Les entreprises canadiennes sont cinq fois moins portées à utiliser le renminbi que leurs homologues ailleurs dans le monde

- Malgré cela, 62 % d'entre elles comptent augmenter les échanges commerciaux avec le second partenaire commercial du Canada au cours de la prochaine année

VANCOUVER, le 24 mars 2015 /CNW/ - Selon un sondage mondial annuel commandé par la HSBC, les entreprises canadiennes se classent à l'avant-dernier rang mondial pour ce qui est de l'utilisation du renminbi (RMB) pour régler les opérations commerciales en Chine continentale. En fait, de nombreuses entreprises canadiennes s'exposent à un risque de change inutile puisque selon le sondage, seules 3 % d'entre elles (5 % en 2014) disent avoir utilisé la devise chinoise pour régler des opérations de commerce international, contre 17 % des entreprises internationales et 10 % (17 % en 2014) des entreprises américaines.

Sur la scène internationale, le recours au renminbi demeure concentré dans les marchés de la région Asie-Pacifique où il est à peu près constant par rapport aux résultats recueillis lors du sondage de l'année dernière. Dans les autres régions du monde, on continue de l'utiliser avec parcimonie, et même moins qu'il y a un an, notamment en Europe et dans les Amériques, vraisemblablement en raison des fluctuations de la valeur extérieure du RMB par rapport aux devises autres que le dollar dans la deuxième moitié de l'année et de la croissance de l'économie américaine, respectivement.

Linda Seymour, vice-présidente à la direction, responsable en chef des services aux entreprises, Banque HSBC Canada, explique : «Pour favoriser le dynamisme économique à long terme du Canada et tirer profit de son nouveau statut de centre de négociation du renminbi, nous devons explorer d'autres avenues au-delà du traditionnel corridor commercial avec les États-Unis et renforcer nos liens commerciaux avec la puissance économique qui connaît le rythme de croissance le plus rapide au monde. Plus particulièrement, il faut déterminer quels sont les produits et services que la Chine veut nous acheter. À titre d'exemple, l'Australie, dont l'économie est à l'image de la nôtre, a récemment été désignée comme un centre de négociation du renminbi et a ratifié un accord de libre-échange avec la Chine, ce qui lui a permis de profiter d'une augmentation considérable des échanges commerciaux entre les deux pays.»

Parmi les entreprises canadiennes sondées, 62 % s'attendent à accroître leurs opérations transfrontalières avec la Chine au cours des 12 prochains mois (comparativement à 54 % pour les entreprises comparables à l'échelle mondiale). Par contre, seulement 22 % des firmes canadiennes (27 % à l'échelle mondiale) qui n'utilisent pas actuellement le renminbi prévoient le faire à l'avenir. «Lorsqu'on fait des affaires avec la Chine, le pays le plus actif en termes de commerce international, il faut songer à le faire en renminbi», renchérit Linda Seymour.

Points saillants relatifs aux répondants canadiens :

  • Le Canada se retrouve encore à l'avant-dernier rang parmi les pays sondés quant à l'utilisation du renminbi : seules 3 % des entreprises canadiennes y ont recours, comparativement à 5 % l'année dernière. 
  • La proportion d'entreprises n'utilisant pas le renminbi, mais prévoyant le faire a fortement diminué, passant de 37 % en 2014 à 22 % en 2015.
  • Le nombre de dirigeants canadiens qui considèrent le renminbi comme un outil commercial ou une occasion à saisir se rapproche de la moyenne mondiale (16 % au Canada comparativement à 22 % à l'échelle mondiale).
  • Les entreprises qui n'ont pas actuellement recours au renminbi, mais qui prévoient le faire indiquent qu'elles y songent principalement pour réduire le risque de change et pour profiter du différentiel entre le marché intérieur et extérieur en renminbi.

L'utilisation du renminbi a monté en flèche depuis que la Chine a commencé à abolir les entraves aux opérations transfrontalières en 2009. En fait, selon des données de la société SWIFT, le renminbi a atteint le cinquième rang des devises les plus utilisées pour les paiements internationaux en 2014, après que la valeur des paiements dans cette devise a plus que doublé en un an. Le renminbi s'est apprécié de 8 % entre janvier 2011 et janvier 2014 par rapport au dollar US; il a depuis perdu environ 3 % en raison de l'accélération de la croissance économique américaine. Au cours des six derniers mois, il a gagné en valeur par rapport à d'autres devises, notamment l'euro, la livre sterling et le yen.

