Les gouvernements ne comprennent pas la gravité de la crise dans l'industrie canadienne des produits forestiers



    OTTAWA, le 20 avr. /CNW Telbec/ - L'annonce faite aujourd'hui par les
gouvernements du Québec et du Canada quant à la formation d'un comité mixte
sur les problèmes du secteur forestier n'a rien de réconfortant pour les
quelque 250 000 employés et 300 collectivités qui dépendent de la forêt d'un
océan à l'autre et luttent pour leur survie.
    Depuis le début de la récession, la situation économique de l'industrie
forestière s'est détériorée à un rythme encore plus rapide que ce qu'on
prévoyait, de nouvelles difficultés surgissant presque tous les jours.
    "Quatre semaines de discussion entre bureaucrates, ce n'est pas ce à quoi
nous nous attendions. Appliquer les programmes existants et les mesures
annoncées dans le budget de janvier est important, mais ne constitue pas une
réponse appropriée compte tenu de la gravité de la crise et des événements des
récentes semaines", a indiqué Avrim Lazar, président et chef de la direction
de l'Association des produits forestiers du Canada (APFC).
    "Le secteur forestier canadien a perdu 50 000 emplois depuis deux ans.
Plus de 250 usines ont fermé ou suspendu leurs activités au cours de la même
période. L'industrie forestière canadienne ne peut attendre l'issue d'autres
discussions sur ce que les gouvernements doivent faire. Nous savons ce qu'il
faut faire au niveau national. Allons-y avant de perdre d'autres milliers
d'emplois", a-t-il ajouté.

    
    Voici les mesures urgentes à prendre :

    - Réagir aux subventions américaines pour la liqueur noire : Le
      gouvernement américain distribue des milliards de dollars en
      subventions à l'industrie de la pâte pour le combustible renouvelable
      qu'elle produit et utilise dans ses usines (la "liqueur noire"). Si le
      gouvernement fédéral ne prend pas rapidement des mesures pour compenser
      ces subventions d'ici deux mois, les dommages à l'industrie en termes
      de pertes d'emplois seront irréversibles.

    - Moderniser les politiques d'allocation des bois des provinces : Les
      provinces détiennent la propriété de la majorité du bois utilisé dans
      les usines canadiennes et depuis trop longtemps, elles aménagent la
      ressource en fonction de considérations politiques à court terme plutôt
      que de la croissance économique à long terme. Par exemple, au Québec,
      le coût du bois est parmi les plus élevés dans le monde et les
      politiques archaiques d'allocation des bois ont retardé des
      investissements urgents. Cela doit changer.

    - Assurer un système de transport ferroviaire national concurrentiel :
      Les deux sociétés nationales de transport ferroviaire ont le monopole
      dans de nombreuses communautés rurales et elles offrent un mauvais
      service et des prix gonflés qui rendent nos usines moins
      concurrentielles. Le gouvernement fédéral doit intervenir pour mettre
      fins à ces abus. Le Canada rural et ses industries ont droit à un
      service et à des tarifs de transport par rail concurrentiels.

    - Moderniser les crédits d'impôt pour la R&D et les dépenses en capital :
      La principale mesure d'encouragement d'Ottawa pour la R&D est un crédit
      d'impôt dont les entreprises ne peuvent profiter pendant les
      récessions, quand elles ne sont pas rentables. Ces crédits d'impôt
      devraient être remboursables. Les crédits d'impôt accélérés pour les
      dépenses en capital et le report rétrospectif des pertes fiscales
      doivent être étendus pour stimuler les investissements nécessaires.

    - Assurer l'accès au crédit : Dans le climat économique actuel, les
      marchés du crédit commercial restent léthargiques, menaçant des
      entreprises saines qui ont de bonnes stratégies commerciales. Le
      gouvernement fédéral doit agir avec plus de vigueur pour appliquer les
      mesures annoncées dans le budget afin de faciliter l'accès au crédit
      pour les entreprises.

    - Soutien à l'adoption de l'énergie verte : L'industrie des produits
      forestiers est de loin le plus grand producteur d'énergie renouvelable
      au Canada en ce moment, générant suffisamment d'énergie pour remplacer
      trois réacteurs nucléaires. Ottawa doit mettre sur pied une politique
      nationale sur l'énergie verte qui reconnaît les investissements
      existants et favorise les nouveaux investissements dans une énergie
      propre et verte pour nos usines.
    

    M. Lazar souligne la nécessité d'agir pour soulager les difficultés du
secteur forestier à l'échelle nationale. "Ce qui se fait dans une région
influencera le sort de toutes les régions, en particulier si l'Accord sur le
bois d'oeuvre résineux est touché. Nous n'avons pas besoin que le gouvernement
fédéral exacerbe les tensions régionales", a-t-il affirmé.

    L'APFC est le porte-parole, au Canada et à l'étranger, des producteurs
canadiens de bois, de pâte et de papier pour les questions touchant le
gouvernement, le commerce et l'environnement. L'industrie forestière
canadienne a un chiffre d'affaires de 80 milliards de dollars par année qui
représente près de 2 % du PIB et 11 % du PIB manufacturier du Canada. Il
s'agit de l'un des plus gros employeurs du pays, qui a des activités dans plus
de 300 collectivités canadiennes et procure près de 700 000 emplois directs et
indirects d'un océan à l'autre.




Renseignements :

Renseignements: Ottawa: Monica Bailey, Responsable, Relations
extérieures, Association des produits forestiers du Canada, (613) 563-1441,
poste 323, Cell.: (613) 878-4144, Monica.bailey@fpac.ca


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