Les gynécologues oncologues entérinent la position du CCNI en faveur de la vaccination contre le VPH



    
             Le vaccin contre le VPH constitue désormais la norme
               pour les jeunes filles et les femmes canadiennes

    MONTREAL, le 31 janv. /CNW Telbec/ - La Société des gynécologues
oncologues du Canada (GOC) se réjouit de la position du Comité consultatif
national de l'immunisation (CCNI) recommandant que les jeunes filles et les
femmes canadiennes âgées de 9 à 26 ans reçoivent systématiquement le vaccin
GARDASIL(MC) pour prévenir l'infection par le virus du papillome humain (VPH),
la cause principale du cancer du col de l'utérus. Selon les conclusions du
comité, le vaccin GARDASIL(MC) aurait une efficacité maximale chez les jeunes
filles de 9 à 13 ans, soit avant le début de l'activité sexuelle, mais serait
aussi bénéfique chez les jeunes femmes de 14 à 26 ans, même si elles sont déjà
sexuellement actives, car il est peu probable qu'elles aient été infectées par
les quatre types de VPH contenus dans le vaccin. Les femmes de 14 à 26 ans qui
ont des antécédents de tests Pap anormaux, de verrues génitales ou d'infection
par le VPH devraient aussi être vaccinées.
    Santé Canada a approuvé l'an dernier GARDASIL(MC), un vaccin recombinant
quadrivalent contre le virus du papillome humain (types 6, 11, 16 et 18). Des
études ont démontré que ce vaccin, offert au Canada, est efficace à 100 pour
cent contre les types du VPH en cause dans 70 pour cent des cancers du col de
l'utérus et 90 pour cent des verrues génitales(1). Un second vaccin bivalent,
offrant une protection contre le VPH de types 16 et 18, pourrait aussi être
commercialisé au Canada sous peu.
    "Etant donné la récente position du CCNI, l'immunisation par un vaccin
contre des types spécifiques du VPH est appelée à devenir la norme en matière
de prévention du cancer du col de l'utérus", a déclaré la Dre Joan Murphy,
présidente du groupe de travail des GOC sur la prévention et le contrôle du
cancer du col de l'utérus. "Le cancer du col de l'utérus et les infections qui
le précèdent constituent un problème de santé important chez les femmes
canadiennes; c'est pourquoi nous demandons expressément aux gouvernements
provinciaux d'adopter rapidement une stratégie de prévention du cancer en
mettant en place un programme de vaccination contre les types connus du VPH en
cause dans la majorité des cancers du col de l'utérus."

    Fardeau de l'infection par le VPH

    Trois Canadiens sur quatre (75 pour cent) contracteront le VPH au moins
une fois dans leur vie(2). Le VPH est la cause principale du cancer du col de
l'utérus et est relié aux cancers du vagin, de la vulve et de l'anus(3).
    Le cancer du col de l'utérus vient au deuxième rang des cancers les plus
fréquents chez les femmes de 20 à 44 ans, après le cancer du sein(4). Chaque
année, on diagnostique environ 1 400 nouveaux cas de cancers du col de
l'utérus, qui sont à l'origine de plus de 400 décès(5). En outre, environ 220
Canadiennes meurent chaque année d'un cancer de la vulve ou du vagin(6). Le
Canada est le pays où l'on rapporte le plus grand nombre de cancers de la
vulve dans le monde(7).
    Chaque année, le diagnostic et le traitement des dysplasies et des cancers
du col de l'utérus ainsi que des verrues génitales entraînent des coûts
supérieurs à 300 millions de dollars pour le système de santé canadien; de ce
montant, 244,5 millions de dollars sont reliés aux tests Pap négatifs et aux
faux positifs(8).

    La Société des gynécologues oncologues du Canada prend le rôle de chef de
    file

    "La Société des gynécologues oncologues du Canada s'inscrit comme chef de
file et espère contribuer à définir comment utiliser de façon sécuritaire et
du mieux possible ce vaccin destiné à réduire chez les Canadiennes le fardeau
des infections par le VPH à l'origine du cancer du col de l'utérus", a précisé
le Dr Robert Lotocki, gynécologue oncologue au centre Cancer Care, au
Manitoba. "Bien que la vaccination ait des bienfaits personnels immédiats, il
s'écoulera plusieurs années avant que notre système de santé ne constate les
effets favorables de la vaccination sur l'incidence des cancers du col de
l'utérus. La Société des gynécologues oncologues du Canada accueille avec
enthousiasme toute initiative future visant à modifier les pratiques actuelles
de dépistage grâce à l'immunisation systématique et à d'autres découvertes
technologiques. Cependant, il y a lieu entre-temps de poursuivre le programme
de dépistage du cancer du col de l'utérus conformément aux lignes directrices
provinciales et professionnelles en vigueur."
    "La majorité des femmes ayant contracté le VPH réussiront à combattre
d'elles-mêmes l'infection, mais chez certaines, les cellules contaminées
auront subi des modifications qui entraîneront à long terme un cancer du col
de l'utérus", a expliqué la Dre Dianne Miller, chef du Service de gynécologie
oncologique au Vancouver Hospital and Health Sciences Centre. "Pour écarter
cette éventualité, il faut appuyer les parents dans leur décision de faire
vacciner leurs filles contre le VPH."
    "Nous espérons que les autorités provinciales de la santé mettront en
place une stratégie d'immunisation collective, associée à un programme
structuré de dépistage et à un registre d'immunisation, lesquels auront un
effet positif très favorable sur la prévention du cancer du col de l'utérus
chez les Canadiennes", de conclure Dre Provencher, chef du Service d'oncologie
gynécologique du Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM) et
ancienne présidente de la Société des gynécologues oncologues du Canada.

