Les investissements dans l'infrastructure mondiale sont menacés



    TORONTO, le 4 août /CNW/ - Selon une étude menée par KPMG International
("KPMG") intitulée Frontline Views from Private Sector Infrastructure
Providers, les projets et les investissements d'infrastructure en Amérique du
Nord sont alourdis par les processus décisionnels, malgré les efforts
concertés de tous les ordres de gouvernement pour accroître les dépenses
d'infrastructure.
    Cette étude a été effectuée à l'échelle mondiale par KPMG, en
collaboration avec l'Economist Intelligence Unit, auprès de 455 dirigeants du
domaine de l'infrastructure, dont 129 nord-américains. "Les principales
conclusions de l'étude indiquent que les réponses sont remarquablement
similaires dans le monde entier, précise Stephen Beatty, associé de KPMG au
Canada et leader en Amérique du groupe Infrastructure mondiale de KPMG. Les
conclusions correspondent également à celles d'une autre étude faite auprès de
dirigeants plus tôt cette année, soit Bridging the Global Infrastructure Gap:
Views from the Executive Suite." M. Beatty dirigeait les deux rapports, dont
voici les principales conclusions :

    
    -   Préoccupation à l'égard de l'efficience du gouvernement - Les
        participants citent l'efficience comme leur plus grande
        préoccupation.

    -   Amélioration des processus et des partenariats - Près de la moitié
        des participants à l'enquête citent la dépolitisation des projets
        d'infrastructure, l'accroissement de la transparence et un meilleur
        usage des partenariats public-privé.

    -   Davantage de soutien financier du gouvernement - Au-delà du tiers des
        participants croient que le gouvernement doit intervenir davantage,
        notamment au moyen de contributions directes, de prêts conjoints,
        d'une répartition du risque plus avantageuse et de garanties de prêt.

    -   Préoccupation à l'égard des investissements insuffisants - Près de la
        moitié sont très préoccupés par les dépenses d'infrastructure, qu'ils
        jugent insuffisantes; près des trois quarts sont d'avis que ces
        dépenses ne peuvent soutenir la croissance à long terme de leur
        entreprise.

    -   Formation à long terme - Environ la moitié des participants ont
        exprimé leur préoccupation à l'égard d'une pénurie de main-d'oeuvre
        qualifiée.
    

    Les décideurs gouvernementaux, croit-on, voient trop souvent
l'infrastructure sous une perspective politique, et on leur reproche de ne pas
prendre suffisamment au sérieux les problèmes de ce domaine par manque de
leadership soutenu et durable. Plus du quart des participants à l'enquête
citent à titre d'obstacles majeurs pour le secteur public un manque de
diligence, les changements fréquents de la politique gouvernementale et même
l'absence d'une politique adéquate.
    "Les gouvernements ne peuvent relever seuls les défis du 21e siècle en
matière d'infrastructure, a déclaré Nick Chism, responsable du groupe
Infrastructure mondiale et projets. On a beaucoup parlé du rôle des
partenariats public-privé dans l'amélioration nécessaire de l'infrastructure
et dans le meilleur usage possible des fonds publics. Les partenariats
fonctionnent cependant mieux lorsque les parties ont une confiance mutuelle en
leurs capacités à répondre aux attentes."
    On a demandé aux fournisseurs d'infrastructure quel était l'obstacle
majeur à l'accroissement des investissements dans le secteur public; en
Amérique du Nord, 36 % ont répondu que c'était la politisation des projets
d'infrastructure prioritaires, 31 %, le manque de diligence, 30 %, les
changements fréquents de la politique gouvernementale, et 26 %, l'absence
d'une politique adéquate.
    A la question "quels facteurs produiraient vraisemblablement
l'amélioration la plus notable dans l'efficience gouvernementale à l'égard des
investissements dans l'infrastructure?", les participants nord-américains ont
cité à 47 % la dépolitisation de la politique gouvernementale en matière
d'infrastructure, davantage de transparence dans la planification et le choix
des projets à 38 %, un meilleur usage des partenariats public-privé à 36 % et
davantage de transparence quant aux dépenses d'infrastructure à 28 %.
    "Le secteur de l'infrastructure ne sera jamais complètement dépolitisé,
et il ne doit pas l'être. L'enjeu soulève les passions parce qu'il est lié à
l'argent des contribuables, ajoute M. Beatty. Toutefois, l'opinion des
fournisseurs d'infrastructure du secteur privé est tranchée : certains aspects
du processus politique ralentissent ou empêchent la mise en oeuvre des
améliorations hautement nécessaires."
    Le facteur de transparence est aussi très souvent cité dans l'étude, près
de la moitié des fournisseurs souhaitant ardemment voir davantage de
transparence dans la planification et le choix des projets. Dans une
proportion de 40 %, ils ont également préconisé un meilleur usage des
partenariats public-privé; il s'agit d'une réponse encourageante qui laisse
entendre que, malgré tous les problèmes perçus, la volonté de s'associer au
gouvernement demeure.
    "Les fournisseurs d'infrastructure et les dirigeants d'entreprise
s'accordent sur le fait que la mise en oeuvre des projets d'infrastructure
requis n'est pas un luxe. L'infrastructure est un pilier de l'économie,
canadienne comme mondiale, conclut M. Beatty. La capacité concurrentielle du
pays est en jeu, et il est impérieux d'agir."
    Parmi les autres conclusions de l'étude, citons les suivantes :

    
    -   Dans une proportion de 43 %, les participants ont indiqué que dans
        leur pays, le moyen le plus viable d'obtenir davantage de financement
        était de procéder à des cessions.

    -   Dans une proportion de 68 %, ils ont cité des dépenses plus stables
        pour conserver les emplois existants et la main-d'oeuvre qualifiée,
        ce qui améliorerait la disponibilité des effectifs aux fins de
        prestation de services d'infrastructure.

    -   Dans une proportion de 60 %, ils se sont dit d'avis qu'il fallait
        concevoir l'infrastructure dans une optique d'utilisation minimale
        des ressources afin de garantir la disponibilité des ressources et
        des matières premières requises pour la construction et la remise en
        état des ouvrages.
    

    KPMG au Canada

    KPMG s.r.l./S.E.N.C.R.L., société canadienne à responsabilité limitée
constituée en vertu des lois de l'Ontario, est le cabinet canadien affilié à
KPMG International, réseau mondial de cabinets offrant des services
professionnels en vérification et en fiscalité, ainsi que des
services-conseils. Les cabinets membres de KPMG sont exploités dans 144 pays
et emploient plus de 137 000 professionnels.

    Pour en savoir davantage, consultez le site www.kpmg.ca.





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Montréal - Isabelle Petibon, Coordonnatrice principale, Marketing, KPMG
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Directrice principale, Relations avec les médias, KPMG s.r.l./S.E.N.C.R.L.,
(416) 777-3895, mklein3@kpmg.ca


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