En 2014, l'État chinois a modifié certains aspects de la réglementation sur le renminbi, notamment en autorisant les virements transfrontaliers entrants et sortants et en élargissant la fourchette de négociation du renminbi en Chine à l'endroit du dollar, de l'euro, du yen et de la livre sterling. De plus, la Chine a chargé des banques de compensation situées dans 10 pays, dont le Canada, la France, l'Australie, le Qatar et le Royaume-Uni, de favoriser l'essor des centres de négociation du renminbi.

Pour effectuer le sondage 2015, la HSBC s'est adressée à plus de 1 600 décideurs représentant des entreprises faisant des affaires avec la Chine ou depuis la Chine et provenant de l'Australie, du Brésil, du Canada, de la Chine continentale, de la France, de l'Allemagne, de Hong Kong, de la Malaisie, de Singapour, de la Corée du Sud, de Taïwan, des Émirats arabes unis, du Royaume-Uni et des États-Unis.

Notes aux rédacteurs :
À propos du sondage sur le RMB
La HSBC a mandaté Nielsen pour mener un sondage auprès de 1 610 entreprises internationales qui font des affaires avec la Chine continentale, ou qui sont installées en Chine continentale et sont engagées dans des activités d'import/export. Le sondage a été effectué entre le 7 janvier et le 12 février 2015 et visait à connaître les préférences des entreprises internationales relatives à l'utilisation du RMB pour les échanges commerciaux transfrontaliers, les raisons pour lesquelles les répondants utilisaient ou non le RMB et tout autre aspect du RMB sur lequel ils voulaient se prononcer. Les entreprises sondées se répartissaient comme suit : Australie (n=100), Chine (n=200), Allemagne (n=100), Hong Kong (n=200), Singapour (n=100), Royaume-Uni (n=100), États-Unis (n=106), Canada (n=100), Taïwan (n=100), France (n=101), Émirats arabes unis (n=100), Brésil (n=100), Malaisie (n=103) et Corée du Sud (n=100). Parmi ces entreprises, environ 50 % avaient un chiffre d'affaires annuel compris entre 3 et 50 M $US; 40 %, entre 50 et 500 M $US, et 10 %, plus de 500 M $US. (Copyright © 2015, The Nielsen Company)

À propos de Nielsen
Nielsen Holdings N.V. (NYSE : NLSN) est une société internationale d'information et de mesure occupant une place prépondérante dans le domaine du marketing et des données de consommation, de la télévision et autres mesures des médias, des renseignements en ligne et de la mesure de la téléphonie mobile. Nielsen est présente dans près de 100 pays et compte des sièges sociaux à New York, É.-U. et à Diemen, Pays-Bas. Pour en savoir plus, consultez le site www.nielsen.com

Services aux entreprises de la HSBC
Depuis presque 150 ans, la HSBC est présente là où il y a de la croissance et aide ses clients à saisir les occasions qui se présentent à eux. Aujourd'hui, les Services aux entreprises de la HSBC répondent aux besoins de clients - de la petite entreprise jusqu'à la multinationale - dans près de 60 marchés développés et émergents aux quatre coins du monde. Ils aident les entreprises à prendre de l'expansion en leur offrant des outils et des conseils, notamment en matière de fonds de roulement, de financement du commerce international et de gestion des paiements et des fonds. Forte d'un réseau couvrant les trois quarts des zones de commerce mondiales, la HSBC est le chef de file mondial dans les services de commerce international et les services bancaires aux entreprises. Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez le site www.hsbc.com/1/2/business-and-commercial.

Banque HSBC Canada
La Banque HSBC Canada, filiale de la société HSBC Holdings plc, est le chef de file des banques internationales au Canada. Le Groupe HSBC sert des clients du monde entier à partir de plus de 6 100 bureaux répartis dans plus de 73 pays et territoires en Europe, en Asie, dans les Amériques, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Avec des actifs de 2 634 milliards de dollars US au 31 décembre 2014, la HSBC est l'un des plus importants établissements de services bancaires et financiers au monde.

SOURCE Banque HSBC Canada

Renseignements : Demandes des médias : Fabrice de Dongo, Premier directeur, relations avec les médias, 416-868-8282, fabrice_dedongo@hsbc.ca; Sharon Wilks, Responsable en chef des relations avec les médias, 416-868-3878, sharon_wilks@hsbc.ca

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