Les entreprises ontariennes doivent se réorienter et se montrer plus dynamiques dans l'établissement de relations commerciales avec l'Inde, d'après la Banque CIBC

La province ne profite pas de l'émergence de ce géant économique

TORONTO, le 24 juin 2011 /CNW/ - Les entreprises ontariennes doivent rapidement réorienter leurs exportations vers les économies prospères comme l'Inde, sinon elles risquent d'accroître leur retard sur d'autres territoires qui ont déjà établi de solides relations commerciales. C'est ce qui ressort d'un nouveau rapport de Marchés mondiaux CIBC.  

Actuellement, les exportations des entreprises ontariennes vers l'Inde ne totalisent pas plus de 400 millions de dollars, en dépit du fait que la province produit un grand nombre de biens et services consommés en Inde depuis deux décennies, une période au cours de laquelle son PIB s'est accru en moyenne de 6,5 pour cent par an. L'Inde exporte chaque année environ 1,2 milliard de dollars en biens et services à l'Ontario.

« L'évolution rapide de l'économie mondiale oblige l'Ontario à élargir ses perspectives commerciales », a déclaré Benjamin Tal, économiste en chef adjoint à la Banque CIBC. « De toute évidence, l'Inde devrait être au sommet des priorités de cette réorientation, compte tenu de la taille et de la croissance rapide de l'économie indienne et des nombreux liens culturels et autres entre les deux territoires. »

M. Tal, qui a rendu son rapport public aujourd'hui à l'occasion d'un forum mondial d'affaires sur les relations commerciales entre l'Ontario et l'Inde, a déclaré aux délégués qu'« il y va clairement de l'intérêt des deux parties de voir les échanges commerciaux et les investissements augmenter par rapport aux niveaux actuels ». Plusieurs dirigeants d'entreprises et représentants des gouvernements de l'Ontario et de l'Inde ont assisté à ce forum, tenu samedi à Toronto dans le cadre de la remise des prix de l'International Indian Film Academy.

M. Tal est d'avis que l'Inde serait avantagée par les capacités de l'Ontario, reconnues partout dans le monde, dans plusieurs secteurs où ses besoins sont les plus criants, du développement de son infrastructure par l'expansion de ses réseaux énergétiques, routiers et ferroviaires à l'amélioration de la sécurité de la chaîne d'approvisionnement alimentaire et à l'élargissement de l'accès de sa jeune population à l'éducation.

M. Tal a souligné que jusqu'à récemment, le succès qu'a connu la province dans l'approvisionnement du marché des États-Unis l'a amenée à ignorer pour l'essentiel d'autres marchés et perspectives. Mais comme le ralentissement économique touchant les consommateurs de ce marché devrait vraisemblablement persister pendant un certain temps, il croit que les entreprises ontariennes « doivent adopter une approche plus dynamique afin de concurrencer les autres ressorts qui ont établi des liens commerciaux plus profonds avec l'Inde ».

« La distance entre l'Inde et l'Ontario est un obstacle évident au commerce, mais une vérification de cet argument à l'aide du modèle gravitationnel des échanges commerciaux, fondé sur la distance qui sépare les partenaires commerciaux et sur leur PIB respectif, afin d'évaluer le potentiel des échanges commerciaux de l'Inde avec le reste du monde, nous amène à observer que le commerce avec l'Ontario est sous-performant au regard non seulement de son propre potentiel, mais aussi par rapport à la plupart des partenaires commerciaux de l'Inde. »

Autrement dit, l'Ontario ne tire pas parti du développement rapide de l'Inde, dont la classe moyenne devrait compter 300 millions de personnes de plus d'ici 2025. M. Tal affirme que cette croissance fera quadrupler les dépenses de consommation au pays d'ici vingt ans.

En plus de la faiblesse des exportations vers l'Inde, les investissements directs canadiens dans la plus grande démocratie du monde accusent un retard sur d'autres régions du monde. « La part des investissements directs canadiens affectée à l'Inde n'était que de 0,1 pour cent l'an dernier, une proportion qui n'a pas changé depuis vingt ans », a observé M. Tal. « Pendant que les sociétés canadiennes cherchaient ailleurs des endroits où investir leur argent, d'autres ont vu dans l'Inde une terre d'avenir et y ont injecté 37,9 milliards de dollars américains l'an dernier, une augmentation de 67 pour cent par rapport aux investissements de 22,7 milliards de dollars américains qui y avaient été consacrés il y a à peine cinq ans. »

M. Tal a noté qu'il n'y a pas que le monde qui se tourne vers l'Inde : de plus en plus, l'Inde elle-même s'ouvre sur le monde. « Les investissements indiens dans les installations nouvelles et les regroupements d'entreprises au Canada ont déjà dépassé les investissements canadiens en Inde. En plus d'être une porte d'entrée sur le marché américain, l'Ontario est doté d'un secteur des services en croissance constante qui constitue une base d'expansion naturelle pour les entreprises indiennes dans des secteurs comme le cinéma et les technologies de l'information et des communications (TIC). Les développeurs de logiciels indiens rechercheront de plus en plus des occasions d'externalisation proche afin de desservir le marché nord-américain, en profitant de l'environnement à faible coût de l'Ontario et de ses mesures fiscales d'encouragement à la recherche-développement. »

Il a ajouté que les entreprises canadiennes et indiennes peuvent aller encore plus loin. La force relative de l'Inde dans des domaines tels que la gestion, le soutien à la TI, les TIC et l'équipement spécialisé est un complément naturel à la force et l'expertise canadiennes en génie, en technologie de l'équipement et en sciences de l'environnement. Cette synergie peut facilement déboucher sur des projets en coentreprise dans les pays en développement.

« Les efforts engagés récemment par le gouvernement de l'Ontario pour accélérer les liens entre nos deux territoires devraient aider à accroître la participation économique de l'Ontario en Inde. Toutefois, en fin de compte, cette croissance dépend des entreprises ontariennes, qui devront élargir leurs horizons et adopter une approche plus dynamique pour faire des affaires avec la plus grande démocratie du monde. »

Le texte intégral de ce rapport de Marchés mondiaux CIBC est accessible à l'adresse : http://research.cibcwm.com/economic_public/download/canada-india.pdf.

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SOURCE Marchés Mondiaux CIBC

Renseignements :

Benjamin Tal, économiste en chef adjoint, Marchés mondiaux CIBC, 416-956-3698, benjamin.tal@cibc.ca, ou Kevin Dove, Communications et affaires publiques, 416-980-8835, kevin.dove@cibc.ca


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