Les dépenses excédentaires des municipalités canadiennes ont coûté 5 200 $ à chaque ménage sur 10 ans

MONTRÉAL, le 3 nov. 2015 /CNW/ - Au Canada, si les municipalités avaient maintenu la hausse de leurs dépenses de fonctionnement au niveau de l'inflation annuelle et de la croissance démographique, chaque ménage aurait économisé 5 200 $ entre 2003 et 2013. C'est ce qui ressort du plus récent rapport de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) qui montre aussi que l'ensemble des villes canadiennes ont dépensé un excédent total de 68 milliards $ au cours de cette période.

Ce rapport présente une analyse de la croissance des dépenses de fonctionnement de 14 grandes villes canadiennes. Or on note qu'entre 2003 et 2013, les dépenses réelles de fonctionnement ont respectivement crû de 80 % et 74 % à Calgary et Edmonton, ce qui représente plus de trois fois la croissance démographique de ces deux villes sur dix ans. À St. John's, les dépenses municipales ont progressé quatre fois plus vite que la croissance de la population. C'est à Victoria où l'écart est le plus important, les dépenses de fonctionnement réelles se situant à six fois le taux de croissance démographique de 2003 à 2013. « Cela est préoccupant pour les contribuables et surtout pour les PME qui se voient généralement imposer un taux de taxation plus élevé que les résidents, et ce, sans consommer nécessairement plus de services. Il est donc important que les municipalités prennent des mesures et se voient doter des pouvoirs leur permettant de mieux contenir leurs principaux postes de dépenses comme la rémunération globale, par exemple. Et cela est tout à fait possible : le Québec l'a fait en matière de pensions », déclare Martine Hébert, vice-présidente principale et porte-parole nationale de la FCEI.

Par ailleurs, la FCEI estime que les gouvernements devraient éviter d'accorder aux municipalités davantage de transferts généraux (inconditionnels) tant qu'elles n'auront pas ramené leurs dépenses de fonctionnement à des niveaux ne dépassant pas les taux d'inflation et de croissance démographique.

La rémunération globale : le nerf de la guerre!
Le rapport montre également que la plupart des villes étudiées consacrent plus de la moitié de leurs dépenses de fonctionnement aux salaires et aux avantages sociaux de leurs employés. « Dans la plupart des cas, ces dépenses ont augmenté de façon importante en dix ans, d'une part parce que la main-d'œuvre des municipalités de toutes tailles a connu une expansion beaucoup plus rapide que dans le secteur privé, et d'autre part, parce que, en moyenne au Canada, les fonctionnaires municipaux ont un avantage de rémunération de 22 % par rapport à leurs homologues du secteur privé pour des postes comparables », affirme Simon Gaudreault, économiste principal à la FCEI.

Des signes encourageants
La FCEI a tenu à noter plusieurs signes encourageants. Par exemple, à Ottawa, au terme de la période étudiée, la croissance des dépenses de fonctionnement se situait presque au même niveau que la croissance démographique. La Ville de Toronto a également diminué ses dépenses ces dernières années, se rapprochant du niveau de référence (croissance de la population). De son côté, la Ville de Montréal a adopté, en 2014, un plan quinquennal de gestion de sa main-d'œuvre qui vise à faire diminuer le coût des salaires en réduisant le personnel de la Ville. Au début de mars 2015, le maire de Montréal a également annoncé son intention de réduire de plus de 10 % la rémunération des employés de la Ville.

En outre, depuis 2014, le Québec est devenu le chef de file de la réforme des régimes de retraite municipaux en adoptant une loi qui exige des municipalités qu'elles restructurent les régimes de retraite offerts à leurs employés.

« Il est nécessaire que les municipalités puissent mettre en place des régimes de rémunération viables tout en assurant une gestion responsable de leurs dépenses de fonctionnement qui respecte la capacité de payer des contribuables. Dans cette foulée, il importe aussi toutefois que l'octroi de pouvoirs et de fonds par les gouvernements aux municipalités soit assorti d'une plus grande imputabilité », conclut Mme  Hébert.

À propos de la FCEI
La FCEI est le plus grand regroupement de petites et moyennes entreprises du Canada, comptant 109 000 membres dans tous les secteurs et toutes les régions, dont 24 000 au Québec.

SOURCE Fédération canadienne de l'entreprise indépendante

Renseignements : Amélie Desrosiers, conseillère, Affaires publiques et relations médias, FCEI, Téléphone : 514 861-3234 (poste 224), Cellulaire : 514 817-0228, amelie.desrosiers@fcei.ca

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