Les divergences économiques et politiques ouvrent des débouchés en Europe pour le Canada

Les Canadiens déjà bien placés pour profiter des tensions montantes en Europe

MONTRÉAL, le 26 mai 2011 /CNW/ - Dans sa plus récente édition de Capital Markets Flash, PwC explique les incidences possibles des divergences politiques et économiques persistantes en Europe sur les entreprises et les marchés des capitaux canadiens.

Prenant le contrepied de l'opinion générale, le rapport démontre que l'Europe pourrait être une destination intéressante pour les investisseurs. « Pour ceux qui ont des visées à long terme, l'évolution rapide de la conjoncture en Europe peut être une occasion d'investissement, dit Nicolas Marcoux, leader au sein du groupe Transactions de PwC Montréal. D'ailleurs, beaucoup d'entités canadiennes ont déjà su tirer parti des difficultés économiques et politiques du continent par des acquisitions fondées sur une approche par pays ou sur analyse au cas par cas. »

Mais conclure des transactions dans un contexte politiquement instable n'est pas sans risque. Il est crucial de savoir déceler et comprendre toutes les contingences et de planifier en conséquence. « S'il y a une leçon à retenir de la crise du crédit de 2008, c'est qu'il est aussi important de planifier en vue du pire et que ce n'est pas toujours un effort inutile», ajoute M. Marcoux.

Les quatre grandes conclusions du rapport :

Conclusion n° 1 - La lenteur de la croissance économique se prolonge en Europe

Selon le rapport, la crise européenne débouchera le plus vraisemblablement sur une croissance qui restera lente longtemps dans les pays avancés d'Europe, principalement à cause de mesures d'austérité généralisées. Le Canada subirait l'impact négatif d'une demande réduite de biens et de services et d'une concurrence accrue des excédents de capacité en Europe. En revanche, il se présenterait des occasions d'acquisition, en plus de celles que des entités canadiennes ont déjà réalisées là-bas récemment :

  • L'an dernier, les sociétés canadiennes ont participé à 102 acquisitions européennes d'une valeur de 15,8 milliards $ - plus que les opérations réalisées avec l'Europe au plus fort du marché, en 2007. Soixante pour cent de cette activité étaient le fait de grandes caisses de retraite ou de sociétés de capital-investissement.
  • En moyenne, les acquisitions européennes par des Canadiens se sont chiffrées à 255 millions $, bien plus que la moyenne des acquisitions au Canada en 2010 (93 millions $).
  • L'année 2011 s'annonce tout aussi faste, 38 opérations d'une valeur de 2,7 milliards $ ayant déjà été annoncées.

Le rapport signale trois approches dans les acquisitions en Europe dans la conjoncture actuelle : 1) acquisitions ponctuelles — centrées sur l'analyse au cas pas cas des entreprises ou des actifs individuels présentant un avantage à long terme et pouvant être achetés à un prix intéressant; 2) reprises d'entreprises en difficulté — il peut s'agir de sociétés en liquidation judiciaire dans le cadre d'opérations de protection des créanciers, mais pas uniquement; 3) approche par pays - les achats dans des poches de vigueur relative comme le Royaume-Uni, l'Allemagne ou la Turquie.

Pour les entreprises en difficulté, des occasions se présentent dans les secteurs suivants :

  • entreprises nécessitant des capitaux importants et qui ne parviennent pas à se financer sur les marchés des capitaux d'emprunt européens battus en brèche;
  • sociétés du secteur de la consommation souffrant des mesures d'austérité nationales;
  • actifs publics ou entreprises de services qu'on monétise pour générer des rentrées de trésorerie;
  • actifs ou branches d'activité et propriété intellectuelle ne faisant pas partie du cœur de métier d'entreprises qui les cèdent pour générer des rentrées de trésorerie (pratique qui pourrait être commune dans le secteur des services financiers en prévision d'une réglementation plus rigoureuse).

« Les acheteurs canadiens en Europe ont déjà manifesté une forte prédilection pour certains pays. En 2010, les transactions étaient surtout centrées sur le Royaume-Uni et des pays plus sûrs, comme l'Allemagne. Il n'y a pas eu beaucoup de reprises d'entreprises en difficulté », explique M. Marcoux.

Conclusion n° 2 : Volatilité de la monnaie

Le rapport analyse aussi la volatilité du marché des changes et plus particulièrement l'appréciation du dollar canadien par rapport à l'euro, ce qui représente une autre situation possible à laquelle les entités canadiennes devraient se préparer. Les fluctuations des monnaies peuvent réduire les marges ce qui a une incidence sur la possibilité de se lancer dans une fusion ou une acquisition et de mobiliser des capitaux. Mais l'appréciation représente aussi une occasion d'investissement, car la vigueur du dollar canadien rend un investissement en Europe plus abordable.

Conclusion n° 3 : Contagion entre les actifs

L'histoire révèle qu'un affaiblissement de la monnaie européenne coïncide souvent avec un recul sur un certain nombre de marchés financiers. Ainsi, même si une entreprise n'a pas investi le moindre dollar en Europe, un accès de faiblesse sur le vieux continent a de fortes chances d'exercer une influence négative sur ses autres investissements non reliés ou d'interférer avec des processus de fusion et d'acquisition ou de mobilisation de capitaux. Par contre, un accès de faiblesse coordonné des marchés pourrait donner à certains acquéreurs l'occasion de réaliser des affaires sur les marchés intérieurs déprimés temporairement. Le meilleur moyen d'en profiter est d'avoir une liste choisie de cibles d'acquisition et une bonne compréhension de leur véritable proposition de valeur à long terme.

Conclusion n° 4 : Éclatement de la zone euro ou contagion politique

D'après le rapport, il s'agirait de l'issue la moins probable de la situation actuelle. Mais si la toile de fond politique en Europe devait se détériorer au point de faire voler en éclats la zone euro, il existe un risque que des oppositions similaires aux opérations de sauvetage et à l'intervention financière et monétaire se manifestent en Amérique du Nord ou ailleurs dans le monde.

« Globalement, notre message à tous ceux qu'intéressent des transactions est de se préparer à l'instabilité des marchés et de la situation politique en Europe et de rester à l'affût des occasions d'achat. Le défi sera de trouver les bonnes cibles présentant une valeur à long terme tout en évaluant et atténuant les risques », conclut M. Marcoux.

On trouvera le rapport intégral à l'adresse : http://www.pwc.com/ca/cmf

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Note aux rédacteurs : La société PricewaterhouseCoopers a adopté la nouvelle désignation « PwC » à l'automne 2010. PwC s'écrit avec un « P » et un « C » majuscules. Le logo de la société, qui représente les initiales PwC en lettres minuscules, est la seule exception à cette règle d'écriture.

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1 Source : Kennedy; « Business Advisory Services Marketplace 2009-2011 »; ©BNA Subsidiaries, LLC. Reproduit sous licence.
2 Source : Acquisitions Monthly Awards 2010


© « PwC » s'entend de PricewaterhouseCoopers LLP/s.r.l./s.e.n.c.r.l., une société à responsabilité limitée de l'Ontario, membre de PricewaterhouseCoopers International Limited, chaque société membre étant une entité distincte sur le plan juridique. 

SOURCE PwC

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