    Au sujet de la Société des gynécologues oncologues du Canada (GOC)

    La Société des gynécologues oncologues du Canada (GOC) est un organisme
sans but lucratif composé de médecins, d'autres professionnels de la santé et
de chercheurs disposant d'une formation particulière en ce qui concerne la
prise en charge de tous les aspects des cancers gynécologiques. Elle a pour
objectif d'améliorer les soins offerts aux femmes qui présentent un cancer
gynécologique, de rehausser les normes de pratique en oncologie gynécologique,
de sensibiliser les médecins et le public à ce sujet et de favoriser la
poursuite de la recherche. La GOC cherche également à diffuser les
connaissances et à fournir des renseignements aux praticiens, aux patients et
au public en général au sujet des cancers gynécologiques, ainsi qu'à
collaborer avec d'autres organismes s'intéressant à la santé des femmes, à
l'oncologie et aux domaines connexes.

    Diffusion d'un article de nouvelle vidéo et rouleau B par satellite :

    Date :  Mercredi 31 janvier 2007

    Heure : 14 h 00 à 14 h 30 (heure de l'Est)

    Coordonnées :
    Anik F2C/7B à 111,1 ouest
    Polarisation verticale, fréq. D/L 3980 MHz
    Sous-porteuses audio, 6,8 gauche, 6,2 droite

    Aussi diffusé aux mêmes heures par le centre de diffusion de la
    télévision de Toronto
    (Position SDI Router no 42)

    --------------------------
    (1) Efficacy of a Prophylactic Quadrivalent Human Papillomavirus (HPV)
        (Types 6, 11, 16, 18) L1 Virus-Like Particle (VLP) Vaccine for
        Prevention of Cervical Dysplasia and External Genital Lesions (EGL).
        Présenté par C. Sattler lors de la 45e Conférence annuelle de l'ICAAC
        (Interscience Conference on Antimicrobial Agents and Chemotherapy),
        Washington, DC.
    (2) Santé Canada. Site Web Votre santé et vous
        (consulté à
        http://www.hc-sc.gc.ca/iyh-vsv/diseases-maladies/hpv-vph_f.html).
    (3) Site Web du University of Florida Shands Cancer Centre
        (consulté à
http://www.ufscc.ufl.edu/Professional/cancernews.aspx?section=cancernews&id=32
590).
    (4) Loraine D. Marrett, Jennifer Frood, Diane Nishri et Anne-Marie
        Ugnat. Incidence du cancer chez les jeunes adultes au Canada :
        Résultats préliminaires d'un projet de surveillance du cancer.
        Maladies chroniques au Canada. Printemps 2002. Volume 23, numéro 2
        (consulté à
        http://www.phac-aspc.gc.ca/publicat/cdic-mcc/23-2/b_f.html).
    (5) Agence de santé publique du Canada, Dépistage du cancer du col utérin
        au Canada. Rapport de surveillance 1998, Sommaire.
        (consulté à
        http://www.phac-aspc.gc.ca/publicat/ccsic-dccuac/exec_f.html).
    (6) Statistique Canada. CANSIM Tableau 102-0522. Décès, selon la cause,
        Chapitre II : Tumeurs (C00 à D48), le groupe d'âge et le sexe,
        Canada, 2000-2003.
    (7) Rapport de surveillance de la santé des femmes. Publié le
        30 septembre 2003
        (consulté à
http://www.cihi.ca/cihiweb/dispPage.jsp?cw_page=PG_29_E&cw_topic=29&cw_rel=AR_
342_F).
    (8) Brisson, M et coll. Le fardeau sanitaire et économique pour le Canada
        de l'infection à VPH, des verrues génitales, et de la dysplasie et du
        cancer du col de l'utérus. Présenté à la 7e Conférence canadienne sur
        l'immunisation, le 3 décembre 2006, Winnipeg.
    




Renseignements :

Renseignements: Roch Landriault, (514) 843-2345

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LA SOCIETE DES GYNECOLOGUES ONCOLOGUES DU CANADA (GOC)

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