Les fabricants canadiens de médicaments génériques prêts à collaborer avec tous les partis politiques fédéraux afin d'améliorer la couverture des Canadiens en matière d'assurance médicaments



    Après vingt ans de promesses non respectées par les grandes sociétés
    pharmaceutiques, la priorité doit être redonnée aux Canadiens et à leur
    système de santé

    TORONTO, le 9 oct. /CNW Telbec/ - Après étude des résultats de son
sondage électoral auprès des partis politiques fédéraux, l'Association
canadienne du médicament générique (ACMG) déclare qu'il est possible
d'améliorer la couverture des Canadiens en matière d'assurance médicaments,
quelle que soit la composition du prochain Parlement.
    "Sur la question de l'amélioration de la couverture des médicaments, il y
a de toute évidence un terrain d'entente possible avec tous les partis
fédéraux, affirme Jim Keon, président de l'ACMG. Nous nous engageons à
collaborer avec le gouvernement que les Canadiens éliront mardi prochain, quel
qu'il soit, en vue d'améliorer l'accès des patients à des médicaments
abordables."
    Jim Keon a fait valoir que l'ACMG a préparé quelques propositions visant
à accroître la rentabilité de la couverture de l'assurance médicaments, qui
seront présentées aux Canadiens après l'élection du prochain gouvernement. Il
a ajouté qu'après vingt ans de concessions aux grandes sociétés
pharmaceutiques, il est grand temps que le gouvernement fédéral priorise les
intérêts des Canadiens et la pérennité du système de santé, plutôt que les
intérêts économiques des grandes sociétés pharmaceutiques.
    "Vingt années de concessions aux grandes sociétés pharmaceutiques n'ont
pas produit les investissements auxquels les Canadiens pouvaient s'attendre
lors du premier renforcement de leurs monopoles par le gouvernement fédéral en
1987, a mentionné Jim Keon. D'une part, ces sociétés n'ont pas respecté leurs
promesses d'investissement en recherche et développement (R-D) et, d'autre
part, les Canadiens doivent payer un surplus pour de prétendus "nouveaux"
médicaments, qui se révèlent parfois ni plus efficaces ni plus sûrs que des
médicaments éprouvés offerts à bien meilleur coût."
    Un rapport émis en juin 2008 par le Conseil d'examen du prix des
médicaments brevetés (CEPMB) soulignait les promesses non tenues par les
grandes sociétés pharmaceutiques :

    
    - Pendant sept années consécutives, les titulaires de brevet
      pharmaceutique ont failli à leur engagement d'un minimum de dépenses en
      R-D au Canada qu'ils avaient contracté envers le gouvernement canadien
      lorsque leurs monopoles de marché accrédités ont été renforcés en 1987.
      Les titulaires de brevet pharmaceutique n'ont en effet dépensé que
      8,3 % de leurs revenus en recherche et développement, soit moins que le
      seuil de 10 % auquel l'industrie s'était engagée en 1987.

    - Les titulaires de brevet ont annoncé des dépenses de 259 millions de
      dollars pour la recherche fondamentale en 2007, ce qui représente
      seulement 2 % du produit de leurs ventes canadiennes.

    - Comparativement à d'autres pays, l'augmentation de la protection des
      brevets pharmaceutiques ne s'est pas traduite par une augmentation en
      recherche et développement au Canada. En 2005, parmi tous les pays
      examinés par le CEPMB, seule l'Italie (avec 6,8 %) affiche un ratio
      R-D/ventes plus faible que le Canada. Les ratios de tous les autres
      pays se situaient bien au-dessus de celui du Canada.

    - Parmi les 151 nouvelles substances actives lancées au Canada entre 2001
      et 2006, seulement 14 (soit moins de 10 %) ont été catégorisées par le
      CEPMB comme étant des "découvertes" ou des "améliorations
      substantielles" comparativement aux produits pharmaceutiques existants.
    

    Jim Keon souligne que, non seulement la moitié des médicaments délivrés
sur ordonnance au Canada sont des médicaments génériques, même s'ils ne
comptent que pour 22 % des 20 milliards de dollars que les Canadiens dépensent
chaque année en ce domaine, mais les fabricants de médicaments génériques
investissent 15 % du produit de leurs ventes canadiennes en recherche et
développement, soit près du double de ce qu'y consacrent les fabricants de
médicaments d'origine. Et comme la plupart des produits génériques vendus au
Canada sont fabriqués au pays, un soutien apporté à ces produits est favorable
à l'économie en général ainsi qu'à la pérennité du système de santé.
    "Un dollar dépensé pour un médicament générique contribue à une
augmentation plus élevée du nombre d'emplois, des investissements en R-D et du
potentiel de fabrication pharmaceutique au Canada qu'un dollar consacré à un
médicament d'origine, affirme Jim Keon. Même sans compter les économies
importantes générées par les médicaments génériques pour notre système de
santé, il est absurde de continuer à choyer les grandes sociétés
pharmaceutiques aux dépens de l'industrie du médicament générique dans une
période particulièrement difficile pour le secteur manufacturier canadien."
    On peut consulter les résultats des examens du CEPMB et d'autres
informations relatives au secteur des médicaments au Canada dans l'étude
intitulée La vérité sur les dépenses de R-D des grandes sociétés
pharmaceutiques au Canada, 2008, à www.canadiangenerics.ca.

    Au sujet de l'Association canadienne du médicament générique

    L'Association canadienne du médicament générique représente l'industrie
canadienne du médicament générique - un groupe dynamique de sociétés qui se
spécialisent dans la fabrication de médicaments génériques et de produits
chimiques de haute qualité, à prix abordable, et dans l'exécution des essais
cliniques requis pour l'approbation gouvernementale des médicaments
génériques. Elle joue un rôle important dans la limitation des coûts du
système de santé canadien. En effet, les médicaments génériques sont utilisés
pour remplir 50 % de toutes les prescriptions, mais comptent pour moins de
22 % des 20 milliards de dollars que les Canadiens dépensent annuellement pour
leurs médicaments.




Renseignements :

Renseignements: Yves Dupré, Directeur principal - Québec, Association
canadienne du médicament générique (ACMG), (514) 286-6061, Cell.: (514)
887-1180

Profil de l'entreprise

Association canadienne du médicament générique

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