Les leaders syndicaux avertissent les Colombiens que le libre-échange leur nuira au lieu de les aider



    BOGOTA, Colombie, le 28 juill. /CNW Telbec/ - Le libre-échange avec la
Colombie aggravera les violations des droits de la personne et des droits du
travail et exacerbera la situation des communautés à risque, ont déclaré
quatre leaders de syndicats du secteur public à une conférence de presse tenue
à Bogota le 24 juillet, à la fin d'une tournée d'une semaine.
    Voici la déclaration qu'ont lue les leaders devant plusieurs journalistes
colombiens après leur rencontre avec les dirigeants de la Centrale unies des
travailleurs (CUT), l'une de trois centrales syndicales au pays :
    "Nous avons rencontré des représentants de nombreux secteurs de la
société colombienne, y compris du gouvernement, de la Centrale unie des
travailleurs (CUT) et d'autres syndicats, des partis d'opposition,
d'organisations non gouvernementales et de groupes représentant des peuples
autochtones et afro-colombiens, de même que l'ambassadeur du Canada."
    "Nous avons aussi assisté à la présentation du rapport final du Tribunal
populaire permanent, après deux ans d'audiences dans six secteurs de
l'économie colombienne. Le rapport condamne les innombrables violations des
droits de la personne et des droits syndicaux commises par le gouvernement
colombien et les sociétés transnationales."
    "Nous concluons sans hésiter qu'une entente de libre-échange n'aidera pas
le peuple colombien. Au contraire, cet accord ne fera qu'exacerber les
violations déjà horribles des droits de la personne et des droits du travail
qui consternent le monde entier."
    "La Colombie est toujours le pays le plus dangereux qui soit sur terre
pour les militants des syndicats et de la société civile. Depuis le début de
2008, 32 militants syndicaux ont été assassinés. Nous avons également constaté
que la Colombie n'est dotée d'aucun cadre juridique qui permet la libre
négociation collective."
    "A notre retour au Canada, nous dirons à notre million de membres, au
gouvernement et à tous les Canadiens qu'il est inacceptable de signer une
entente de libre-échange avec la Colombie tant que les syndicalistes seront
menacés et que la libre négociation collective et les autres droits syndicaux
et fondamentaux seront violés."
    La déclaration a été signée par Denis Lemelin, président national du
Syndicat des travailleuses et travailleurs des postes, par Paul Moist,
président national du Syndicat canadien de la fonction publique, par John
Gordon, président national de l'Alliance de la fonction publique du Canada, et
par George Heyman, vice-président international du Syndicat national des
employées et employés généraux du secteur public.




Renseignements :

Renseignements: Les leaders sont disponibles pour des entrevues avec les
journalistes: Ron Verzuh, (613) 237-1590, poste 253, (613) 806-1240,
rverzuh@cupe.ca


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