Les enfants les plus vulnérables de l'Ontario seront affectés par les
compressions budgétaires du gouvernement

    
    Les Sociétés de l'aide à l'enfance reçoivent dorénavant moins de
    financement pour les services aux enfants.
    

TORONTO, le 14 oct. /CNW/ - À moins que le gouvernement ne renouvelle son engagement à financer les services offerts aux enfants, tout porte à croire que les enfants les plus vulnérables de l'Ontario ainsi que les familles recevant des services de leur Société de l'aide à l'enfance (SAE) subiront l'impact de lourdes compressions financières.

En vertu de la Loi sur les services à l'enfance et à la famille, les Sociétés de l'aide à l'enfance de l'Ontario disposent d'un mandat unique pour protéger les enfants; enquêter sur les allégations de maltraitance et de négligence et offrir des conseils, des soins, des services de prévention et d'adoption.

Quarante-neuf SAE souffrent actuellement d'une pénurie de financement totalisant 67 millions $, ce qui affecte considérablement leur capacité à fournir les services requis par la législation. En plus d'une insuffisance historique de financement, les services de protection des enfants reçoivent 23 millions de moins que l'an dernier, alors qu'ils doivent maintenir le même niveau de services. Les SAE ont une obligation légale de protéger les enfants et ne peuvent pas les inscrire sur une liste d'attente ou rationner leurs services lorsque le gouvernement ne remplit pas ses obligations statutaires.

    
    Les SAE font face à une pénurie qui va jusqu'à 30% de leurs subventions.
Les agences les plus durement touchées sont:

    -   Société de l'aide à l'enfance de la région de York / 7,3 millions $
        (16,2%)
    -   Société de l'aide à l'enfance de Simcoe County / 5,2 millions $ (13%)
    -   Société de l'aide à l'enfance de Loudon-Middlesex / 3,9 millions $
        (6%)
    -   Société de l'aide à l'enfance de Durham / 3,9 millions $ (5,2%)
    -   Services aux enfants et à la famille de Tikinagan / 3,9 millions $
        (9,2%)
    -   Services à la famille de Payukotayno, Baies James et d'Hudson /
        3,7 millions $ (30,4%)
    -   Services à l'enfance et à la famille de Niagara / 2,9 millions $
        (7,3%)
    -   Soins à la famille Dilico Anishinabek / 2,7 millions $ (10%)
    -   Société de l'aide à l'enfance de Algoma / 2,6 millions $ (11,5%)
    -   Services à l'enfance et à la famille de Guelph et Wellington County /
        2,1 millions $ (10%)
    -   Native Child and Family Services of Toronto / 1,5 million $ (9,5%)
    

Les agences du nord de l'Ontario subissent certaines des plus importantes réductions et sont confrontées à un déficit collectif de 16,9 millions de dollars. Trois organismes desservant les Premières nations et les communautés autochtones du nord (Tikinagan, Dilico et Payukotano) souffrent d'une pénurie budgétaire variant entre 9% et 30%. Ces organismes travaillent avec les communautés les plus à risque et les plus vulnérables, et se voient forcés de limiter leurs services.

Dans toutes les régions de la province, les organismes envisagent des réductions de services de base dans les programmes de prévention de la violence, les programmes visant à renforcer les familles, les services de thérapie pour les familles en crise, les visites aux enfants en famille d'accueil et en soin résidentiel ordonnées par le tribunal, et les programmes de collaborations avec des partenaires communautaires pour les familles avant qu'elles ne se retrouvent en situation de crise.

Sans un financement suffisant, le gouvernement contraint les SAE à déroger des règles en ce qui a trait à la protection des enfants et aux enquêtes sur la maltraitance. Les SAE auront du mal à répondre aux allégations d'abus graves contre les enfants dans les délais prescrits; les SAE ne seront pas en mesure de répondre aux normes minimales obligatoires voulant qu'elles rencontrent les enfants tous les mois; les intervenants ne pourront pas évaluer la sécurité et le bien-être des enfants aussi fréquemment, et les enfants ne seront pas en mesure de visiter leur famille biologique, puisque les SAE ne pourront pas payer les frais de visite ordonnées par le tribunal.

"Le gouvernement affirme qu'il n'y a plus d'argent pour le bien-être des enfants, mais les services de protection pour les enfants victimes de violence ne doivent pas être considérés comme facultatifs ou soumis à des réductions arbitraires", a déclaré Jeannette Lewis, directrice exécutive de l'Association ontarienne des Sociétés de l'aide à l'enfance. "Selon le Loi sur les services à l'enfance et à la famille et au nom du gouvernement de l'Ontario, les SAE doivent fournir des services de protection de l'enfance aux enfants vulnérables ainsi qu'à leur famille. De nombreux organismes se sont endettés pour payer les soins résidentiels, de soutien et de thérapie pour les enfants. Les conseils ne devraient pas avoir à utiliser le crédit pour pouvoir offrir des services gouvernementaux."

Cette année, alors que les familles sont aux prises avec la crise économique, que les niveaux de chômage sont élevés et que le recours à Ontario au travail est accru, de nombreuses agences de protection de l'enfance ont enregistré une hausse du nombre de cas de protection. Les organismes de protection de l'enfance sont tenus de fournir des services aux enfants dans le besoin 24 heures par jour, 365 jours par année.

Certains organismes rapportent qu'à partir du mois de novembre, ils n'auront pas les fonds nécessaires pour fournir des services d'enquête sur la maltraitance faite aux enfants. D'autres agences se retrouveront sans le sou en janvier 2010.

"Le gouvernement a fait le choix de mettre les enfants vulnérables en situation de risque au cours de la récession. Les gens perdent leur emploi, ce qui signifie que les familles perdent leur maison et que les parents doivent gérer un niveau de stress élevé et deviennent incapables de subvenir aux besoins de leurs enfants. Et pourtant, les services de protection de l'enfance sont coupés", déplore Lewis.

La problématique est double: il y a insuffisance de fonds pour les services de protection de l'enfance, et le modèle de financement complexe utilisé par les SAE ne fonctionne pas de manière égale dans toutes les régions de la province.

"Les coupures menacent de nuire aux améliorations que nous avons apportés aux services de protection de l'enfance de même qu'à nos accomplissements des dernières années", affirme Lewis. "Les conseils d'administration et de gestion doivent prendre des décisions difficiles afin de satisfaire les besoins budgétaires. Puisqu'elle doit parler au nom des enfants, l'AOSAE prend position en affirmant que la sécurité des jeunes n'est pas négociable."

Pour plus d'information, visitez le www.oacas.org

SOURCE Association ontarienne des Sociétés de l'aide à l'enfance

Renseignements : Renseignements: Marcelo Gomez-Wiuckstern, Directeur des communications, (416) 987-9648, mgomez-wiuckstern@oacas.org, www.oacas.org; OU Contactez votre SAE locale, Visitez le www.oacas.org/childwelfare/locate.htm

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