Les femmes de l'Ontario vivent plus longtemps mais ne prospèrent pas: étude



    
    Les femmes à faible revenu sont plus désavantagées que les femmes et les
    hommes à revenu plus élevé parce qu'elles luttent contre plus de maladies
    chroniques et d'invalidités
    

    TORONTO, le 24 juin /CNW/ - Selon une nouvelle étude sur la santé des
femmes dirigée par la Dre Arlene Bierman, chercheuse à l'Hôpital St. Michael,
les femmes de l'Ontario vivent plus longtemps que les hommes de la province,
mais une majorité d'entre elles sont plus susceptibles de souffrir
d'invalidités et d'affections chroniques. De plus, les femmes à faible revenu
ont plus d'affections chroniques, plus d'invalidités et une espérance de vie
plus courte que les femmes à revenu élevé.
    D'après cette étude, les iniquités entre les hommes et les femmes dans le
domaine de la santé sont bien documentées, mais l'ampleur des iniquités parmi
les femmes est souvent plus grande que l'ensemble des différences entre les
hommes et les femmes.
    "Chez les femmes à faible revenu ayant moins d'années de scolarité, le
fardeau de la maladie, dans l'ensemble, est plus grand que chez les hommes et
les femmes dont le revenu est plus élevé, explique Dre Bierman. Nous savions
déjà que ces iniquités existaient, mais nous avons été renversés de constater
à quel point l'écart entre les différents groupes de femmes était grand. La
bonne nouvelle, c'est que nous pouvons faire beaucoup pour éliminer cet écart
en santé. Comme les iniquités que nous avons relevées sont associées avec les
maladies chroniques, nous pouvons concentrer nos efforts sur la prévention et
la gestion des maladies chroniques ainsi que sur l'amélioration des conditions
de vie et de travail qui accroissent le risque de maladies chroniques, et nous
pouvons ainsi améliorer les résultats de santé pour tous les hommes et les
femmes."
    Cette étude menée conjointement par l'Hôpital St. Michael et l'Institut
de recherche en services de santé (ICES), est la première étude en Ontario à
donner une vue d'ensemble de la santé des femmes par rapport au sexe, au
revenu, au niveau de scolarité, à l'ethnicité et à la géographie. Les
constatations de l'étude sont présentées en détail dans le rapport intitulé
Fardeau de la maladie - le premier rapport publié cette année dans le cadre de
l'étude qui porte le nom de Projet d'élaboration du Rapport basé sur des
données probantes de l'Ontario sur la santé des femmes (POWER). Les résultats
de cette étude financée par Echo : pour l'amélioration de la santé des femmes
en Ontario, un organisme du ministère de la Santé et des Soins de longue durée
de l'Ontario, sont mis à la disposition des décideurs et des fournisseurs de
services de santé dans le but d'améliorer l'accessibilité, la qualité et les
résultats des soins fournis aux Ontariennes. Ces résultats mesurent la santé
de la population et le rendement du système de santé.

    Principales constatations publiées aujourd'hui :

    

    -   Affections chroniques : La majorité des femmes et des hommes de
        l'Ontario ont au moins une affection chronique, et beaucoup d'entre
        eux ont deux affections chroniques ou plus. Trente-neuf pour cent des
        femmes à faible revenu ont deux affections chroniques ou plus, contre
        28 pour cent des femmes du groupe au revenu le plus élevé et 21 pour
        cent des hommes à faible revenu. Chez les femmes âgées de 65 ans et
        plus, 70 pour cent de celles qui ont un faible revenu ont deux
        affections chroniques ou plus, comparé à 57 pour cent des femmes à
        revenu élevé. Chez les hommes âgés de 65 ans et plus, 61 pour cent de
        ceux qui ont un faible revenu ont deux affections chroniques ou plus,
        comparé à 50 pour cent de ceux dont le revenu est élevé.

    -   Facteurs de risque de maladie : Le pourcentage d'Ontariennes et
        d'Ontariens qui disent adopter des comportements sanitaires qui
        augmentent le risque de maladies chroniques est élevé dans toutes les
        catégories de revenu. Les femmes sont physiquement moins actives que
        les hommes, mais elles consomment plus de fruits et de légumes et
        sont moins portées à avoir un excès de poids ou à être obèses, et
        elles sont moins nombreuses que les hommes à fumer. Bien que les taux
        de tabagisme aient diminué avec le temps, 28 pour cent des femmes qui
        n'ont pas terminé leurs études secondaires affirment fumer, contre 8
        pour cent des femmes qui ont un baccalauréat ou un grade supérieur.

    -   Longévité : Les femmes et les hommes à faible revenu sont plus
        susceptibles de décéder prématurément. Vingt-six pour cent des femmes
        et 41 pour cent des hommes à faible revenu meurent avant l'âge de
        75 ans, comparé à 19 pour cent des femmes et à 28 pour cent des
        hommes dans la catégorie du revenu le plus élevé.

    -   Douleur : Trente-cinq pour cent des femmes à faible revenu âgées de
        65 ans et plus disent que la douleur limite leurs activités. Ce taux
        se compare à 18 pour cent chez les femmes plus âgées à revenu élevé,
        à 26 pour cent chez les femmes âgés de 25 à 64 ans à faible revenu et
        à 10 pour cent des femmes de ce groupe d'âge dont le revenu est
        élevé.

    -   Invalidités : Plus de la moitié des femmes de 65 ans et plus à faible
        revenu disent avoir une invalidité qui les oblige à obtenir l'aide
        d'une autre personne pour mener des activités de tous les jours
        telles que faire l'épicerie, l'entretien ménager et la préparation
        des repas. Les femmes plus âgées présentent également 50 pour cent
        plus de chances que les hommes plus âgés d'être hospitalisées pour
        une blessure attribuable à une chute, une cause possible d'invalidité
        et de problèmes de santé de longue durée.

