeur ont généré
environ 1,2 milliards de profits. Mittal en a profité pour agrandir son
empire.
    En novembre 2007, ArcelorMittal procède à une consolidation et
restructure ses opérations. Il annonce la fermeture des laminoirs à
Contrecoeur. Dofasco récupère les laminoirs à chaud et à froid situés au
Québec. Ce qui entraîne 450 pertes d'emplois chez les syndiqués à Contrecoeur.
En mars 2008, la compagnie annonce la fermeture de la tréfilerie à Lachine et
la perte de 120 emplois. Le 7 avril 2009, elle annonce que l'usine de
réduction fermera ses portes le 18 avril pour une période indéterminée. Le
secteur de la coulée à brame connaîtra le même sort le 27 juin 2009 et 190
personnes seront mises à pied. Il restera moins de 400 travailleurs au
complexe de Contrecoeur.




Renseignements :

Renseignements: Daniel Roy, Syndicat des Métallos (FTQ), (514) 850-2240;
Pierre Arseneau, Syndicat des Métallos (FTQ), (450) 656-1113; Claude Langlois,
Syndicat des Métallos (FTQ), section locale 6586, (450) 517-2528


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