Les entreprises canadiennes devraient agir vite pour contenir les coûts de leurs régimes d'assurance-médicaments et cesser d'émettre des chèques en blanc.

Le nouveau livre blanc publié par Helen Stevenson traite du problème de l'augmentation des coûts des médicaments et de son impact sur les promoteurs et les employés, en plus d'offrir des conseils pour une meilleure gestion de ces coûts.

MONTRÉAL, le 11 mai /CNW/ - Selon un nouveau livre blanc publié par Helen Stevenson, les entreprises canadiennes devraient s'interroger sur la gestion de leurs régimes d'assurance-médicaments et l'examiner de plus près pour éviter d'autres baisses de prestations, des augmentations des coûts et même des répercussions sur les prix de leurs propres produits et services. Intitulé « Finis les chèques en blanc : Tirer meilleur parti des régimes privés d'assurance-médicaments », le livre blanc aborde le problème de l'explosion des coûts des médicaments d'ordonnance et de l'impact économique qu'elle a sur les promoteurs des régimes de prestations, les employés et les retraités.

Le document souligne que les entreprises canadiennes dépensent environ 200 millions de dollars par semaine en médicaments d'ordonnance, soit environ 10,2 milliards l'an dernier1. En outre, les dépenses totales en soins de santé ont augmenté de 6,6 pour cent annuellement entre 1985 et 2007, mais la croissance des dépenses en médicaments s'élevait à 9,2 % pour la même période2.

Madame Stevenson identifie les quatre principales causes de l'augmentation des coûts des médicaments : (1) les régimes consentent à offrir n'importe quel médicament à n'importe quel prix ; (2) le potentiel des médicaments génériques n'est pas exploité suffisamment ; (3) les prix des médicaments et des frais d'exécution varient énormément d'une pharmacie à l'autre et (4) les employés demeurent indifférents face aux sommes versées par leurs régimes collectifs.

Le livre blanc affirme en outre que les dépenses en médicaments du secteur privé (celles des régimes offerts par les employeurs et celles des particuliers qui paient pour leurs médicaments) atteignaient environ 14 milliards en 2009, soit un taux de croissance de 7 %, tandis que pendant la même période dans le secteur public, ces dépenses s'élevaient à 11,4 milliards de dollars et le taux de croissance était de quatre pour cent seulement3.

Madame Stevenson propose aux promoteurs plusieurs mesures pour tirer meilleur parti de leur régime d'assurance-médicaments. Ils devraient entre autres : comprendre clairement les objectifs de leur régime ; obtenir des données fiables pour prendre de meilleures décisions ; mieux gérer leur liste de médicaments ; informer leurs employés sur l'usage adéquat de médicaments d'origine et de génériques et promouvoir ces derniers ; établir un plus grand pouvoir d'achat ; promouvoir le consommateurisme et enfin, réinvestir les économies réalisées dans leurs régimes.

« Il est possible de gérer les coûts des médicaments », déclare Madame Stevenson « mais il faut apporter des changements. Autrement, les coûts des régimes vont continuer de grimper et les conséquences pourraient être graves. Les réformes du secteur public ont sensibilisé les gens aux problèmes des régimes d'assurance-médicaments et ont donné un élan irréfutable au changement. Il est temps pour le secteur privé d'emboîter le pas. »

Dans la préface Don Drummond, conseiller économique à la Banque TD, demande aux employeurs et aux employés de tenir compte des coûts des médicaments et de leur impact sur les régimes de prestation. « Les employeurs se sentent et se montrent impuissants à maîtriser les augmentations de coûts… cela va à l'encontre des intérêts de plusieurs, car les entreprises refilent ces augmentations à leurs clients ou à leurs employés… tout compte fait, ce sont les clients et les employés des entreprises qui paient pour l'inefficacité de certains régimes et chacun d'entre nous devrait se sentir concerné. »

À propos de Helen Stevenson
Helen Stevenson est PDG du  Reformulary Group inc. et conseillère supérieure auprès de plusieurs organismes publics et privés.  Elle était auparavant cadre supérieure du Programme public de médicaments de l'Ontario et sous-ministre déléguée du ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l'Ontario. Helen fut à la tête de deux réformes majeures du système de médicaments d'ordonnance, la première étant le projet de loi 102 de l'Ontario (2006) et plus récemment, la réforme du prix des médicaments génériques de cette province (2010). Elle a en outre dirigé plusieurs des initiatives ontariennes en matière de médicaments, y compris le Drugs for Rare Diseases Framework, la Stratégie ontarienne en matière de stupéfiants et le Compassionate Access Program.

 

1Selon le rapport de l'Institut canadien de l'information sur la santé intitulé Dépenses en médicaments au Canada de 1985 à 2009, page 39, le taux de croissance annuel moyen des dépenses en médicaments entre 1985 et 2009 était de 9 % (p. 39). Les dépenses prévues pour 2010 étaient de 9,4 milliards de dollars, multipliées par le taux de croissance annuel  moyen de 9 % soit 10,2 milliards. Les 200 millions de dépenses hebdomadaires ont été calculés en divisant ces 10,2 milliards par 52 semaines. (Ottawa : ICIS, 2009)
2 ICIS, Dépenses en médicaments au Canada de 1985 à 2009, p. 3
3 ICIS, Dépenses en médicaments au Canada de 1985 à 2009, p. 5

SOURCE Pareto Corporation

Renseignements :

Au rédacteur en chef - pour obtenir une entrevue avec Madame Stevenson ou se procurer un exemplaire du livre blanc, prière de communiquer avec Pierre-Yves Beauchemin au Tél. : 514-697-8354, Cell. : 514-591-3885, pybeauchemin@videotron.ca

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