    -   Faible revenu : Dans tous les groupes d'âge, les femmes sont plus
        susceptibles que les hommes de vivre dans des foyers à faible revenu,
        la différence de revenu selon le sexe étant la plus marquée chez les
        femmes âgées de 65 ans et plus. Quarante-sept pour cent des femmes
        âgées de 65 à 79 ans et 52 pour cent des femmes âgées de 80 ans et
        plus disent avoir un faible revenu, comparé à 33 pour cent et 35 pour
        cent des hommes de ces groupes d'âge respectivement.
    

    Une grande partie des maladies chroniques qui affectent les hommes et les
femmes sont attribuables à des facteurs de risque modifiables et courants,
tels que le tabagisme, le régime alimentaire et le manque d'exercice. On
estime que 87 pour cent des invalidités au Canada sont attribuables à des
maladies chroniques.

    Selon les chercheurs, pour réduire les écarts et améliorer la santé de la
population, il faut tenir compte de facteurs socio-économiques tels que le
revenu, le niveau de scolarité, le logement, l'environnement et les
comportements sanitaires. L'étude POWER recommande ce qui suit :

    
    -   Adopter une stratégie globale de prévention et de gestion des
        maladies chroniques qui fait appel à des interventions communautaires
        et à des interventions du secteur de la santé
    -   Mieux coordonner les efforts de promotion de la santé basés sur des
        populations données, les services communautaires et les services
        cliniques visant à améliorer la santé des Ontariennes et des
        Ontariens
    -   Inclure les critères du sexe et de l'équité dans tout rapport et
        toute surveillance portant sur les indicateurs de la santé, afin de
        réduire les disparités dans les soins.
    

    "Nous devons absolument mieux connaître les besoins de santé diversifiés
des Ontariennes. A cet égard, l'étude POWER représente un grand pas en avant,
a dit Pat Campbell, chef de la direction d'Echo. Si nous surveillons les
progrès que nous faisons pour améliorer les résultats de santé et réduire les
disparités, les soins donnés aux femmes seront meilleurs et les soins donnés à
l'ensemble de la population ontarienne seront plus équitables. Les résultats
de l'étude fourniront de solides données probantes à l'appui de
l'établissement des priorités et fourniront une base à partir de laquelle
mesurer les progrès réalisés dans le domaine de la santé des femmes."
    Pour obtenir de plus amples renseignements sur l'étude POWER et accéder
au rapport sur le fardeau de la maladie, consultez le site www.powerstudy.ca.
D'autres chapitres du rapport sur la santé des femmes seront publiés plus tard
cette année.
    Dre Bierman est chercheuse au Centre de recherche Keenan de l'Institut du
savoir Li Ka Shing de l'Hôpital St. Michael, scientifique à l'Institut de
recherche en services de santé (ICES) et titulaire de la chaire en santé des
femmes du Conseil ontarien des services de santé pour les femmes (prédécesseur
d'Echo) à l'Hôpital St. Michael et l'Université de Toronto (Faculté de
sciences infirmières Lawrence S. Bloomberg).
    L'Hôpital St. Michael est un grand hôpital universitaire situé en plein
coeur de Toronto. En plus de fournir des soins compatissants à toutes les
personnes qui y viennent pour obtenir des soins, les médecins et le personnel
de l'hôpital donnent une formation exceptionnelle aux futurs professionnels de
la santé dans plus de 20 disciplines. Parmi les nombreux domaines de
compétence pour lesquels l'Hôpital St. Michael est reconnu, on retrouve les
soins intensifs et la traumatologie, le traitement des maladies cardiaques, la
neurochirurgie, le traitement du diabète et du cancer et le soin des sans-abri
et des populations vulnérables vivant au centre-ville de Toronto. La recherche
effectuée à l'Hôpital St. Michael par le biais du Centre de recherche Keenan
de l'Institut du savoir Li Ka Shing est respectée et mise en pratique partout
dans le monde. Fondé en 1892 par les Soeurs de Saint-Joseph, l'Hôpital St.
Michael est entièrement affilié à l'Université de Toronto.

    L'ICES est un organisme indépendant sans but lucratif qui utilise des
données sur la santé basées sur la population pour produire des connaissances
sur une vaste gamme de questions liées à la santé. Les données probantes et
objectives permettent de mesurer le rendement du système de santé, de
comprendre plus clairement les besoins de santé changeants des Ontariennes et
des Ontariens et d'engager une discussion sur les solutions pratiques à
adopter pour optimiser les ressources limitées dont nous disposons. Les
connaissances de l'ICES sont hautement respectées au Canada et à l'étranger et
sont utilisées par les gouvernements, les hôpitaux, les planificateurs et les
praticiens pour la prise de décisions concernant la prestation des soins ainsi
que pour l'élaboration de politiques.

    Echo a pour mission d'améliorer la santé et le bien-être de toutes les
Ontariennes et de réduire les iniquités dans le domaine de la santé. Echo
estime que le transfert des connaissances et l'analyse fondée sur le sexe lui
permettra d'améliorer la santé des femmes ainsi que leur qualité de vie, leurs
relations, les familles et les collectivités de l'Ontario. Echo est un
organisme du ministère de la Santé et des Soins de longue durée et travaille
pour faire de l'Ontario un chef de file sur la question de l'amélioration de
la santé des femmes.





Renseignements :

Renseignements: Julie Saccone, Hôpital St. Michael, (416) 864-5047;
Deborah Creatura, ICES, (416) 480-4780

Profil de l'entreprise

Hôpital St. Michael

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