Les économistes du Mouvement Desjardins estiment que la Banque du Canada devra augmenter ses taux directeurs afin de contrer l'accentuation des pressions inflationnistes



    Le centre du pays continuera d'écoper de la vitalité du huard

    LEVIS, QC, le 20 juin /CNW Telbec/ - L'économie du Québec a tourné au
ralenti au premier trimestre de 2007, constatent les économistes du Mouvement
des caisses Desjardins dans leurs plus récentes prévisions économiques et
financières. La construction résidentielle s'est affaiblie, les ventes au
détail ont progressé modestement, tandis que les exportations internationales
ont diminué. "Les difficultés du commerce extérieur ne devraient pas
compromettre la relance de l'économie du Québec pour autant", a toutefois
déclaré l'économiste en chef de Desjardins, M. François Dupuis.
    Selon lui, la tendance haussière de l'Indice précurseur Desjardins
annonce d'ailleurs une accélération prochaine de l'activité économique au
Québec, qui mettra un terme à la phase de ralentissement amorcée en 2005.
"Entre autres, la vigueur du marché du travail, le règlement de l'équité
salariale et les baisses d'impôts se refléteront positivement sur les dépenses
de consommation des ménages au fil des prochains trimestres", a déclaré
M. Dupuis.
    Les économistes de Desjardins estiment que la hausse du PIB réel du
Québec se limitera toutefois à 1,3 % en 2007, en raison du recul des
exportations internationales. En 2008, le tempo plus rapide de l'économie des
Etats-Unis donnera une impulsion aux exportations du Québec, ce qui aidera la
progression du PIB réel à atteindre 2,3 % en 2008, soit un rythme près du
potentiel de la province.
    De son côté, l'économie ontarienne semble s'être accélérée quelque peu au
cours des derniers mois, alors que la production et les exportations de
véhicules ont rebondi. Ce bon début d'année devrait se traduire par une hausse
du PIB réel d'un peu plus de 2,0 % en 2007. "Malgré cette amélioration, note
M. Dupuis, l'économie ontarienne doit encore surmonter plusieurs embûches. Les
fabricants sont encore en période d'ajustement et la récente poussée du dollar
canadien augure très mal pour les entreprises exportatrices de la province.
Par conséquent, la croissance économique demeurera limitée en 2008, soit aux
environs de 2,6 %."

    Accélération de l'activité économique au Canada

    Au Canada, après un net rebond au premier trimestre de 2007, la
croissance du PIB réel devrait évoluer près du rythme potentiel d'ici la fin
de 2008. La vitalité du marché du travail ainsi que la croissance des revenus
devraient soutenir les dépenses de consommation. De plus, le niveau élevé des
prix des matières premières pourrait encore amener un effet de richesse
bénéfique à l'économie canadienne. "Nous tablons ainsi sur une accélération de
l'activité économique, soit d'un rythme de 2,5 % en 2007 à 3,0 % en 2008",
estime M. Dupuis.
    Ce dernier note que la production canadienne étant déjà au-dessus du
plein potentiel de l'économie, les autorités monétaires canadiennes se
montrent de plus en plus préoccupées par les perspectives économiques ainsi
que par l'intensification des pressions inflationnistes.
    "Avec l'inflation tendancielle qui évolue dans la partie supérieure de la
fourchette cible, la marge de manoeuvre de la Banque du Canada est évidemment
beaucoup plus restreinte qu'il y a quelques mois, constate l'économiste en
chef de Desjardins. Dans ces circonstances, il faut s'attendre à ce que les
taux d'intérêt directeurs canadiens augmentent dès cet été, soit probablement
en juillet."
    Cette première hausse pourrait être suivie d'une seconde en septembre
pour faire place ensuite à un statu quo, le temps de bien jauger l'impact de
la vive appréciation du dollar canadien des dernières semaines sur la
croissance économique.

    Un dollar à parité avec le billet vert ?

    A cet effet, les déterminants du huard demeurent positifs, mais les
économistes de Desjardins voient difficilement celui-ci évoluer au pair avec
le billet vert dans un avenir rapproché. "Le changement de ton de la Banque du
Canada a permis à notre devise de se rapprocher de sa valeur d'équilibre de
long terme, mais toute hausse subséquente dépendra de l'évolution des prix des
matières premières énergétiques et non énergétiques, observe M. Dupuis. Si
notre scénario d'une augmentation graduelle des prix du pétrole se réalise, la
tendance haussière du huard se poursuivra, mais la progression plus lente,
voire une correction des prix des métaux viendra limiter les gains. Dans ces
conditions, la parité sur une base durable ne se réalisera pas avant la
deuxième moitié de 2008 ou en 2009."
    Le mal sera toutefois déjà fait. Avec un huard à plus de 0,90 $ US, il
est évident que les difficultés des secteurs manufacturier et touristique ne
vont que s'intensifier. A l'image des dernières années, ce frein à la
croissance économique devrait d'ailleurs être plus présent au Québec et en
Ontario.

    Economie mondiale : une croissance soutenue

    Au chapitre de l'économie mondiale, les économistes de Desjardins
estiment que l'on continuera de tabler sur une croissance soutenue et sur une
inflation modérée.
    Le rythme de croisière a ralenti quelque peu en zone euro et au Japon,
mais l'acquis de croissance concédé à la fin de 2006 leur assure une
progression robuste en 2007. En Chine, la progression phénoménale du premier
trimestre suggère que la cadence de l'économie sera plus forte que prévu
encore cette année, mais le rééquilibrage de la croissance devrait amener un
certain ralentissement l'an prochain.
    Enfin, l'économie américaine devrait rebondir dès le printemps, mais les
ajustements du marché résidentiel en cours font que, sur l'ensemble de 2007,
les gains seront modestes. Ainsi, après une progression de 5,0 % en 2006,
Desjardins entrevoit une légère diminution de l'économie mondiale à 4,7 % en
2007 ainsi qu'en 2008.

    A propos de Desjardins

    Plus important groupe financier intégré de nature coopérative au Canada,
avec un actif de plus de 135 milliards de dollars au 31 décembre 2006, le
Mouvement des caisses Desjardins regroupe un réseau de caisses, credit unions
et centres financiers aux entreprises au Québec et en Ontario, de même qu'une
vingtaine de sociétés filiales en assurances de personnes et de dommages, en
valeurs mobilières, en capital de risque et en gestion d'actifs, dont
plusieurs sont actives à l'échelle du pays. S'appuyant sur la compétence de
ses 40 000 employés et l'engagement de 7 020 dirigeants élus, Desjardins met à
la disposition de ses 5,8 millions de membres et ses clients, particuliers et
entreprises, une gamme complète de produits et services financiers. Son réseau
de distribution physique est complété par des modes d'accès virtuel à la fine
pointe de la technologie. Pour en savoir plus, consultez le site
www.desjardins.com.




Renseignements :

Renseignements: (Les numéros qui suivent sont à l'intention des
journalistes uniquement): François Dupuis, Vice-président et économiste en
chef, Etudes économiques, (514) 281-2336, 1-866-866-7000, poste 2336,
francois.dupuis@desjardins.com; Source: André Chapleau, Directeur Information
et Relations de presse, (514) 281-7229, 1-866-866-7000, poste 7229,
andre.chapleau@desjardins.com


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