Les efforts d'obstruction du Canada poussent les négociations internationales au bord du gouffre



    MONTREAL, le 15 déc. /CNW Telbec/ - Greenpeace estime que l'absence de
cibles contraignantes précises de réductions d'émissions de gaz à effet de
serre (GES) dans l'accord final obtenu in extremis à la Conférence des
Nations-Unies sur les changements climatiques de Bali, en Indonésie, nous fait
remettre à demain ce que nous devrions abattre aujourd'hui comme boulot. En
effet, les parties à cette Conférence se sont finalement entendues sur la
négociation d'un accord post-Kyoto d'ici 2009, sans toutefois prescrire de
cibles contraignantes de réduction d'émissions de gaz à effet de serre ou GES.
    Dans le but évident de faire de l'obstruction à la Conférence de Bali, le
Canada s'est accordé sur les positions des Etats-Unis et du Japon, tout au
long des travaux et séances de cette conférence. Ces trois pays récalcitrants
se sont opposés avec acharnement à la proposition préconisée par l'Union
européenne, qui vise la réduction d'ici 2020 des émissions de GES des nations
industrialisées de 25 à 40 % sous les niveaux de 1990.
    "Le ministre de l'Environnement, John Baird, a mené les négociations de
Bali au bord du gouffre. Il demandera quoi maintenant? De faire un pas avec
lui en avant?", ironise Arthur Sandborn. "Un accord, in extremis, visant la
poursuite des négociations constitue un très lent départ en vue de la
prochaine phase du Protocole de Kyoto".
    Greenpeace appelle le Canada et les pays industrialisés à signer un
accord post-2012 (Kyoto+) qui réduirait d'ici 2020 les émissions de gaz à
effet de serre (GES) de 30 % sous les niveaux de 1990 et de 80 % d'ici 2050.
"Ces réductions sont essentielles si nous espérons prévenir une augmentation
de 2 degrés Celsius de la température depuis le début de l'ère industrielle.
Toute augmentation supérieure de ce niveau aurait des conséquences
désastreuses, voire catastrophiques".
    Le gouvernement canadien s'est engagé envers le Protocole de Kyoto à
réduire, pour la période 2008-2012, ses émissions de GES de 6 % sous les
niveaux de 1990. Cependant, à la fin de 2005, les émissions canadiennes
avaient plutôt augmenté de 25 % depuis 1990, plaçant ainsi le Canada au 35e
rang sur 41 nations industrialisées en ce qui a trait à son différentiel de
GES depuis 1990.
    "Nous devons absolument renforcer l'accord de Kyoto pour sauver la
planète", conclut Arthur Sandborn. "Et pour y arriver, le Canada doit faire
partie de la solution plutôt que du problème".

    L'accord de Bali, en plus de prévoir un mandat de négocier une suite au
Protocole de Kyoto, contient une entente préliminaire pour prévenir les
émissions de GES issu de la déforestation ainsi qu'une formule de soutien à
l'adaptation des transferts de technologies propres vers les pays en voie de
développement.




Renseignements :

Renseignements: Jocelyn Desjardins, Communication/relations publiques -
Greenpeace, (514) 212-5749


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